jeudi 21 mars 2013

Art urbain.

Saint-Denis est une ville dans son temps pour ses murs. Il y a certes la conservation de son patrimoine (il reste quelques magnifiques exemples de maisons créoles, maintenant rénovées) ou son architecture audacieuse dans ses constructions récentes. Elle l'est aussi par ses graphes.
Dans l'ensemble, les graffeurs utilisent des supports en déliquescence, abandonnés ou déjà sales. Les dégradations sont rares. Comme partout dans le monde, les graffeurs de la Réunion sont une petite communauté qui cultive le secret. Elle a sa star, universallement connu : Jace et ses petits bonshommes au trait simple, facilement repérables, mis en scène dans des situations comiques et nommés "Gouzou". Dans notre quartier, nous avons repéré quelques production dignes d’intérêt.
Philippine croise ces oeuvres urbaines en allant à l'école. Son oeil s'éduque au dessin dans un musée à l'air libre. Les photos ci dessous proviennent des graffes placés entre la maison et le lieu des savoirs académiques.







dimanche 17 mars 2013

Ça re-pousse !

Une opération risquée a occupé la première compagnie il y a quelques semaines. Il s'agissait de transplanter un arbuste du jardin dans un vaste pot. Originaire de Chine et du Japon, au doux nom de Lagerstroemia indica et planté par l'entreprise qui s'était chargée de l'aménagement extérieur, il avait commencé à dépérir avant que l'on s’aperçoive qu'il manquait d'eau malgré l’arrosage automatique. Les différentes espèces étant les unes sur les autres, il manquait de soleil également et s'étirait vers le haut pour chercher la lumière. A la vue de ce qu'il pouvait donner épanoui dans d'autres jardins, il a été décidé de le bouger. Comme la terrasse de notre suite parentale est vide, son nouveau lieu de vie nous parut évident.
Il a fallu creuser profond pour prendre le plus possibles ses racines. Dans le grand pot (un demi-tonneau de vin), des cailloux en fond, puis du bon terreau pour l'alimenter.
Il a fallu le caler car ses racines ne le maintiennent pas encore. Il a fallu empêcher Pepita, notre chatte, de venir faire ses besoins dans la terre fraîche et meuble et de gratter. Il a fallu arroser abondement et lui parler quotidiennement. .
Après des jours d'angoisse où les fleurs ont disparu puis une partie des feuilles basses, de minuscules bourgeons sont apparus. Il est maintenant bien en fleur. Il se plait. Nous attendons maintenant qu'il s’étoffe. Tant mieux ! Car il agrémente joliment l'espace en attendant d'autres implantations qui nous apporteront aussi de l'ombre l'après-midi..



mercredi 13 mars 2013

Ln est toujours jeune !

En février comme toutes les années depuis sa naissance, Ln fête son anniversaire. Contrairement à ce qu'on pourrait attendre, elle rajeunit. Il y a peut-être le bon air et le soleil des îles qu'elle fréquente depuis plus de sept ans. Il y a surtout des heures d'entraînement à courir. Quelques kilos perdus, beaucoup de gras remplacé par du muscle, une silhouette retrouvée et voilà Ln qui peut grimper les sentiers escarpés de l'île aux fleurs. Après plus d'un an au club Deniv', elle est prête à aligner les kilomètres pour le grand rendez-vous du mois d'octobre.
En attendant, Ln est allée à Cilaos samedi, a grimpé vers le Piton des neiges dimanche matin dans un cadre magnifique avec plus de trois cents coureurs pour redescendre vers la station thermale. Ln, qui se prend au jeu de la compétition, n'était pas contente de son temps. La faute à un gros rhume et une appréhension dans les descentes qui limite sa vitesse. Un point de progrès que la première compagnie va devoir travailler avec sa toujours jeune femme.











dimanche 24 février 2013

Il n'est jamais trop tard pour se souhaiter de bonnes choses.

Cela valait le coup d'être en retard pour un tel évènement car malgré la distance qui sépare notre famille, nous sommes six à vous souhaiter une bonne et excellente année 2013 !




mercredi 30 janvier 2013

Lumière d'hiver

Visiter la métropole en hiver était une première pour nous. Nous avons retrouvé les journées courtes, le froid, l'absence de soleil pendant plusieurs jours et même la neige.
Nous avons aussi admiré la douceur de la lumière hivernale. Nous avions oublié que cela pouvait exister. Dans les îles tropicales, la lumière est vive et les ombres contrastées. Les rayons tombent presque droit avec force. On passe rapidement du jour à la nuit. Il n'y a guère de nuances.
Pendant quelques semaines, nous avons vu le soleil peiner à monter dans le ciel et sa course arrondie est restée basse au dessus de l'horizon. Par certains moments le lumière était magnifique et nous avons eu un plaisir d'enfants à la redécouvrir.




mercredi 23 janvier 2013

18 ans et déjà envolé.

Dans les grands évènements qui ont animé notre long séjour en métropole, l'anniversaire de Simon occupe une place particulière.
Le fils aîné de la fratrie est né un douze janvier à la fin du siècle dernier. Il a l'age de la majorité.
Maintenant légalement émancipé, il est aussi depuis quelques mois loin de nous physiquement. A Toulouse, il découvre la rigueur du droit. Vivre loin de nous ne semble pas trop lui peser. C'est même agréable de lui parler au téléphone alors que ses années d'adolescence ont été vraiment difficiles pour les parents  Sans doute lui fallait il cet éloignement. Quitter les îles, lui qui nous a toujours reproché d'avoir choisi Mayotte puis La Réunion, a peut-être été une délivrance. Nous n'imaginions pas que notre projet d'habiter hors de la métropole pouvait ne pas plaire à l'un de nos enfants.
Nous l'avons retrouvé épanoui au gré de nos déplacement à Montauban, Mâcon, Paris, Clermont-Ferrand et à nouveau Paris, content de nous revoir et parfois même bavard alors qu’auprès de nous il faisait sans cesse une sale tête sans dire d'autres mots que quelques onomatopées.
Ln oscille entre deux sentiments. Le premier est la tristesse de le savoir si loin, le second est le bonheur de le savoir bien dans sa peau dans ce début de vie d'adulte. Elle sait aussi que son premier petit si grand aujourd'hui restera toujours son petit où qu'il soit.



lundi 7 janvier 2013

La province accueille les ultramarins

Après quelques jours culturels à Paris, nous sommes partis en province. Nous y avons fêté Noel deux fois : à Montauban puis à Macon et s'il a fallu "remonter à la capitale" c'est pour mieux repartir, en automobile cette fois.
Nous avons traversé toute la France jusqu'à Biarritz où nous attendais la marraine de Gustave et sa nombreuse famille. Une fois de plus nos enfants et les leurs se sont retrouvés comme s'ils ne s'étaient jamais quittés et ont trouvé de quoi s'occuper dans le jardin. Nous avons célébré avec eux l'arrivée de la nouvelle année.






















Nous sommes repartis vers Meyrals en Dordogne. Passant par Tarbes, Philippine a aperçu les sommets enneigés pyrénéens, elle qui souhaitait tant voir la neige en a eu un avant gout. Après trois jours de pluie basque, la belle après-midi sur les petites routes gersoises nous a ravie. La famille Pénicand qu'LN a connu enfant nous a réservé un bel accueil comme à chaque fois que nous leur rendons visite et le dîner sur la grande table fut un plaisir.
Du Périgord noir, la route nous a mené à Clermont-Ferrand, étape inédite. Nous avons souvent longé cette ville en descendant vers Montpellier pour les vacances. Des amis connus à Mayotte (nos premiers voisins !) y ont déposé leurs valises pour quelques temps. La aussi les enfants ont grandi et les parents, tout comme nous, font bonne figure pour ne pas vieillir. Outre la visite rapide du centre ville, nous avons profité de la proximité de la montagne pour aller voir la neige de près, une des promesses faites à Philippine. Après le tour à pied d'un joli lac posé au fond d'un ancien volcan et dont les plaques neigeuses durcies posées ça et là sur le chemin ont déçu l'exigeante Philippine, nous sommes montés à Super Besse. Philippine a vu la neige et a découvert qu'on pouvait se régaler à glisser avec une luge.






















De retour à Paris depuis hier soir, les quinze derniers vont être réservés à nos connaissances parisiennes et le carnet de bal est déjà bien rempli !