Etrange saison humide sur notre île cette année, l'eau tombe à l'inverse des lieux habituels.
Il pleut dans l'ouest généralement sec. Il suffit d'emprunter la route des Tamarins pour en être surpris. Tout est vert même la savane d'ordinaire jaune du coté de plateau cailloux qui porte maintenant mal son nom.
Le sud est sous les trombes d'eau régulièrement. Comme la sécheresse y sévissait depuis de longues années, les habitants sont étonnés. Il ont presque oublié qu'il devait pleuvoir en ces mois d'été austral. Au Tampon et à Saint-Louis, des maisons ont été inondées. Les commentaires sont véhéments sur les réseaux sociaux condamnant ici la mairie généreuse en permis de construire, là des voisins indélicats, bâtissant un mur à l'endroit où passait dans le passé, un ruisseau éphémère lors de grosses pluies.
Lors de l'épisode cyclonique Berguitta, le sud dont les terres étaient déjà gorgées par huit jours d'averses quotidiennes a vu une quantité record d'eau se déverser alors que le nord ne subissait que quelques heures d'eau seulement. Les routes à Cilaos et au Grand Coude sont coupées par des éboulements liés aux pluies.
Cers derniers jours voient un scénario identiques se reproduire : le sud et l'ouest sont sous les eaux, le nord et l'est sont épargnés alors que cela devrait être l'inverse !
La Réunion et ses micro-climats réservent toujours de surprises qui rendent chèvres les météorologues locaux et inquiets les habitants.
Quant à nous, propriétaire dans le nord, et forts de notre expérience mahoraise (deux fois inondés à Cavani), nous avons fait élever la maison sur un vide sanitaire sensé laisser passer l'eau sous le rez-de-chaussée. Sera-ce suffisant en cas de très fortes pluies ? La Réunion possède en effet de nombreux records mondiaux en termes de précipitations.
Les pérégrinations de la Famille David dans l'océan Indien ou comment après Mayotte vivre à La Réunion.
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dimanche 11 février 2018
vendredi 15 juillet 2016
Randonnée : Cap Noir-Roche Vert Bouteille
La fin de l'année scolaire a sonné.
La maison bleue est pleine. Pour la première fois depuis 2012, nous avons le plaisir de profiter de la présence de nos quatre enfants à La Réunion.
Avec nos cousins, nous sommes allés randonner du côté de Dos d'Ane; une marche facile, la préparation des diverses courses nous oblige à rester raisonnables pour rester frais aux entrainements.
Aisé et néanmoins spectaculaire, le chemin forme un boucle au départ d'un parking et d'une aire de pique-nique aménagée dont nous profiterons après les 3km d'un sentier qui offre une vue magnifique sur Mafate et la côte nord-ouest de l'île.
C'est l'hiver. Une masse d'air venant du pôle sud apporte des températures fraiches à cette altitude lorsque le soleil est masqué. Nous ne nous sommes pas attardés après les sandwichs pour descendre vers la douceur côtière.
Il nous reste de cette belle randonnée, des images magnifiques et un souvenir familial sympathique.
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| Mafate et son mystère. |
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| Paysage tourmenté du cirque le plus sauvage de La Réunion. |
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| Point de vue côté mer sur la ville du Port. |
dimanche 1 novembre 2015
Fin de saison baleine
Aujourd’hui marque officiellement la fin de saison des baleines. Elles seraient retournées dans les eaux froides de l'océan antarctique après avoir mis bas et frayé sous les tropiques.
Pour la première fois depuis que nous sommes dans l'océan Indien, nous n'aurons pas vu les cétacés. Elles ont été très rares à La Réunion après des années fastes pour l'observation. De même à Mayotte et dans l'ensemble des Comores ainsi qu'à Madagascar, le Mégaptère semble avoir boudé cet immense espace océanique.
Par le passé, le long du littoral, on pouvait en croiser à quelques encablures du bord ou mieux du pont d'un bateau et passer quelques minutes pour admirer mère et baleineau. Pas un souffle cette année, pas un dos sombre dans les flots marins, pas de saut spectaculaire dans la houle formée.
On se perd en conjectures pour expliquer les observations des associations qui confirment la faible présence des grands mammifères. En dehors d'un événement dramatique qui aurait décimé les populations, le phénomène plausible est El Nino. Trop chaude, l'eau aurait détourné ce voyageur de ses routes habituelles qui aurait préféré d'autres régions de l'océan Indien, en particulier le long de la côte est africaine.
Nous n'avons plus qu'à patienter neuf mois et la prochaine saison pour retrouver cet animal imposant.
Pour la première fois depuis que nous sommes dans l'océan Indien, nous n'aurons pas vu les cétacés. Elles ont été très rares à La Réunion après des années fastes pour l'observation. De même à Mayotte et dans l'ensemble des Comores ainsi qu'à Madagascar, le Mégaptère semble avoir boudé cet immense espace océanique.
Par le passé, le long du littoral, on pouvait en croiser à quelques encablures du bord ou mieux du pont d'un bateau et passer quelques minutes pour admirer mère et baleineau. Pas un souffle cette année, pas un dos sombre dans les flots marins, pas de saut spectaculaire dans la houle formée.
On se perd en conjectures pour expliquer les observations des associations qui confirment la faible présence des grands mammifères. En dehors d'un événement dramatique qui aurait décimé les populations, le phénomène plausible est El Nino. Trop chaude, l'eau aurait détourné ce voyageur de ses routes habituelles qui aurait préféré d'autres régions de l'océan Indien, en particulier le long de la côte est africaine.
Nous n'avons plus qu'à patienter neuf mois et la prochaine saison pour retrouver cet animal imposant.
dimanche 18 octobre 2015
Plantations
L'occasion était belle de profiter de la fin prochaine de la pépinière Hoarau, située à la Possession. Tous les plants étaient bradés à -40% ou -50% avant fermeture définitive. A la place s'élèvera un complexe d'habitations.
Le choix fut fait la semaine dernière avec Philippine ; elle choisit neuf plantes ou arbustes. De retour à la maison, leurs emplacements furent déterminés, après un tour sur internet pour connaître leurs caractéristiques.
Hier, toujours avec Philippine qu'il faut occuper pendant les vacances scolaires, nous avons été acheter des pots, de la terre de jardin, des billes d'argile et du terreau. Deux heures plus tard, le travail est terminé.
Le choix fut fait la semaine dernière avec Philippine ; elle choisit neuf plantes ou arbustes. De retour à la maison, leurs emplacements furent déterminés, après un tour sur internet pour connaître leurs caractéristiques.
Hier, toujours avec Philippine qu'il faut occuper pendant les vacances scolaires, nous avons été acheter des pots, de la terre de jardin, des billes d'argile et du terreau. Deux heures plus tard, le travail est terminé.
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| Au fond de l'alignement, un hibiscus endémique de La Réunion ; cette espèce est en voie de disparition et protégée. |
dimanche 27 septembre 2015
Difficultés de voisinage.
Nous habitons une impasse dans un quartier mixte. Habitat collectif et individuel, immeubles privés et logements sociaux sont implantés cote à cote. Depuis que nous résidons dans la maison, nous ne nous sommes jamais plaints des nuisances que nous relativisons. Il peut y avoir un peu de sono le samedi et de rares fêtes dans l'année. Nous grinçons un peu plus des dents lorsque nous voyons les immondices au coin de la rue s'entasser en attendant le ramassage soit de la Cinor soit de la ville. Vu le montant des impôts locaux payés, le service n'est pas à la hauteur.
Un incident s'est produit qui n'est pas directement lié à nos voisins de l'immeuble à l'arrière de la maison mais à son propriétaire. Celui-ci a fait passer deux gars pour élaguer notre arbre. Ce dernier nous protégeait visuellement des regards extérieurs et protégeait notre regard du linge aux balcons et des antennes satellites multiples. L'arbre avait poussé et remplissait la fonction qui lui était assigné en plus de nous mettre à l'ombre des durs rayons solaires tropicaux. Sans doute agrémentait il la vue pour nos voisins.
Avec le temps, ses branches ont investi la cour d'à coté. Bien que ne gênant personne, le propriétaire, qui a une sale réputation a donc décidé de faire couper les branches indésirables pour dit il éviter que les fumeurs de zamal du quartier ne viennent y trouver le calme. La travail, réalisé par des gros doigts au noir, est une boucherie et mêmes certaines branches qui ployaient de notre coté ont été coupées. Il est de notre responsabilité de veiller à ce que notre arbre ne gêne pas les alentours. Il aurait suffit qu'on nous le demande et nous nous serions conformés à la loi et aurions réalisé une coupe plus fine qui aurait gardé un bel aspect à l'arbre et lui aurait permis de remplir sa fonction de protections en tous genres. A lieu de cela, nous avons été mis devant le fait accompli et nous sommes brutalisés par le geste. Pourquoi ne pas avoir chercher à demander, à s'exprimer pour obtenir en souplesse ? Nous allons donc lui apprendre la politesse et la loi par lettre recommandée.
Nous avons eu peur pour notre arbre qui a eu un stress intense et une partie de ses feuilles sont tombées. Il semble aller mieux et de nouvelles feuilles poussent maintenant. Patientons quelques mois et nous retrouverons la totalité du vert qui envahissait la terrasse.
Un incident s'est produit qui n'est pas directement lié à nos voisins de l'immeuble à l'arrière de la maison mais à son propriétaire. Celui-ci a fait passer deux gars pour élaguer notre arbre. Ce dernier nous protégeait visuellement des regards extérieurs et protégeait notre regard du linge aux balcons et des antennes satellites multiples. L'arbre avait poussé et remplissait la fonction qui lui était assigné en plus de nous mettre à l'ombre des durs rayons solaires tropicaux. Sans doute agrémentait il la vue pour nos voisins.
Avec le temps, ses branches ont investi la cour d'à coté. Bien que ne gênant personne, le propriétaire, qui a une sale réputation a donc décidé de faire couper les branches indésirables pour dit il éviter que les fumeurs de zamal du quartier ne viennent y trouver le calme. La travail, réalisé par des gros doigts au noir, est une boucherie et mêmes certaines branches qui ployaient de notre coté ont été coupées. Il est de notre responsabilité de veiller à ce que notre arbre ne gêne pas les alentours. Il aurait suffit qu'on nous le demande et nous nous serions conformés à la loi et aurions réalisé une coupe plus fine qui aurait gardé un bel aspect à l'arbre et lui aurait permis de remplir sa fonction de protections en tous genres. A lieu de cela, nous avons été mis devant le fait accompli et nous sommes brutalisés par le geste. Pourquoi ne pas avoir chercher à demander, à s'exprimer pour obtenir en souplesse ? Nous allons donc lui apprendre la politesse et la loi par lettre recommandée.
Nous avons eu peur pour notre arbre qui a eu un stress intense et une partie de ses feuilles sont tombées. Il semble aller mieux et de nouvelles feuilles poussent maintenant. Patientons quelques mois et nous retrouverons la totalité du vert qui envahissait la terrasse.
samedi 28 mars 2015
Au travail !
Premier jour de la fin de semaine.
L'endroit est agréable.
Il fait bon en cette fin du jour.
Les animaux domestiques vont et viennent.
Le thé est pris.
C'est alors qu'il faut se concentrer pour juger.
Ce n'est pas le travail de ses élèves qu'Ln doit apprécier. Les copies de bac blanc sont déjà rougies du trait sévère d'un collègue.
Et comme il s'agit d'une de ses classes, il convient de comprendre pour ensuite expliquer le sens de la note infligée.
Qui a dit qu'on ne travaille pas dans l'Education Nationale ?
lundi 9 février 2015
Deux mois sans nouvelle
Depuis le Trail de Bourbon d'LN et un article sur l'assistance, aucune nouvelle, bonne ou mauvaise, n'a été publiée soit deux mois de silence.
Pour autant la vie ne s'est pas arrêtée pour la famille David. Elle s'est même déplacée jusqu'en métropole.
En bref et en photo, un résumé de cette période jusqu'à hier :
- Préparation de la maison pour les fêtes;
- Relais des marrons pour Ln et la première compagnie;
- Arrivée de Raoul pour les vacances;
- Annulation de la venue des grands-parents à la Réunion;
- Réveillon de Noël avec les cousins de la Montagne avec un fameux chapon couché sur une purée de patate douce divine;
- Voyage inattendu de la première compagnie en métropole pour visiter sa mère hospitalisée;
- Retour de la première compagnie à la maison avec les cadeaux des grands parents;
- Voyage surprise d'LN en métropole pour les vingt ans de Simon;
- Adoption de Miia, chaton de quatre mois trouvé par Raoul lors d'une soirée;
- Relais du volcan pour la première compagnie dans le froid et la pluie;
- Retour d'LN à La Réunion;
- Rois et reines ont été tirés maintes fois en janvier (seuls les parents ont été couronnés)
- Retrouvaille improbable de cousins sur une plage de Saint-Gilles
Pour autant la vie ne s'est pas arrêtée pour la famille David. Elle s'est même déplacée jusqu'en métropole.
En bref et en photo, un résumé de cette période jusqu'à hier :
- Préparation de la maison pour les fêtes;
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| Dès début décembre, Fifi souhaitait installer les décorations pour Noël |
- Relais des marrons pour Ln et la première compagnie;
- Arrivée de Raoul pour les vacances;
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| Raoul est à La Réunion pour la saison des letchis |
- Annulation de la venue des grands-parents à la Réunion;
- Réveillon de Noël avec les cousins de la Montagne avec un fameux chapon couché sur une purée de patate douce divine;
- Voyage inattendu de la première compagnie en métropole pour visiter sa mère hospitalisée;
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| Nanterre fin décembre, notre ancienne maison sur la gauche au fond. |
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| Vue sur Paris de la chambre d'hôpital de Grand-mère. |
- Retour de la première compagnie à la maison avec les cadeaux des grands parents;
- Voyage surprise d'LN en métropole pour les vingt ans de Simon;
- Adoption de Miia, chaton de quatre mois trouvé par Raoul lors d'une soirée;
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| Miia : chaton joueur, curieux, maladroit et téméraire. |
- Relais du volcan pour la première compagnie dans le froid et la pluie;
- Retour d'LN à La Réunion;
- Rois et reines ont été tirés maintes fois en janvier (seuls les parents ont été couronnés)
- Retrouvaille improbable de cousins sur une plage de Saint-Gilles
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| Ceux là ont les mêmes grands parents ! |
mardi 18 novembre 2014
Assistance Grand Raid 2014
Assister une coureuse d'une des épreuves du Grand Raid est un vrai boulot !
Il y a certes les ravitaillements organisés par l'association qui gère les trois courses (Diagonales des Fous (172km), Trail de Bourbon (92km) et Mascareignes (67km)). Mais le coureur a ses manies, ses exigences, ses habitudes et sa tactique de course qui l'obligent à prévoir des ravitaillements complémentaires. Si l'on se fie au règlement des courses, ils sont d'ailleurs autorisés en amont et aval des ravitaillements officiels jusqu'à une certaine distance.
Ln avait ainsi prévu minutieusement la nourriture, les boissons, les vêtements, les chaussures à proposer à divers endroits du parcours...encore fallait-il une bonne âme pour se démener et être présent aux heures de passage prévues.
L'assistance a commencé avant la course. Pendant trois jours à Cilaos, faire la cuisine, rassurer, prodiguer sans avoir l'air de mettre la pression quelques conseils ultimes, faire éviter des marches inutiles et surtout interdire d'aller voir les coureurs de la Diagonale des Fous qui passaient vendredi pour ne pas "sortir de sa course".
Pendant qu'LN ne faisait rien la veille du départ du Trail de Bourbon, les participants du club à la grande épreuve ont pu profiter du mini-stand Deniv' en face de la Mare à Joncs. Lorsqu'ils passaient : un bonjour, quelques questions pour cerner leurs éventuels besoins en eau, nourriture, massage, réconfort, ... Ceux-là ne s'attardaient guère, ayant encore plus de 100km à parcourir. Une invitée de marque dès le matin a animé le lieu. Le club avait la lourde et grande responsabilité du ravitaillement de la favorite...Malgré une liste précise de tâches à réaliser fournies par Nathalie Mauclair, la mission a été partiellement remplie puisque sa boisson de l'effort a été trop diluée dans la bouteille pourtant marquée. Ne nous en tenant pas rigueur, elle est repartie souriante et déterminée vers la victoire. Nous ferons le bonheur des pages sportives des deux quotidiens de La Réunion du lendemain et d'une vidéo !
Plus tôt, le premier masculin s'était fendu d'un regard vers l'objectif, sa foulée aérienne menant avec une classe folle ce grand corps de vigneron à presque 14km/h et après plus de 60km de course ! A Cilaos, déjà, il y avait lui et les autres...
Ln, respectant les consignes, n' a pas profité de ces péripéties pour garder son jus. Le dernier repas de pâtes a permis les ultimes calages et une fois avalé, elle est allée se coucher.
A trois heures du matin, il faut se lever pour emmener les cinq Déniviens sur la ligne de départ puis retourner au gîte, charger les bagages dans la voiture, avaler quelques calories et convaincre les enfants de venir près de la ligne de départ pour voir leur maman passer. Une fois avoir vu Ln dans la masse trottinant vers le Kerveguen, nous filons dans l'auto. Il s'agit d'être dans les premiers sur la route qui descend à Saint-Louis et éviter les encombrements. Dans les centaines de virages, le petit-déjeuner est malmené et les enfants vomissent...à l'extérieur de l'habitacle ! Dès que nous sommes sur la quatre voies, ils finissent leur nuit alors que le jour pointe et il faut toute la volonté du conducteur pour ne pas s'endormir aussi. A Saint-Denis, les sacs sont déchargés, une douche est prise, les animaux sont nourris, quelques posts sur Facebook rédigés.
A pied les trois cirques sont proches. En voiture, ils sont distants et il ne faut pas traîner !
Direction Hell-Bourg pour le premier ravitaillement d'Ln. L'accès est facile et l'organisation est remarquable. Sous les arbres, nous attendons les coureurs du club. Ln parait au sortir du sentier de Bélouve. De la Cilaos (eau gazeuse locale) dans un verre, quelques barres de céréales placées dans les poches du sac et un massage plus tard, elle repart sans traîner. Parmi nos amis, les visages sont encore frais pourtant il faut soigner les gros bobos de celui-ci. Un autre abandonne, incapable de respirer correctement. Les drames se nouent qui vont alimenter les récits épiques du parcours dénivelé. Celui-ci arrive, les larmes aux yeux. La peur le paralyse dans les descentes qui lui remémorent une chute dans une précédente course ; il ne dut la vie qu'à quelques racines où s'agrippèrent ses mains alors que le corps était happé dans le vide. Il songe à s’arrêter puis repart à peine confiant. Nous rangeons le matériel en attendant la dernière coureuse du club.
Reprendre la voiture vers Grand Îlet pour le ravitaillement suivant. Il faut monter vers le début du Sentier Scout. Malgré l’étroitesse de la route et les nombreuses voitures des suiveurs garées à qui mieux mieux, les coureurs sont protégés grâce à des feux installés et un passage réservé avant de basculer dans le cirque de Mafate. Le temps se gâte, la température est fraîche. Les sacs de ravitaillement sont placés sous le parapluie. Les Déniviens passent au point de ravitaillement. Les écarts se sont creusés. L'ambiance est bonne qui accueille les forçats du sentier. La pluie s'invite. Des coureurs à l'équipement minimum, vêtu du seul t-shirt de course déboulent trempés. C'est un spectacle pour les ravitailleurs. Il faut s'employer aussi. Poser des questions aux coureurs du club. Celui-ci demande un massage, les muscles durs après la longue montée. Le baume Kalmanou fait des miracles. Ln aussi, se fera masser sous la pluie, posée sur un rocher. Des tragédies sportives pièces prennent fin sur les bords du cirque de Salazie. C'est une tristesse de voir un camarade de club relancé à Hell-bourg, jeter l'éponge maintenant. Il a essayé mais les souffrances du corps ont eu raison de sa volonté. Pour d'autres, la fin du scénario reste en suspens. Finira-t-elle alors qu'il reste plus de la moitié du chemin à parcourir, le ventre vide, incapable d'avaler du solide ou du liquide ? Dépassera-t-il sa peur du vide; lui qui était si mal à Hell-Bourg ? Il demande "Tu es en voiture...je peux rentrer avec toi ?". Après une hésitation : "Oui, mais il faudra que tu patientes jusqu'à la la fermeture du poste de ravitaillement vers 18h, J'attends le dernier Dénivien. Cette perspective ne l’enchante guère et il poursuit son chemin. Il finira la course. On retrouve un autre suiveur sous les gouttes, venu aider sa femme. Quand elle s’arrête à sa hauteur, il lui apprend qu'elle est première dans la catégorie. Loin d'être rassurée, elle reste tendue et ne montre aucune satisfaction apparente. Elle file sans se poser vraiment. Vers la victoire ? On apprendra son abandon aux 2/3 de la course, torturé par des maux de ventre et affaiblie par les vomissements. Pour chaque coureur de Deniv', une photo est prise, envoyé à un camarade qui est connecté et qui diffuse les infos en direct sur la page du club !
On laisse Ln, avec des encouragements et une consigne "Avancer le plus possible tant qu'il fait jour". Dans la traversée de Mafate, elle se contente des ravitaillements officiels. Uniquement accessible à pied, ce cirque ne permet pas l'assistance de notre chère coureuse. Comment sera-t-elle à la sortie de Mafate ? Pour le savoir, on reprend l'auto, parcourt la moitié de l'île, retourne à la maison, s'occupe de la pitance des enfants et des animaux, publie sur Facebook, mange quelque peu.
Le point de rencontre suivant est Dos d'Âne. Se garer est toujours difficile dans ce village. Il faut être patient et chanceux. Garé, loin du lieu convenu, on marche pour retrouver Ln et les autres coureurs du club. Il y a du monde et une ambiance formidable. Un groupe de musiciens amateurs du quartier improvise un Maloya pour accueillir les coureurs du Trail fourbus par la montée entre Deux-Bras et Dos d'Âne et ceux du Grand Raid, non moins épuisés qui viennent du stade de Halte Là . On dirait l'arrivée au col du Tourmalet : chaque coureur est applaudi et les vivas le portent sur les derniers mètres montant du sentier. Ils ont du mal à fendre la foule pour poursuivre leur chemin ou à trouver une place ou se ravitailler tant la foule veut voir, toucher les héros du jour. On retrouve notre ami perclus de crampes. De nouveau, un massage au baume lui permet de repartir avec des jambes neuves pour finir l'épreuve. Ln parait. Elle n'a besoin de rien d'autre que d'eau gazeuse. Elle a bien mangé et s'est faite massé par une kiné à Deux Bras. Le soutien moral est bienvenue alors que la nuit est avancée. On insiste sur le classement et les progrès en descente qui permette une place honorable. "C'est formidable ce que tu fais !". Montrer le positif pour relativiser les douleurs et la fatigue après vingt heures de course.
Le prochain rendez-vous est à la Possession. Il y a là un stand Deniv'. Il est stratégique; les participants aux trois courses du week-end y passent. Des moyens matériels conséquents, du monde pour réconforter, nourrir, masser, remplir les bidons. Il permet de remettre d'aplomb même les plus épuisés pour les derniers kilomètres. L'ambiance est conviviale au milieu de la nuit. La brigade des bénévoles du club attend les derniers Déniviens. Ln y arrive plus vite que prévu. Elle s’arrêtera longuement : changement de tenue complète, petits soins, massage et crêpes ! Notre suiveur aussi doit repartir car son travail n'est pas terminé. Ramener une coureuse qui a abandonné à la maison.
Repartir au plus vite pour ne pas manquer Ln à la Grande Chaloupe alors que le jour se lève. Elle n'est plus très lucide. Les mots sont importants. "Tu es bien descendue. Celui qui vient de te doubler à fond de train sur les pavés ne faisait pas la course...Au contraire, tu as encore gagné des places !". Il s'agit maintenant de l'accompagner quelques centaines de mètres sur le plat avant qu'elle n'emprunte l'ultime montée. "On se revoit à l'arrivée !" est lancé comme une promesse et par la même c'est une obligation pour Ln d'en finir.
Retourner à Saint-Denis est une vraie difficulté. Comme Ln, le sommeil manque pour conduire en sécurité. Arrivée à la maison, quelques minutes pour dormir sont les bienvenues. La douche pour réveiller le bonhomme et un thé noir sont nécessaires et se préparer au meilleur : l'arrivée d'Ln au Stade de la Redoute. Elle se fait attendre sous le soleil Dyonisien. Lorsqu'elle quitte le sentier et entre dans le stade, elle est vraiment marquée. "Cours sur les derniers mètres !". C'était le dernier conseil après trente heures d'effort. Le reste n'est que bonheur et partage. C'est la satisfaction du ravitailleur. Il a fait le job pour que sa coureuse aille au bout de son exploit. Sa dernière action sera de donner une paire de savates à Ln qui s'allonge dans l'herbe. Et il pense au Grand Raid. Quand elle s'y alignera, il faudra assurer une assistance pendant 60h !
Il y a certes les ravitaillements organisés par l'association qui gère les trois courses (Diagonales des Fous (172km), Trail de Bourbon (92km) et Mascareignes (67km)). Mais le coureur a ses manies, ses exigences, ses habitudes et sa tactique de course qui l'obligent à prévoir des ravitaillements complémentaires. Si l'on se fie au règlement des courses, ils sont d'ailleurs autorisés en amont et aval des ravitaillements officiels jusqu'à une certaine distance.
Ln avait ainsi prévu minutieusement la nourriture, les boissons, les vêtements, les chaussures à proposer à divers endroits du parcours...encore fallait-il une bonne âme pour se démener et être présent aux heures de passage prévues.
L'assistance a commencé avant la course. Pendant trois jours à Cilaos, faire la cuisine, rassurer, prodiguer sans avoir l'air de mettre la pression quelques conseils ultimes, faire éviter des marches inutiles et surtout interdire d'aller voir les coureurs de la Diagonale des Fous qui passaient vendredi pour ne pas "sortir de sa course".
Pendant qu'LN ne faisait rien la veille du départ du Trail de Bourbon, les participants du club à la grande épreuve ont pu profiter du mini-stand Deniv' en face de la Mare à Joncs. Lorsqu'ils passaient : un bonjour, quelques questions pour cerner leurs éventuels besoins en eau, nourriture, massage, réconfort, ... Ceux-là ne s'attardaient guère, ayant encore plus de 100km à parcourir. Une invitée de marque dès le matin a animé le lieu. Le club avait la lourde et grande responsabilité du ravitaillement de la favorite...Malgré une liste précise de tâches à réaliser fournies par Nathalie Mauclair, la mission a été partiellement remplie puisque sa boisson de l'effort a été trop diluée dans la bouteille pourtant marquée. Ne nous en tenant pas rigueur, elle est repartie souriante et déterminée vers la victoire. Nous ferons le bonheur des pages sportives des deux quotidiens de La Réunion du lendemain et d'une vidéo !Plus tôt, le premier masculin s'était fendu d'un regard vers l'objectif, sa foulée aérienne menant avec une classe folle ce grand corps de vigneron à presque 14km/h et après plus de 60km de course ! A Cilaos, déjà, il y avait lui et les autres...
Ln, respectant les consignes, n' a pas profité de ces péripéties pour garder son jus. Le dernier repas de pâtes a permis les ultimes calages et une fois avalé, elle est allée se coucher.
A trois heures du matin, il faut se lever pour emmener les cinq Déniviens sur la ligne de départ puis retourner au gîte, charger les bagages dans la voiture, avaler quelques calories et convaincre les enfants de venir près de la ligne de départ pour voir leur maman passer. Une fois avoir vu Ln dans la masse trottinant vers le Kerveguen, nous filons dans l'auto. Il s'agit d'être dans les premiers sur la route qui descend à Saint-Louis et éviter les encombrements. Dans les centaines de virages, le petit-déjeuner est malmené et les enfants vomissent...à l'extérieur de l'habitacle ! Dès que nous sommes sur la quatre voies, ils finissent leur nuit alors que le jour pointe et il faut toute la volonté du conducteur pour ne pas s'endormir aussi. A Saint-Denis, les sacs sont déchargés, une douche est prise, les animaux sont nourris, quelques posts sur Facebook rédigés.
A pied les trois cirques sont proches. En voiture, ils sont distants et il ne faut pas traîner !
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| Ln et son assistant personnel. à Hell-Bourg |
Reprendre la voiture vers Grand Îlet pour le ravitaillement suivant. Il faut monter vers le début du Sentier Scout. Malgré l’étroitesse de la route et les nombreuses voitures des suiveurs garées à qui mieux mieux, les coureurs sont protégés grâce à des feux installés et un passage réservé avant de basculer dans le cirque de Mafate. Le temps se gâte, la température est fraîche. Les sacs de ravitaillement sont placés sous le parapluie. Les Déniviens passent au point de ravitaillement. Les écarts se sont creusés. L'ambiance est bonne qui accueille les forçats du sentier. La pluie s'invite. Des coureurs à l'équipement minimum, vêtu du seul t-shirt de course déboulent trempés. C'est un spectacle pour les ravitailleurs. Il faut s'employer aussi. Poser des questions aux coureurs du club. Celui-ci demande un massage, les muscles durs après la longue montée. Le baume Kalmanou fait des miracles. Ln aussi, se fera masser sous la pluie, posée sur un rocher. Des tragédies sportives pièces prennent fin sur les bords du cirque de Salazie. C'est une tristesse de voir un camarade de club relancé à Hell-bourg, jeter l'éponge maintenant. Il a essayé mais les souffrances du corps ont eu raison de sa volonté. Pour d'autres, la fin du scénario reste en suspens. Finira-t-elle alors qu'il reste plus de la moitié du chemin à parcourir, le ventre vide, incapable d'avaler du solide ou du liquide ? Dépassera-t-il sa peur du vide; lui qui était si mal à Hell-Bourg ? Il demande "Tu es en voiture...je peux rentrer avec toi ?". Après une hésitation : "Oui, mais il faudra que tu patientes jusqu'à la la fermeture du poste de ravitaillement vers 18h, J'attends le dernier Dénivien. Cette perspective ne l’enchante guère et il poursuit son chemin. Il finira la course. On retrouve un autre suiveur sous les gouttes, venu aider sa femme. Quand elle s’arrête à sa hauteur, il lui apprend qu'elle est première dans la catégorie. Loin d'être rassurée, elle reste tendue et ne montre aucune satisfaction apparente. Elle file sans se poser vraiment. Vers la victoire ? On apprendra son abandon aux 2/3 de la course, torturé par des maux de ventre et affaiblie par les vomissements. Pour chaque coureur de Deniv', une photo est prise, envoyé à un camarade qui est connecté et qui diffuse les infos en direct sur la page du club !
On laisse Ln, avec des encouragements et une consigne "Avancer le plus possible tant qu'il fait jour". Dans la traversée de Mafate, elle se contente des ravitaillements officiels. Uniquement accessible à pied, ce cirque ne permet pas l'assistance de notre chère coureuse. Comment sera-t-elle à la sortie de Mafate ? Pour le savoir, on reprend l'auto, parcourt la moitié de l'île, retourne à la maison, s'occupe de la pitance des enfants et des animaux, publie sur Facebook, mange quelque peu.
Le point de rencontre suivant est Dos d'Âne. Se garer est toujours difficile dans ce village. Il faut être patient et chanceux. Garé, loin du lieu convenu, on marche pour retrouver Ln et les autres coureurs du club. Il y a du monde et une ambiance formidable. Un groupe de musiciens amateurs du quartier improvise un Maloya pour accueillir les coureurs du Trail fourbus par la montée entre Deux-Bras et Dos d'Âne et ceux du Grand Raid, non moins épuisés qui viennent du stade de Halte Là . On dirait l'arrivée au col du Tourmalet : chaque coureur est applaudi et les vivas le portent sur les derniers mètres montant du sentier. Ils ont du mal à fendre la foule pour poursuivre leur chemin ou à trouver une place ou se ravitailler tant la foule veut voir, toucher les héros du jour. On retrouve notre ami perclus de crampes. De nouveau, un massage au baume lui permet de repartir avec des jambes neuves pour finir l'épreuve. Ln parait. Elle n'a besoin de rien d'autre que d'eau gazeuse. Elle a bien mangé et s'est faite massé par une kiné à Deux Bras. Le soutien moral est bienvenue alors que la nuit est avancée. On insiste sur le classement et les progrès en descente qui permette une place honorable. "C'est formidable ce que tu fais !". Montrer le positif pour relativiser les douleurs et la fatigue après vingt heures de course.
Le prochain rendez-vous est à la Possession. Il y a là un stand Deniv'. Il est stratégique; les participants aux trois courses du week-end y passent. Des moyens matériels conséquents, du monde pour réconforter, nourrir, masser, remplir les bidons. Il permet de remettre d'aplomb même les plus épuisés pour les derniers kilomètres. L'ambiance est conviviale au milieu de la nuit. La brigade des bénévoles du club attend les derniers Déniviens. Ln y arrive plus vite que prévu. Elle s’arrêtera longuement : changement de tenue complète, petits soins, massage et crêpes ! Notre suiveur aussi doit repartir car son travail n'est pas terminé. Ramener une coureuse qui a abandonné à la maison.
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| Ln à la Grande Chaloupe |
Retourner à Saint-Denis est une vraie difficulté. Comme Ln, le sommeil manque pour conduire en sécurité. Arrivée à la maison, quelques minutes pour dormir sont les bienvenues. La douche pour réveiller le bonhomme et un thé noir sont nécessaires et se préparer au meilleur : l'arrivée d'Ln au Stade de la Redoute. Elle se fait attendre sous le soleil Dyonisien. Lorsqu'elle quitte le sentier et entre dans le stade, elle est vraiment marquée. "Cours sur les derniers mètres !". C'était le dernier conseil après trente heures d'effort. Le reste n'est que bonheur et partage. C'est la satisfaction du ravitailleur. Il a fait le job pour que sa coureuse aille au bout de son exploit. Sa dernière action sera de donner une paire de savates à Ln qui s'allonge dans l'herbe. Et il pense au Grand Raid. Quand elle s'y alignera, il faudra assurer une assistance pendant 60h !
mardi 23 septembre 2014
Ln star des médias de La Réunion
L'actualités est chaude pour Ln ! Ce début d'année scolaire la voit courir sur tous les fronts dont ceux qui la concernent professionnellement.
Ainsi, elle est fortement impliquée, entre autres projets, dans les commémorations de la première guerre mondiale au lycée Bellepierre. Depuis longtemps, elle souhaitais réunir dans une activité commune, tous les niveaux : 2nd, 1ère, Tle, BTS et CPGE. Avec deux collègues, ils ont organisé un projet sur quatre ans dont le premier temps s'est déroulé cette semaine. Cet évènement était suffisamment fort pour intéresser un des deux quotidiens locaux qui s'est fendu d'une demi-page dans l'édition du samedi 20 septembre.
Plus tot, le mardi 9, Ln avait déjà mis à l'honneur son lycée sur France Culture ! Le thème de l'émission était les romans historiques. Elle est intervenue à propos de l'œuvre de Pierre Lemaître "Au revoir là haut.", prix Goncourt de l'an dernier, qu'elle venait d'utiliser avec ses élèves en enseignement d'exploration "Littérature et Société".
Écouter LN à partir de la 35' ! Vous apprécierez en particulier la remarque finale de l'interviewer...
Avec des enseignants de ce calibre, c'est sur, la France va remonter au classement des pays de l'OCDE quant au niveau des élèves !
Ainsi, elle est fortement impliquée, entre autres projets, dans les commémorations de la première guerre mondiale au lycée Bellepierre. Depuis longtemps, elle souhaitais réunir dans une activité commune, tous les niveaux : 2nd, 1ère, Tle, BTS et CPGE. Avec deux collègues, ils ont organisé un projet sur quatre ans dont le premier temps s'est déroulé cette semaine. Cet évènement était suffisamment fort pour intéresser un des deux quotidiens locaux qui s'est fendu d'une demi-page dans l'édition du samedi 20 septembre.
Plus tot, le mardi 9, Ln avait déjà mis à l'honneur son lycée sur France Culture ! Le thème de l'émission était les romans historiques. Elle est intervenue à propos de l'œuvre de Pierre Lemaître "Au revoir là haut.", prix Goncourt de l'an dernier, qu'elle venait d'utiliser avec ses élèves en enseignement d'exploration "Littérature et Société".
Écouter LN à partir de la 35' ! Vous apprécierez en particulier la remarque finale de l'interviewer...
Avec des enseignants de ce calibre, c'est sur, la France va remonter au classement des pays de l'OCDE quant au niveau des élèves !
jeudi 21 août 2014
Virée dans l'ouest !
Les vacances d'Ln et des enfants se terminent, la première compagnie, lui, était en weekend prolongé. L'occasion fut saisie d'aller trois jours dans l'ouest de l'île. Le lecteur doit comprendre que la taille de La Réunion rend accessible en voiture les plages de l'ouest en une demi-heure de notre domicile. Alors pourquoi s'évader du chef lieu alors qu'on peut facilement s'allonger sur la sable en un coup d'auto ? Parce qu'il n'y a rien de mieux que d'imaginer que l'on est loin en oubliant la routine de la maison pendant 72h. Raoul eut la bonne idée de préférer ses amis et une fête pour son départ et allait donc s'occuper de la contrainte des animaux.
Jeudi, la journée de travail à peine terminée, les quatre s'enfuirent de la grande ville. Ils se sont pas les seuls à avoir la même idée et il faudra plus d'une heure pour rejoindre la résidence hôtelière. L'accueil sympathique et le sens du service du personnel feront oublier les désagréments esthétiques d'une rénovation en cours. Au premier soir, la restauration fut italienne avec d'excellentes ravioles aux cèpes ou aux quatre fromages dans un nouvel établissement au bord de la mer.
Le lendemain matin, la piscine vaste s'est offerte à nous ainsi que les transats, une occasion de lire et de ne rien faire. Après un déjeuner léger et quelconque et une sieste bienvenue, nous nous sommes amusés au foot-bébé puis Ln a montré sa culture en gagnant la partie de Trivial poursuite familial. Le soir venu, les quatre sont allés découvrir la bonne cuisine du restaurant "Le raisin de mer". Outre la terrasse très agréable, l'originalité tient en l'absence de carte des vins. Le client est invité à choisir à la cave ce qu'il souhaite boire à table. Nous recommandons entre autre l'excellent tiramisu à la patate douce qui remplace avantageusement le mascarpone.

Dimanche débuta avec une partie de billard, une découverte pour Gustave.

Une autre plage, très agréable, fut visitée, un autre restaurant de plage testé avec de vrais profiteroles !

Le lagon passa du vert clair au bleu au cours de la journée et offrit à la première compagnie une séance de p.m.t. avec l'appareil photo pendant que les plus jeunes édifiaient un château de sable ornementé de débris coralliens.
Le vent forcit et chassat nos quatre dilettantes qui rentrèrent retrouver Raoul et tenter de profiter de lui quelques jours avant son départ pour la métropole.
Jeudi, la journée de travail à peine terminée, les quatre s'enfuirent de la grande ville. Ils se sont pas les seuls à avoir la même idée et il faudra plus d'une heure pour rejoindre la résidence hôtelière. L'accueil sympathique et le sens du service du personnel feront oublier les désagréments esthétiques d'une rénovation en cours. Au premier soir, la restauration fut italienne avec d'excellentes ravioles aux cèpes ou aux quatre fromages dans un nouvel établissement au bord de la mer.
Le lendemain matin, la piscine vaste s'est offerte à nous ainsi que les transats, une occasion de lire et de ne rien faire. Après un déjeuner léger et quelconque et une sieste bienvenue, nous nous sommes amusés au foot-bébé puis Ln a montré sa culture en gagnant la partie de Trivial poursuite familial. Le soir venu, les quatre sont allés découvrir la bonne cuisine du restaurant "Le raisin de mer". Outre la terrasse très agréable, l'originalité tient en l'absence de carte des vins. Le client est invité à choisir à la cave ce qu'il souhaite boire à table. Nous recommandons entre autre l'excellent tiramisu à la patate douce qui remplace avantageusement le mascarpone.

Samedi, la plage était au programme avec comme activité le kayak transparent. Les sublimes tartares de thon du restaurant de plage La petite Vague" ont satisfait nos appétits ouverts par l'effort à la pagaie. La sieste tardive sur la sable chaud et les jeux de balle nous emmenèrent doucement jusqu'à un beau coucher de soleil.
| Trou d'eau |
Dimanche débuta avec une partie de billard, une découverte pour Gustave.
Une autre plage, très agréable, fut visitée, un autre restaurant de plage testé avec de vrais profiteroles !
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| La Saline |

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| La Saline, vue de la mer |
Le lagon passa du vert clair au bleu au cours de la journée et offrit à la première compagnie une séance de p.m.t. avec l'appareil photo pendant que les plus jeunes édifiaient un château de sable ornementé de débris coralliens.
Le vent forcit et chassat nos quatre dilettantes qui rentrèrent retrouver Raoul et tenter de profiter de lui quelques jours avant son départ pour la métropole.
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