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samedi 11 août 2018

Le Marathon de la corniche 2018 : une formalité pour LN!

Parmi les exploits sportifs d'LN, il y a aussi le marathon. Avec coach Johny, l'entrainement pour le trail passe par des dix kilomètres, des semis et même le marathon qu'elle a découvert l'an dernier. Si le temps au-delà de 4h l'avait insatisfaite, courir 42,195km constitua une excellente préparation fin avril pour la course objectif que constituait le Grand Raid de La Réunion.

Que faire en 2018 après l'exploit d'octobre dernier ? Assez vite, l'idée de s'aligner sur le marathon du mois d'août s'est imposée. Il était de plus le support au championnat régional. Allons !

Parfaitement remise des 165km à travers les beautés de l'île, Ln a rechaussé les running légères pour aller vite et a retrouvé la piste de Champ-fleuri en début d'année. Quatre courses de dix kilomètres plus tard dont un fameux 10000m piste où elle finit sur le podium et a battu son record sur la distance, Ln a enchainé avec une préparation dure pour le semi-marathon de l'Etang-Salé et un parcours inédit sans voiture ! Demi-satisfaction puisqu'elle échoue au début du mois de juillet à améliorer son meilleur temps pour quelques secondes. Se remobiliser cinq semaines pour s'entrainer et espérer passer sous la barre des quatre heures au marathon, n'a pas été aisée. La fatigue était présente après de longues semaines à six séances d'entrainement.

Dans les jours qui ont précédé la course, la température matinale est montée de deux degrés et surtout quand Ln est allée chercher son dossard, elle apprend que la distance du parcours n'est pas homologuée et que ce n'est donc plus le support du championnat régional de marathon ; la course elle-même change de nom pour s'appeler "Les foulées de La Corniche".

Ln est déçue, sans sensation particulière quant à son état de forme. C'est une coureuse sans conviction qui prend le départ à six heures dimanche alors que le jour n'est pas levé. L'accompagnent dans la course trois dalons* du club.
La première compagnie la retrouve à la sortie de la route du littoral après bientôt 15 kilomètres de course, la foulée est bonne, Ln est concentrée. Elle demande les lunettes de soleil sportives. Un camarade du club la suit en vélo avec de l'eau et des barres énergétiques. Il roule derrière elle pour ne pas la gêner et ne lui parle pas, ce qui lui convient parfaitement. Régulièrement, entre deux tables de ravitaillement, la première compagnie l'attend au bord de la route et lui tend une éponge, de l'eau, ou lui lance des mots d'encouragement. Il sent que le rythme est régulier et ne regardera le temps que dans les cinq derniers kilomètres. Elle ne semble pas souffrir de la température et elle boit très régulièrement.
Quand Ln est le long de la mer à Saint-Paul, un second camarade en vélo la rejoint. Il reste dix kilomètres avec le Tour des roches dont une partie est encore à l'ombre mais dont la chaussée est en mauvais état et offre quelques faux plats qui sont terribles en cette fin de course. Ln avance toujours aussi bien, double les coureurs qui n'en peuvent plus. La première compagnie s'assure que les enfants sont à l'arrivée car il sent que cela va être bon pour être sous les quatre heures. Le coach qui en a terminé, est venu à sa rencontre pour les deux derniers kilomètres. Ln l'entend au loin porter ses encouragements. Ses deux camarades en vélo donnent maintenant de la voix car si Ln avait un peu d'avance, elle l'a en partie perdue dans le Tour des Roches. Alors elle accélère et finit fort à plus de 12km/h. Elle passe si vite que la première compagnie et les enfants la loupent à un kilomètre de l'arrivée. Ils ne la voient pas non plus finir en 3h59'20'' soit une seconde de moins en moyenne pour chaque kilomètre parcouru que l'objectif fixé ! Une course gérée de main de maître, presque parfaite en régularité qui font d'Ln la vainqueure dans sa catégorie (elles n'étaient que deux...les absents ont toujours tort) et la cinquième féminine.
Il ne manque que la qualification pour les championnats de France pour que le bonheur sportif soit entier. Trois conditions sont nécessaires pour l'obtenir : que le parcours soit homologué l'an prochain, qu'Ln passe chez les masters 2 et qu'elle réitère a minima ce même temps.



















* Dalon : camarade en créole

dimanche 11 février 2018

Saison des pluies...météo perturbée à La Réunion

Etrange saison humide sur notre île cette année, l'eau tombe à l'inverse des lieux habituels.
Il pleut dans l'ouest généralement sec. Il suffit d'emprunter la route des Tamarins pour en être surpris. Tout est vert même la savane d'ordinaire jaune du coté de plateau cailloux qui porte maintenant mal son nom.
Le sud est sous les trombes d'eau régulièrement. Comme la sécheresse y sévissait depuis de longues années, les habitants sont étonnés. Il ont presque oublié qu'il devait pleuvoir en ces mois d'été austral. Au Tampon et à Saint-Louis, des maisons ont été inondées. Les commentaires sont véhéments sur les réseaux sociaux condamnant ici la mairie généreuse en permis de construire, là des voisins indélicats, bâtissant un mur à l'endroit où passait dans le passé, un ruisseau éphémère lors de grosses pluies.
Lors de l'épisode cyclonique Berguitta, le sud dont les terres étaient déjà gorgées par huit jours d'averses quotidiennes a vu une quantité record d'eau se déverser alors que le nord ne subissait que quelques heures d'eau seulement. Les routes à Cilaos et au Grand Coude sont coupées par des éboulements liés aux pluies.

Cers derniers jours voient un scénario identiques se reproduire : le sud et l'ouest sont sous les eaux, le nord et l'est sont épargnés alors que cela devrait être l'inverse !
La Réunion et ses micro-climats réservent toujours de surprises qui rendent chèvres les météorologues locaux et inquiets les habitants.
Quant à nous, propriétaire dans le nord, et forts de notre expérience mahoraise (deux fois inondés à Cavani), nous avons fait élever la maison sur un vide sanitaire sensé laisser passer l'eau sous le rez-de-chaussée. Sera-ce suffisant en cas de très fortes pluies ? La Réunion possède en effet de nombreux records mondiaux en termes de précipitations.

samedi 3 février 2018

M'Toro Chamou ek bann kréol: la musique de Mayotte à la Réunion


Dans le sublime écrin de la Cité des Arts s'est produit en cette fin de jour M'Toro Chamou. Mahorais, il chante son île d'origine, les relations avec les Comores et l'amour. Sa musique est universelle. Elle mélange le M'Godro, rythme traditionnel et le rock dont il emprunte les instruments. On le classe dans la World Music. Ce soir, il était entouré de musiciens créoles. Son showcase était destiné à préparer sa prochaine tournée à La Réunion, à Mayotte et en métropole. Le public a assisté gratuitement à cette première. La quator à mis le feu à la salle du Palaxa remplie d'un public conquis et principalement composé de Zoreils Sakifo.
La première compagnie a eu plaisir à le revoir et à le réentendre. C'est Mayotte qui vient à La Réunion même si l'artiste n'y réside plus. Il est une façon dérisoire de montrer aux habitants de La Réunion que Mayotte est bien plus que ce qu'ils voient d'elle : des familles mahoraises entassées dans des logements sociaux, pratiquant une autre religion, s'habillant différemment, dont ils ne comprennent pas la langue et pour lesquelles ils ont dans l'ensemble une piètre opinion. Ce soir, la musique les a réuni.





mardi 26 septembre 2017

Marathon de Berlin 2017

Si j’avais du écrire ce récit immédiatement après la course, il aurait été sensiblement différent. Les idées négatives étaient présentes sur le fin du parcours et quelques temps après avoir franchi la ligne d’arrivée. 
J’ai commencé à parler du marathon de Berlin en janvier 2016. Je ne l’avais jamais couru, cela aurait été ma dernière course en Masters 1 et surtout c’est un parcours et des conditions idéales pour performer. Je m’y suis inscris avec le projet ambitieux de battre mon record (3h16’55’’).
J’ai effectué la préparation la plus exigeante qui soit et elle s’est bien déroulée puisque j’ai retrouvé sur des séances de fractionné des temps d’il y a quatorze ans, ma meilleure année. J’ai perdu du poids et ajouté une préparation mentale. L’hiver austral aux températures tempérées a été propice à ces résultats encourageants. 
Dans mon voyage, j’ai embarqué une camarade de club qui rêvait de franchir la porte de Brandenburg en courant. 
Je suis arrivé à Berlin après un sas de récupération de trois jours à Paris ; le vol de plus de onze heures de La Réunion est un vrai casse-pattes. J’ai retrouvé beaucoup d’amis en région parisienne ce qui a donné un motif de satisfaction supplémentaire à ce périple sportif. On a été très chaleureux avec moi.
A Berlin, le dossard a été retiré dès vendredi pour éviter les longues queues du lendemain au salon du marathon qui ne présentait aucun intérêt. 
Samedi a consisté, comme il se doit, à ne rien faire…si ce n’est une courte sortie pour aller voir le fils d’une cousine courir le mini-marathon de 4,219km. J’ai pourtant attrapé froid ce jour là sans être trop inquiet pour autant car je n’avais pas de fièvre. Je me suis nourri convenablement de blancs de poulet et de pâtes complètes al dente jusqu’à samedi soir. J’ai bien dormi et j’ai senti que le coup de froid passait. Effectivement au réveil de six heures dimanche, le mal de tête avait disparu et la gorge n’irritait plus. 

L’hôtel est proche du départ, nous nous y rendons à pied. Le temps est couvert, la brume enveloppe la ville et il fait une température idéale. L’organisation est efficace et les bénévoles sont au petits soins avec les coureurs. Dans la sas ou les coureurs patientent, des écrans géants présentent les stars. Le plateau est magique, les trois meilleurs coureurs de tous les temps sur marathon sont là et le public attend que le record tombe ! Je m’échauffe légèrement avec quelques sautillements suivis de courts étirements actifs. Je pense à tous les efforts consentis sur la piste de Champ-fleuri et autour du stade de St-Paul. Je vois le groupe de course sur route, qui s’est pris au jeu de mon record à battre et m’a emmené sur maintes séances vers la performance. Je me remémore les messages de soutien sur les réseaux sociaux Tous ces regards me font porter une responsabilité. Je chasse ce trop plein d’émotion dévoreur d’énergie. Je me concentre, conformément à ce qui a été mis en place avec le coach mental. Je replace l’objectif au centre de mes attentions. Je poursuis l’échauffement avec la musique rythmée crachée par les enceintes. J’enlève la polaire et le cuissard qui m’ont maintenu au chaud, pisse une dernière fois dans une bouteille à une minute du départ. Je suis prêt. 
Le coup de feu claque, je passe la ligne moins de deux minutes après l’avoir entendu. Il commence à pleuvoir, je n’ai pas froid en débardeur et short. Si l’eau sur le corps ne me gène pas, j’évite néanmoins les flaques formées ici ou là pour ne pas mouiller mes pieds. Je commence très rapidement à transpirer, puis cela cesse après trois kilomètres. J’ai éliminé définitivement le coup de froid. La densité des coureurs est forte dans les premiers kilomètres, il faut rester attentif. Au premier ravitaillement, j’évite la cohue en visant les ultimes tables. Il en sera ainsi pour chaque prise d’eau ce que me fait perdre un minimum de temps. 
Je cale mon allure définitivement en ralentissant un peu,  il s’agit de ne pas se laisser griser par l’ambiance et les autres coureurs forcement frais. Je ne porte aucune empathie aux rares participants arrêtés sur le côté, l’un se tenant le mollet, l’autre massant sa cuisse. C’est bien tôt pour être blessé, tant pis pour eux. Je pense que cela ne m’arrivera pas car j’ai confiance dans le plan de Johny et que je n’ai pas été amoindri par les blessures même légères pendant la préparation qui a été chargée. Je suis pris en photo au 6km par la responsable du tour opérateur avec lequel je suis venu. J’essaye de rester calé sur la ligne bleue peinte au sol, fil parfait des 42,195km. 
Au 12, 15 et 20ème, ma cousine, résidente à Berlin, m’encourage bruyamment. Je passe aux horaires annoncés, la flamme des meneurs d’allure en 3h15 toute proche. A chaque ravitaillement, je me force à prendre de l’eau et je pense à Johny « Bois, bois, bois !» m’a-t-il répété pendant les sorties longues. Je m’exécute de façon automatique. Depuis le dixième kilomètre, la cuisse gauche s’est à peine tendue, je reste calme et me surprend à constater que je suis parfaitement régulier et que la respiration est lente. Le travail mental paye. Je franchi le semi avec sept secondes de retard : une broutille. La méthode Coué a fonctionne à merveille jusque la mi-course. 
Je veux maintenant tester ma fraicheur, il s’agit de combler l’écart avec les meneurs d’allure, ils sont à 30 mètres tout au plus. Rien ne vient…pas de jus. Au 25ème, les secondes au delà de l’allure objectif filent en plus grand nombre. Au 27ème, j’ai un coup de mou. Je prends un peu de gel, cela me fait du bien. Au 30ème, j’ai moins de deux minutes de retard sur l’objectif et peux encore battre mon record si le mal passe. Mes jambes sont douloureuses, mon genoux droit semble céder par instant. Les kilomètres défilent sans m’en apercevoir. Ma cousine, qui s’est prise au jeu de la supportrice, apparait de nombreuses fois sur le parcours allant avec son vélo m’encourage du mieux qu’elle peut avec beaucoup d’enthousiasme.

Au 37ème, je ne suis plus dans le coup et me fait maintenant doubler par la très grande majorité des coureurs. Je prends le mur, violemment. Je me fixe d’autres buts, me redresse, respire tranquillement, continue à boire. Il me reste plus que ma dignité à défendre. Mon chrono me la renvoie à la figure : le dernier kilomètre sera le plus lent et le seul sous les 10km/h. Pendant cette dernière demi-heure, j’ai fait le deuil de la performance sur cette distance mythique. Je dois accepter que j’ai vieilli, que je ne vais plus aussi vite, que je ne suis plus aussi souple. Cette réalité là est la plus difficile à encaisser. Le cap du demi-siècle est vraiment une épreuve à laquelle on ne peut se préparer.
Je passe sous la porte de Brandenburg en levant à peine la tête vers la statue en bronze qui la surmonte. Je m’apercevrai le lendemain en visitant la ville en bus que je n’ai remarqué aucun des monuments que nous avons longés. Même pas la colonne de la victoire pourtant au départ de la course. J’ai créé une bulle hermétique à ce qui m’entourait ; j’ai été indifférent aux multiples orchestres sympathiques, à la la foule de supporteurs venue en nombre se mouiller dans la fraicheur d’un matin d’automne et aux bâtiments notables.  J’ai été peu touché par l’environnement de la course. J’ai été à peine heureux en passant la ligne d’arrivée. 

Que restera-t-il de ce marathon ? En relativisant ma déception immédiate, je le réalise sous les trois heures trente. Ce temps est le meilleur des cinq derniers marathons depuis que j’ai repris la course sérieusement fin 2011. Sur onze marathons courus, c’est mon cinquième meilleur à une seconde de mon quatrième temps, il y a treize ans ! Je retiendrai sans doute une préparation exceptionnelle qui a remis au centre de l’activité sportive l’humain. Je suis déjà prêt à retourner à l’entrainement pour sentir cette appartenance au groupe et réaliser la passe de six. Après Londres, New-York et Berlin, courir Boston Chicago et Tokyo pour recevoir la super médaille des majors. Chiche !







mercredi 2 août 2017

Kouzinage Asiatique 3 : Singapour

Singapour
Terminer notre périple asiatique par Singapour était une excellent idée d'Ln; elle ne le savait sans doute pas.
Cette cité-état rejetée à son indépendance par la Malaisie à laquelle elle voulait être rattachée a développé un modèle économique profitable qui en fait une place incontournable en Asie du sud-est. Elle possède maintenant le revenu par habitant parmi les plus hauts du monde sans ressource naturelle. Commerce, finances et raffinage pétrolier sont le triptyque de cette réussite extraordinaire.
Ce qui frappe le visiteur en premier à son arrivée à l'aéroport est la quiétude du lieu :  un mur végétal et des arbres dans le hall, de la moquette au sol, un passage au contrôle policier tout en douceur et rapide. Nous sommes loin de la fureur de l'aéroport de Shanghai où la masse de voyageurs est maîtrisée avec difficulté à tel point qu'il nous avait fallu plus de une heure trente pour s'acquitter des divers contrôles et nous étions montés dans l'avion cinq minutes après son heure de départ théorique...
Par les vitres du métro d'une propreté exemplaire, on aperçoit la ville et nous sommes surpris. Nous avons là une des densité humaine les plus fortes du monde et il y a de l'espace et de la verdure. De grands arbres, des fleurs, de l'herbe.
Les immeubles sont certes nombreux et de grande taille. Nous apprendrons plus tard que les grands numéros qui servent à les distinguer indiquent des logement sociaux. Rien n'est laid dans leur architecture, Ils sont parfaitement entretenus. Les espaces collectifs sont en bon état et des aires de jeux agrémentent la vie des petits.
Les boulevards sont larges et il semble qu'il y ait peu de bouchon. Le prix des voitures est exorbitant ainsi que le permis pour les conduire. En contrepartie, les bus et le métro zèbrent la ville de part en part. Ils sont peu couteux, réguliers et fonctionnent tard. Certains trottoirs sont protégés du soleil tropical par des auvents. Les conducteurs sont extrêmement respectueux des piétons sur les passages protégés. 
Nous logeons dans un quartier vivant. Lorsque la nuit vient, les restaurants les plus divers sont pleins, tous les magasins sont ouverts et commercent. Le supermarché au près du quel nous nous sommes approvisionné offre ses denrées sept jours sur sept et vingt quatre heures sur vingt quatre. Les vendeurs de fruits et légumes ont leur réputation et propose le fameux Durian en quantité. Ce fruit pue ! A tel point qu'il est interdit de le transporter dans le métro. Un causasien non initié lui trouvera un gout de vomi et d'égouts. Il est apprécié et consommé en grande quantité.
Clément notre Kouzin de Singapour nous emmène manger Thaï. Une fois encore, nous sommes heureux par cette nouvelle découverte culinaire. Il nous explique que l'on peut trouver tout type de cuisine à Singapour. Nous avons aussi mangé indien végétarien, chinois et local. Manger à l'extérieur de chez soi semble être un loisir apprécié sans doute parce que les intérieurs des appartements sont petits compte tenu du prix faramineux des logements. La diversité de la population amène la diversité des cuisines.
Pendant les quelques jours de notre séjour, nous avons vu le zoo, le quartier indien puis chinois presque sans intérêt tant les commerces systématiques masquent les façades rénovées de maisons anciennes. Nous avons flâné dans le Garden by the bay, espace pris sur la mer et magnifiquement aménagé ainsi que dans des serres extraordinaires de variétés qui offrent des points de vue spectaculaires sur la ville.

Les habitants de cette ville sont d'une gentillesse notable. Volontiers aidant, ils vous apportent spontanément leur concours et sont respectueux. On laisse descendre tous les usagers de la rame en restant au-delà des marquages du quai prévus à cet effet. Ce comportement est sans doute un mélange de l'héritage britannique, du raffinement du sud-est asiatique et de l'autoritarisme politique qui condamne sévèrement les manquements. Singapour est une ville sure sans crime, ni délit. 
L'anglais est utilisé par tous. Les trois autres langues officielles, le tamoul, le chinois, le malais rappellent l'origine des habitants qui pratiquent leur foi dans les églises, temple bouddhiste et hindou. Le neuf aout a lieu la fête nationale de Singapour qui a à peine plus de cinquante ans. Le culte de la nation est très présent. Des milliers de drapeaux flottent aux balcons depuis de nombreux jours. On répète la parade aérienne plusieurs fois longtemps à l'avance et même le feux d'artifice est tiré à maintes reprises pour être certain qu’il illuminera le ciel sans fausse note, à l’image d’une nation qui se veut parfaite. 

Merci à notre Kouzin Clément d’y travailler et d’y vivre, nous donnant ainsi l’occasion au prétexte de lui rendre visite de découvrir cette belle ville au coeur de la globalisation.