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samedi 11 août 2018

Le Marathon de la corniche 2018 : une formalité pour LN!

Parmi les exploits sportifs d'LN, il y a aussi le marathon. Avec coach Johny, l'entrainement pour le trail passe par des dix kilomètres, des semis et même le marathon qu'elle a découvert l'an dernier. Si le temps au-delà de 4h l'avait insatisfaite, courir 42,195km constitua une excellente préparation fin avril pour la course objectif que constituait le Grand Raid de La Réunion.

Que faire en 2018 après l'exploit d'octobre dernier ? Assez vite, l'idée de s'aligner sur le marathon du mois d'août s'est imposée. Il était de plus le support au championnat régional. Allons !

Parfaitement remise des 165km à travers les beautés de l'île, Ln a rechaussé les running légères pour aller vite et a retrouvé la piste de Champ-fleuri en début d'année. Quatre courses de dix kilomètres plus tard dont un fameux 10000m piste où elle finit sur le podium et a battu son record sur la distance, Ln a enchainé avec une préparation dure pour le semi-marathon de l'Etang-Salé et un parcours inédit sans voiture ! Demi-satisfaction puisqu'elle échoue au début du mois de juillet à améliorer son meilleur temps pour quelques secondes. Se remobiliser cinq semaines pour s'entrainer et espérer passer sous la barre des quatre heures au marathon, n'a pas été aisée. La fatigue était présente après de longues semaines à six séances d'entrainement.

Dans les jours qui ont précédé la course, la température matinale est montée de deux degrés et surtout quand Ln est allée chercher son dossard, elle apprend que la distance du parcours n'est pas homologuée et que ce n'est donc plus le support du championnat régional de marathon ; la course elle-même change de nom pour s'appeler "Les foulées de La Corniche".

Ln est déçue, sans sensation particulière quant à son état de forme. C'est une coureuse sans conviction qui prend le départ à six heures dimanche alors que le jour n'est pas levé. L'accompagnent dans la course trois dalons* du club.
La première compagnie la retrouve à la sortie de la route du littoral après bientôt 15 kilomètres de course, la foulée est bonne, Ln est concentrée. Elle demande les lunettes de soleil sportives. Un camarade du club la suit en vélo avec de l'eau et des barres énergétiques. Il roule derrière elle pour ne pas la gêner et ne lui parle pas, ce qui lui convient parfaitement. Régulièrement, entre deux tables de ravitaillement, la première compagnie l'attend au bord de la route et lui tend une éponge, de l'eau, ou lui lance des mots d'encouragement. Il sent que le rythme est régulier et ne regardera le temps que dans les cinq derniers kilomètres. Elle ne semble pas souffrir de la température et elle boit très régulièrement.
Quand Ln est le long de la mer à Saint-Paul, un second camarade en vélo la rejoint. Il reste dix kilomètres avec le Tour des roches dont une partie est encore à l'ombre mais dont la chaussée est en mauvais état et offre quelques faux plats qui sont terribles en cette fin de course. Ln avance toujours aussi bien, double les coureurs qui n'en peuvent plus. La première compagnie s'assure que les enfants sont à l'arrivée car il sent que cela va être bon pour être sous les quatre heures. Le coach qui en a terminé, est venu à sa rencontre pour les deux derniers kilomètres. Ln l'entend au loin porter ses encouragements. Ses deux camarades en vélo donnent maintenant de la voix car si Ln avait un peu d'avance, elle l'a en partie perdue dans le Tour des Roches. Alors elle accélère et finit fort à plus de 12km/h. Elle passe si vite que la première compagnie et les enfants la loupent à un kilomètre de l'arrivée. Ils ne la voient pas non plus finir en 3h59'20'' soit une seconde de moins en moyenne pour chaque kilomètre parcouru que l'objectif fixé ! Une course gérée de main de maître, presque parfaite en régularité qui font d'Ln la vainqueure dans sa catégorie (elles n'étaient que deux...les absents ont toujours tort) et la cinquième féminine.
Il ne manque que la qualification pour les championnats de France pour que le bonheur sportif soit entier. Trois conditions sont nécessaires pour l'obtenir : que le parcours soit homologué l'an prochain, qu'Ln passe chez les masters 2 et qu'elle réitère a minima ce même temps.



















* Dalon : camarade en créole

lundi 5 mars 2018

Dernière année avant le demi-siècle.

Ln est une privilégiée !
Non seulement parce qu'elle peut courir sans attraper froid sous la pluie tropicale;
Non seulement parce qu'elle touche un salaire coéficienté pour la gratifier de sa présence professionnelle dans ces îles lointaines de l'ancien empire français;
Non seulement parce qu'elle vit dans un des plus beaux paysages de montagne du monde reconnu par l'Unesco;
Mais aussi et surtout parce qu'elle fête plusieurs fois son anniversaire dans la semaine.

Avec sa famille à la maison puis avec les amis du club de sport devant une bonne glace.
C'est une vraie chance dont elle a su profiter avant de basculer dans son second demi-siècle de vie !


lundi 30 octobre 2017

Grand Raid de La Réunion 2017-Point de vue de l'assistance.

Lorsque Ln s'élance sur le front de mer de Saint-Pierre jeudi soir à 22h, elle ne connait pas les péripéties à venir de sa course et encore moins si elle va réussir à parcourir 165km en moins de 66h. Des soucis gastriques l'ont poussé à abandonner l'an passé au tiers du parcours, elle ne souhaitait pas y revenir.
Les semaines ont passé, des amies du club lui ont fait part de leur expérience respective face à l'échec sur un ultra et comment elles sont reparties pour vaincre ce terrible trail considéré comme l'un des trois plus durs au monde.
Elle s'est inscrite sans passion, a été tirée au sort, s'est entrainée moins intensément et avec moins de pression. Jusque là, son année sportive avait été marquée par un premier marathon sur le parcours de St-Paul en avril.
Ln doutait tant de ses capacités à finir faute d'un entraînement sérieux disait-elle qu'elle assurait même qu'elle était susceptible de ne pas se présenter sur la ligne de départ.
La première compagnie n'assiste pas au départ ou l'ambiance est folle et porte les coureurs à des vitesses élevées dans les premiers kilomètres ; il est déjà parti vers Domaine Vidot, lieu du premier ravitaillement. Il a rendez vous avec d'autres membres de Deniv' qui assistent les coureurs du club.
Ln arrive plus vite que l'année dernière. Les bidons sont remplis, le change de vêtement effectué, il fait doux. Elle quitte la route et entame le sentier au milieu de centaines de fous qui ne souffrent pas encore...
Ce premier devoir accompli, le principal supporteur d'Ln monte ensuite en Zoé vers la plaine des cafres, gare son véhicule dans le chemin près du lieu de passage des coureurs, bascule le fauteuil de son véhicule pour dormir trois heures dans son sac de couchage. La lumière du jour plus que l'alarme du portable le sort du sommeil. Il se force à manger et à boire. Il faut tenir et, comme les participants, se nourrir. Les Phacos se succèdent, il les signale à l'assistance club de Mare à Boue situé moins de quatre kilomètres plus loin. Cela permet entre autre de préparer une réparation de fortune sur un sac endommagé d'un coureur du club. Ln arrive en marchant, moins marquée que l'an dernier. Aucun problème n'est signalé. Le temps n'est pas froid, il ne pleut pas, les chemins sont secs. Elle anticipe un changement de chaussures ; tout le matériel étant dans la voiture, cela ne pose pas de souci logistique. La première compagnie s'exécute. La nourriture était prête ainsi que les boissons de l'effort. Il s'agit juste d'être à l'écoute et d'éviter que l'arrêt ne dure trop longtemps. Rien ne vient perturber la routine du ravitaillement si ce n'est quelques informations échangées, la forme des autres qui sont déjà passés d'un côté, la description des paysages magnifiques du côté de Nez de Boeuf de l'autre.

La route est longue, Ln poursuit son chemin à travers les pâturages vers le cirque de Cilaos. La première compagnie range les affaires dans l'auto, le sale et les déchets d'un côté, le reste ordonnancé dans les cartons et sacs. Sur la route, il gonfle la pression de ses pneus de voiture. A Saint-Pierre, pendant que la voiture est en charge, il achète de l'eau plate et gazeuse, prend des nouvelles de sa fille et en donne aux deux aînés vivant en métropole et légèrement titillés par l'exploit en cours de leur maman. Il monte sereinement vers Cilaos, la vitesse est lente derrière un bus. Là bas, l'attend le second dispositif club. Cette année, sous la tonnelle, les coureurs de Deniv' sont choyés. L'ambiance est excellente avant le pointage et les spectateurs nombreux ; Cilaos est un lieu de passage de trois des courses du Grand Raid. La première compagnie se gare sans difficulté proche de l'aire de ravitaillement. Ln arrive dans les temps prévus. Elle ne se plaint pas de la descente qu'elle vient d'effectuer, exercice qu'elle n'apprécie guère tant elle s'y sent mauvaise. Elle se permet d'effectuer une toilette sommaire en plus du change et d'un repas. Il y a le choix sur les tables et il faut se laisser tenter par ce qu'on aime. La première compagnie lui précise qu'elle a déjà été plus loin que l'an dernier. Un peu plus d'une heure plus tard, Ln quitte le confort et les petits mains du club pour attaquer la montée vers Mafate.
La première compagnie remballe et retourne vers Saint-Denis. Il y arrive avec deux kilomètres d'autonomie...une quasi perfection dans la gestion des ressources disponibles et du temps. Il prépare le repas pour sa fille, sort les chiennes, vide l'auto puis fait le tri pour la remplir à nouveau. Il s'agit de recharger les batteries au sens propres...mais les quatre premiers bornes rapides visitées semblent défectueuses. D'autres ne sont plus accessibles à cette heure avancée du vendredi soir. Après une dernière tentative, celle de la concession Renault veut bien délivrer ses électrons ! Lorsque l'indicateur affiche 99%, il prend la route vers Salazie et sentier Scout. A minuit, il arrive devant la barrière qui ferme la route. Il patiente et par chance un véhicule libère une place, il n'a pas besoin de s'éloigner. Il faut quand même marcher une dizaine de minutes avant de rejoindre le poste de pointage chargé comme une mule : la glacière sur le dos et un sac dans chaque main. Ln parait, souriante. Il y a du vent, elle ne reste guère et effectue le ravitaillement rapidement. Elle a dormi à Marla une heure. Elle se sent bien. L'assistant lui indique qu'elle est à mi-course, que ce qu'elle a fait est très bien et qu'elle peut continuer !
Jusque là, la forme était là. La route du retour en voiture de Grand Îlet vers le chef-lieu sera pénible, il faut lutter pour de ne pas s'endormir et assurer le reste de la mission  : aider Ln a finir le Grand Raid, objectif à long terme qui a justifié l'inscription en club il y a six ans.  Il se donne des claques et fixe l'enjeu dans son esprit : il ne s'agit pas de se foutre en l'air maintenant. Il arrive à quatre heures du matin, s'effondre habillé sur son lit non sans avoir dans un dernier geste programmé l'alarme trois heures plus tard. Au réveil, il se rend au Stade de la Redoute pour assister à l'arrivée en héros du coach. Il croise un camarade de club, ils décident d'aller ensemble au Maïdo. La première compagnie est rassuré, la route sera moins pénible. La recharge complète de la batterie à Saint-Paul est l'occasion d'acheter deux bouteilles de Coca et un taboulé, demande express d'ln à fournir à la prochaine rencontre.
La Zoé ne peine pas dans les lacets vers le Maïdo, la puissance électrique est tout de suite disponible au sortir des virages. C'est un excellent véhicule d'assistance. A l'approche du sommet, les voitures se bousculent sur la route forestière, certaines sont mal garées et gênent le flux. Un bus est coincé. Les familles sortent chargées de paquets et de sacs. Cette course est l'occasion d'une sortie et d'un pique-nique avant de soigner, nourrir et d'encourager le coureur que l'on suit. Il faut marcher du parking vers le lieu de ravitaillement du club. Le temps est couvert. Les deux compères passent devant la fin du chemin qui extrait les coureurs du cirque Mafate. L'ambiance est extraordinaire, on croirait être au col du Galibier pendant le tour de France. L'assistance club est bien installée après le pointage et la vue dans le cirque est magnifique. Ln téléphone pour se faire préciser où nous sommes ; elle montre des signes d'impatience et donc de fatigue. On envoie un bénévole à sa rencontre pour la guider. Son avance sur les barrières horaires est large, elle reste suffisamment longtemps pour se nettoyer, se changer complètement, se faire masser, dormir quelques minutes, manger le taboulé et boire un coca frais. Elle repart sous les hourras des bénévoles du club et des coureurs qui s'attardent. "Avance le plus possible tant qu'il fait jour !" est le seul conseil qu'elle entendra de la première compagnie.
Le retour vers la voiture est très agréable sur un chemin dans la foret du Maïdo.


L'école de La Possession est le point de rencontre prévu suivant. Pourtant Ln appelle à Sans-souci pour savoir si elle verra son mari. Elle n'en est plus sur...un signe de fatigue supplémentaire. Au début de cette troisième nuit de course, elle affronte la descente très technique de la Kalla. Tenant une vieille promesse, le responsable de l'assistance part à sa rencontre. Il la ramène à minuit passé. Elle est maintenant très fatiguée. Elle a une petite ampoule, cela sera le seul bobo à ses pieds ! Elle souhaite dormir. Après avoir été massée, on la laisse fermer les yeux quarante cinq minutes. Le réveil est lent, elle enfile péniblement son sac. La photo au milieu de deux camarades avant de s'y remettre lui arrache un sourire forcé. "Dans huit kilomètres, on se retrouve ! " Elle s'enfonce dans la nuit sur le chemin des Anglais.

La première compagnie dort un heure à la Grande Chaloupe, puis il s'assoit sur un rocher au débouché du chemin. Il a peur de s'endormir et de ne pas voir Ln. Il n'aura pas le temps de se rendormir. La voilà qui sort du noir. Optimiste, il ne s'attend pas à cette réponse à la question "Comment ça va ?".
"Pas du tout ! Je ne vois rien, mes frontales n'éclairent pas, je penche à gauche à cause de mon oreille interne ! Je ne sais pas où mettre mes pieds à chaque pas. Je ne sais pas comment je vais pouvoir finir. Elle pleure. La première compagnie lui tient la main pour marcher jusqu'à la voiture. Pendant la pause, il s'agit de ne pas prendre froid en cette fin de nuit. Il pense au coach et à ce qu'il aurait fait dans cette situation... Il lui demande si elle veut du Coca. Elle répond par l'affirmative. Il l'invite à boire la bouteille d'un demi litre entièrement. Ensuite, il l'a fait respirer pour qu'elle retrouve son calme et un semblant de lucidité. Elle inspire par le nez, souffle par la bouche à un rythme lent plusieurs fois. Les mot sont posés sans heurts "Tu as déjà parcouru 153km, il t'en reste douze seulement. Ne pense à rien d'autre qu'à mettre un pied devant l'autre." Il lui dit maintenant qu'il faut y aller. Sortie de la voiture, Ln ne sait pas dans quelle direction marcher, elle est désorientée. Il l'accompagne sur le plat avant la montée. Ln a du mal a poser les pieds sur les traverses de la voie ferrée, passage obligé vers le pointage. "Mais pourquoi nous font-ils passer par là ?". C'est une question qui n'aura pas de réponse. Avant d'entamer la seconde partie du Chemin des Anglais vers le Colorado, elle s'entend dire "Dans 45mn, le jour sera là, cela ira beaucoup mieux, tu retrouveras tes repères visuels. Le Coca te permet de tenir jusqu'au jour. Mets un pied devant l'autre !"
L'inquiétude maintient la Première Compagnie en éveil. Coups de fil et messages sont échangés avec la famille et les camarades de club. Elle verra des visages connus au Colorado. Cela l'apaise quelque peu. Il rentre à la maison, s'occupe des animaux, vide la voiture une dernière fois et ne garde qu'un T-Shirt propre et une paire de claquettes imaginant ce dont elle aurait besoin à l'arrivée. Il réveille sa fille pour qu'elle vienne voir sa mère en finir. On l'informe de son passage au Colorado. Elle semble aller bien, le jour et le coca ont produit leur effet. Dans moins de deux heures, elle en aura fini !
L'attente au Stade de La Redoute est interminable. Il fait un temps magnifique, beaucoup de monde est là pour féliciter les coureurs qui en finissent. Les amies de club d'Ln décident d'aller à sa rencontre sous le Pont Vinh-San, un autre grimpe quelques hectomètres plus haut. La première compagnie ne sait plus où se placer pour l'attendre, va et vient partout dans l'immense aire d'arrivée des quatre courses du Grand Raid. Il passe un message au camarade parti à la rencontre d'Ln : "Donne du rythme à la descente pour qu'elle finisse en moins de 60 heures". Il croise le coach qui a fait l'effort de venir, lui qui a fini à la première place de sa catégorie après un course d'anthologie vingt quatre heures plus tôt. Les notifications sms, de Facebook, de Whatsapp éclairent son téléphone portable frénétiquement. Il sait qu'elle arrive, elle a pointé à la Citerne. Il est déstabilisé par le moment à venir qui va mettre fin à tant d'efforts. Des années d'entrainement à forger son corps, des mois de sorties spécifiques pour le pousser dans les montées et apprendre à descendre plus vite, un abandon cruel l'an dernier sur cette même course, trois nuits et deux jours et demi pour traverser l'île intense du sud au nord. Il imagine ce qu'elle va ressentir : la délivrance. Il donne l'appareil photo à Philippine avec quelques instructions de cadrage, se place face à la dernière ligne droite, quelques mètres après les tapis qui enregistrent le passage des puces électroniques et arrête le chronomètre. La voilà qui parait après le virage de la piste d'athlétisme, il reste cinquante mètres. Entourée, applaudie, encouragée, elle marche et prend son temps pour savourer ses derniers pas sur un ultra. Elle rayonne, un immense sourire illumine son visage qui ne parait pas fatigué à cet instant. Elle passe la ligne lentement en levant les bras au ciel à l'invite de la première compagnie. Il tombe dans ses bras et pleure, cela lui a semblé tellement dur. Ln est transportée par la joie.
Elle récupère son T-shirt finisher et sa médaille. La première compagnie lui passe les deux autres médailles autour du cou qui complètent la trilogie des courses du Grand Raid de la Réunion : Mascareignes 2013, Trail de Bourbon 2014, Diagonales des Fous 2017. Elle embrasse maintenant tous les amis du club et les cousins. Ils sont nombreux. Quel bonheur d'être entourée par tant de monde et de partager ce moment de bonheur.
Cette course est magique par sa difficulté, par les paysages uniques parcourus et parce que toute l'île vit au rythme des coureurs. La famille, les suiveurs, les assistants peuvent être proches d'eux à de nombreux points de passage dans la course. S'ils sont utiles pour aider les coureurs à supporter les petites douleurs et les grands moments de détresse, ils n'existent que par eux. Sans coureurs, il n'y a pas d'assistance. Merci à eux et à Ln !
#fierdln







lundi 24 juillet 2017

Kouzinage Asiatique 1 : Hong-Kong

Hong-Kong
Lorsque Simon, l’ainé de la fratrie a annoncé il y a un an qu’il souhaitait passer des vacances à La Réunion, nous avons été surpris et désemparés.
Surpris car, nous ne lui connaissions pas un amour pour cette île. Désemparés parce qu’il voulait venir avec trois de ses amis à la maison. Ln en parfaite opportuniste a sauté sur cette occasion pour dire que partions en voyage !
L’Asie fut la destination choisie pour deux raisons. Nous y avons trois Kouzins qui y vivent avec leur famille et Ln voulait voir de ses yeux la géographie qu’elle enseigne au Lycée. Après des semaines d’échanges … va pour Hong-Kong, Shanghai et Singapour. 

Arrivés à Hong-Kong après une escale à Maurice, les cinq sens sont sollicités. 
Il fait chaud et humide à l’extérieur et très froid partout ailleurs. Les climatisations sont à fond dans les taxis, les transports en communs, les restaurants et les centres commerciaux.
Il y a plus d’églises visibles que de temples boudhistes.
L’organisation est efficace, le temps précieux n’est pas perdu. C’est un mélange de pragmatisme chinois et d’organisation anglo-saxonne.











La richesse est immense et ostentatoire; la Clio RS et la Smart sont deux exceptions au milieu de Tesla modèle S ou X qui sont la norme et se disputent la palme du m-a-tu-vu aux immenses vans Toyota (la voiture familiale) et autres berlines européennes de luxe. Voir une Maserati tous les jours est commun.
Les building d’affaires s’élancent dans le ciel et pressent des milliers de salariés à leur travail. Les hommes sont en pantalon noir et chemise claire sans cravate et les femmes sont élégantes, leur silhouette fine magnifiée par des robes chiques.
Les transports sont remarquables. Bus, métros, Tramways sont présents en nombre, fonctionnent jusque tard et sont bons marchés. Les taxis sont innombrables et eux aussi bon marché. Ils roulent au G.P.L. pour limiter la pollution.
La ville est coincée entre montagne et mer, elle pousse en hauteur. La densité de population y est donc très forte. En cette saison il y fait très chaud, marcher en ville est d’autant plus pénible que les bus, souvent à impérial font un bruit d’enfer amplifié par les hautes constructions.
Les touristes nombreux sont en majorité des chinois du continent. Ils profitent des centres commerciaux pour acheter moins cher et trouvent toutes les enseignes qu’ils souhaitent. Toutes les marques de luxe y sont présentes…plusieurs fois. En effet, en plus des avenues aux vitrines immenses, chaque noeud de communication est l’occasion d’implanter un centre commercial, une tour et ses bureaux. Les magasins ouvrent sept jours sur sept. Commercialement les Champs-Elysées ou nos grands magasins du boulevard Haussman sont ridicules.
La seule entorse à la modernité est l'emploi de tige de bambou pour les échafaudages quelque soit la hauteur nécessaire. La cuisine est délicieuse et ne ressemble en rien aux plats chinois de La Réunion. 


Hong-Kong est un archipel, le bateau est facilement pris pour se déplacer d’île en île. Très vite, on peut se retrouver dans la verdure et au calme et apprécier la quiétude des temples dédiés à Boudha ou plus simplement la nature ou un village paisible de pêcheurs qui se meurt doucement bouté hors du temps présent par la modernité.


Cet ancien territoire anglais est à l’embouchure de la rivière des Perles. Elle est sillonnée par les bateaux qui transportent les travailleurs des îles vers le centre ou pour permettre de jouer à Macao. Pour rendre les déplacements encore plus rapides sur l’estuaire, on construit sur et sous la mer un ensemble de ponts et tunnels de plus de quarante deux kilomètres. 



Hong-Kong est un lieu de la planète où la mondialisation est visible, tangible et vous prend violemment. Nous apprécions le fait d’y avoir été pour comprendre concrètement ce que cela représente dans ses effets bénéfiques (création de richesse, plein emploi, dynamisme, optimisme dans l’avenir) et dans ses effets indésirables (inégalités et dégâts écologiques). Merci à nos Kouzins Gabriel, Lida et Joël de nous avoir accompagnés dans cette découverte. 


samedi 28 mars 2015

Au travail !


Premier jour de la fin de semaine.
L'endroit est agréable.
Il fait bon en cette fin du jour.
Les animaux domestiques vont et viennent.
Le thé est pris.
C'est alors qu'il faut se concentrer pour juger.
Ce n'est pas le travail de ses élèves qu'Ln doit apprécier. Les copies de bac blanc sont déjà rougies du trait sévère d'un collègue.
Et comme il s'agit d'une de ses classes, il convient de comprendre pour ensuite expliquer le sens de la note infligée.
Qui a dit qu'on ne travaille pas dans l'Education Nationale ?

samedi 24 mai 2014

Ln sur le D-Tour 2014

La saison des trails se poursuit pour Ln qui s'élançait ce matin pour 60km d'efforts sur les hauteurs de Saint-Denis.


Contrôle des sacs en compagnie du phaco Sylvain.
J'y vais ou j'y vais pas?

Ln ne se sentait pas vraiment en forme pour cette épreuve. A quatre heures, elle a néanmoins démarré avec le sourire et quelques dalons du club. L'objectif est une grande boucle autour du chef-lieu passant par les hauts. Le parcours est technique et peu roulant dans les descentes point faible de notre sportive.
























J'y vais !
A mi-chemin à Dos d'Ane, Ln avait la tête des mauvais jours et peu d'envie de poursuivre. Coca, soupe, eau, chocolat noir, massage et elle est repartie à l'assaut des cimes.


Une légende du trail local,
il court en savate !
A mi course, au stade de Dos d'Âne.




Arrivée à la fin du jour, elle parait au Barachois. Nous la retrouvons avec le sourire. Elle aura gardé le même rythme de course dans la deuxième partie. Sur l'ultime descente, elle a bien progressé en temps. Bref, Ln est heureuse, fatiguée et le corps endolori. Beaucoup d'efforts, de l'expérience accumulée pour la grande course d'octobre...

Blessure de guerre


Le phaco Gino. "Viens, je t'explique comment aller vite !"