Les pérégrinations de la Famille David dans l'océan Indien ou comment après Mayotte vivre à La Réunion.
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samedi 3 février 2018
M'Toro Chamou ek bann kréol: la musique de Mayotte à la Réunion
Dans le sublime écrin de la Cité des Arts s'est produit en cette fin de jour M'Toro Chamou. Mahorais, il chante son île d'origine, les relations avec les Comores et l'amour. Sa musique est universelle. Elle mélange le M'Godro, rythme traditionnel et le rock dont il emprunte les instruments. On le classe dans la World Music. Ce soir, il était entouré de musiciens créoles. Son showcase était destiné à préparer sa prochaine tournée à La Réunion, à Mayotte et en métropole. Le public a assisté gratuitement à cette première. La quator à mis le feu à la salle du Palaxa remplie d'un public conquis et principalement composé de Zoreils Sakifo.
La première compagnie a eu plaisir à le revoir et à le réentendre. C'est Mayotte qui vient à La Réunion même si l'artiste n'y réside plus. Il est une façon dérisoire de montrer aux habitants de La Réunion que Mayotte est bien plus que ce qu'ils voient d'elle : des familles mahoraises entassées dans des logements sociaux, pratiquant une autre religion, s'habillant différemment, dont ils ne comprennent pas la langue et pour lesquelles ils ont dans l'ensemble une piètre opinion. Ce soir, la musique les a réuni.
dimanche 27 octobre 2013
Un Séjour à la Réunion
L’effervescence autour de la Mascareignes et de la performance d'Ln nous a fait passer au second plan la visite de notre ami Marcel. Last but not least, nous lui rendons hommage aujourd'hui.
Nous avons déjà parlé de notre voisin de la rue Babou Salama à Cavani sur notre blog mahorais (les liens au pied de l'article).
Rencontré pour la première fois autour d'une problématique de boite aux lettres, nous avons découvert l'artiste. A Mayotte, tout était plus accessible ; la peinture était toute proche, de l'autre côté de la séparation en coco tressé. Les années ont passé et nous sommes toujours liés. Résumer Marcel à sa peinture serait réducteur. Il y a l'homme sensible, généreux et sa pensée souvent à contre courant du diktat dominant est soutenue par une grande culture et un raisonnement pertinent. Il sait écrire; ses billets sont bons comme ses toiles parce qu'ils nous invitent à réfléchir.
Ainsi, Marcel Séjour est venu à La Réunion en provenance de Mayotte. Le but de cette courte escapade de cinq jours était de nous voir, d'acheter trois bricoles qu'on ne trouve pas sur l'île aux parfums, de s’imprégner d'images locales qui pourront servir de thème pour des productions picturales à venir et d'initier des contacts pour une exposition. Nous avons profité de sa venue pour remettre une toile sur son châssis que la première compagnie s'était offert il y a dix huit mois lors de son dernier voyage à Mayotte. Et surtout, Marcel avait une mission de la plus grande importance : ramener, pour Ln, un pack de Hipo, la bière de Mayotte et la seule qu'elle apprécie. Et, après une semaine d'attente, au lendemain de sa course, elle a savouré le malt d'orge et le houblon qui la compose.
Si les projets de Marcel se concrétisent, il nous sera donné l'occasion de le revoir chez nous et de partager cette fois-la Hipo avec notre hôte.
Les tableaux et les réflexions de Marcel sont là !
Une vidéo sur le bonhomme ici !
Liens ayant pour sujet Marcel sur le blog "Île usions Mahoraises" :
http://ilusionmahoraise.blogspot.com/2009/06/epilogue-dominical.html
http://ilusionmahoraise.blogspot.com/2008/06/artiste-de-mayotte.html
http://ilusionmahoraise.blogspot.com/2008/04/atelier-dartiste.html
http://ilusionmahoraise.blogspot.com/2007/10/peinture-encore.html
http://ilusionmahoraise.blogspot.com/2007/05/bienvenue-chez-nous.html
http://ilusionmahoraise.blogspot.com/2007/04/la-barge.html
http://ilusionmahoraise.blogspot.com/2010/03/chez-marcel.html
Nous avons déjà parlé de notre voisin de la rue Babou Salama à Cavani sur notre blog mahorais (les liens au pied de l'article).
Rencontré pour la première fois autour d'une problématique de boite aux lettres, nous avons découvert l'artiste. A Mayotte, tout était plus accessible ; la peinture était toute proche, de l'autre côté de la séparation en coco tressé. Les années ont passé et nous sommes toujours liés. Résumer Marcel à sa peinture serait réducteur. Il y a l'homme sensible, généreux et sa pensée souvent à contre courant du diktat dominant est soutenue par une grande culture et un raisonnement pertinent. Il sait écrire; ses billets sont bons comme ses toiles parce qu'ils nous invitent à réfléchir.
Ainsi, Marcel Séjour est venu à La Réunion en provenance de Mayotte. Le but de cette courte escapade de cinq jours était de nous voir, d'acheter trois bricoles qu'on ne trouve pas sur l'île aux parfums, de s’imprégner d'images locales qui pourront servir de thème pour des productions picturales à venir et d'initier des contacts pour une exposition. Nous avons profité de sa venue pour remettre une toile sur son châssis que la première compagnie s'était offert il y a dix huit mois lors de son dernier voyage à Mayotte. Et surtout, Marcel avait une mission de la plus grande importance : ramener, pour Ln, un pack de Hipo, la bière de Mayotte et la seule qu'elle apprécie. Et, après une semaine d'attente, au lendemain de sa course, elle a savouré le malt d'orge et le houblon qui la compose.
Si les projets de Marcel se concrétisent, il nous sera donné l'occasion de le revoir chez nous et de partager cette fois-la Hipo avec notre hôte.
Les tableaux et les réflexions de Marcel sont là !
Une vidéo sur le bonhomme ici !
Liens ayant pour sujet Marcel sur le blog "Île usions Mahoraises" :
http://ilusionmahoraise.blogspot.com/2009/06/epilogue-dominical.html
http://ilusionmahoraise.blogspot.com/2008/06/artiste-de-mayotte.html
http://ilusionmahoraise.blogspot.com/2008/04/atelier-dartiste.html
http://ilusionmahoraise.blogspot.com/2007/10/peinture-encore.html
http://ilusionmahoraise.blogspot.com/2007/05/bienvenue-chez-nous.html
http://ilusionmahoraise.blogspot.com/2007/04/la-barge.html
http://ilusionmahoraise.blogspot.com/2010/03/chez-marcel.html
samedi 14 janvier 2012
La Réunion n'est pas une ïle à plages
Cette partie de l'océan Indien possède de nombreuses îles largement vantées dans les prospectus touristiques. On trouve la grande île et ses plages immenses, longues de plusieurs kilomètres et désertes. Madagascar a aussi d'autres attraits dont le sexe low cost. Il y a la voisine Maurice qui a créé des hôtels insérés dans la cadre tropical à l'arrière de plages aménagées. Le touriste y trouve ce qu'il vient chercher : du farniente dépaysant au soleil. Plus au nord les Maldives proposent pour quelques temps encore des îlots posés sur une eau transparente propice à un isolement paradisiaque. Les Seychelles à la vocation touristique plus ancienne offrent au voyageur aisé des prestations haut de gamme ou une hôtellerie familiale à l'accent créole délicieusement surannée près des plus belles plages au monde. Mayotte possède à l'abri de son lagon des dizaines de plages tranquilles, la plupart de sable noir, quelques unes de sable blanc, très peu sont aménagées et certaines sont accessibles par la mer uniquement. Les fonctionnaires de passage quatre ans cherchent à les visiter toutes avant la fin de leur séjour. Dans tous les cas, les tombants sont magnifiques de vie sous-marine dans une eau chargée.
La Réunion n' aucun de ces atouts. La côte est rocheuse. Les rares plages sont dangereuses à cause des courants et de la houle forte. Il y a bien un lagon en formation. Sur une étroite bande de gros sable corallien, la foule se presse et s'entasse. Déjeuner dans un des restaurants de bord de mer ou pique-niquer à l'ombre des filaos reste néanmoins très agréable. Le littoral de Saint-Denis est gris de blocs et de gros galets et les activités nautiques y sont interdites totalement. La première plage est à une demie-heure de voiture et est tristement célèbre pour ses requins voraces. Habiter La Réunion c'est se tourner vers les hauts. Là, se trouve un paysage unique dans la région. Des remparts vertigineux cernent trois cirques sublimes. L'ensemble a été récemment classé patrimoine mondial de l'humanité par l'Unseco. Venez donc à La Réunion pour des randonnées inoubliables et surtout venez-y en saison sèche quand les températures sont douces ! Nous nous amusons en ce moment des touristes suant sang et eau tantôt sous un soleil de plomb tantôt sous une averse violente. Venez nous voir de mai à octobre, nous irons ensemble dans les hauts marcher et dormir en gîte après un bon repas local. A bientôt !
La Réunion n' aucun de ces atouts. La côte est rocheuse. Les rares plages sont dangereuses à cause des courants et de la houle forte. Il y a bien un lagon en formation. Sur une étroite bande de gros sable corallien, la foule se presse et s'entasse. Déjeuner dans un des restaurants de bord de mer ou pique-niquer à l'ombre des filaos reste néanmoins très agréable. Le littoral de Saint-Denis est gris de blocs et de gros galets et les activités nautiques y sont interdites totalement. La première plage est à une demie-heure de voiture et est tristement célèbre pour ses requins voraces. Habiter La Réunion c'est se tourner vers les hauts. Là, se trouve un paysage unique dans la région. Des remparts vertigineux cernent trois cirques sublimes. L'ensemble a été récemment classé patrimoine mondial de l'humanité par l'Unseco. Venez donc à La Réunion pour des randonnées inoubliables et surtout venez-y en saison sèche quand les températures sont douces ! Nous nous amusons en ce moment des touristes suant sang et eau tantôt sous un soleil de plomb tantôt sous une averse violente. Venez nous voir de mai à octobre, nous irons ensemble dans les hauts marcher et dormir en gîte après un bon repas local. A bientôt !
lundi 12 décembre 2011
Confontation dans l'Océan Indien !
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| Les Vautours de Mayotte |
En basket, la finale de Coupe zone
Océan Indien se déroulait à La Réunion hier soir à 18h et voyait
la confrontation entre Les Vautours de Labattoir et Le Basket Club de
Saint-Denis. La première compagnie y a emmené Raoul et Gustave dont BCD est le club d'appartenance.
Le premier quart-temps était à
l'avantage des Réunionnais qui imposaient un jeu placé face à des
Mahorais virevoltants et maladroits.
L'écart de six points acquis par les
locaux s'accroissait même pour atteindre 9 points au cours du
deuxième quart-temps. A 35-26, la défense dyonisienne, intraitable
jusque là, laissait passer les petits gabarits mahorais qui
retrouvaient de plus leur adresse à trois points. Pour la première
fois du match, les Vautours passaient devant au score, 37-39 pour
finir à 41-44 après une dernière possession du BCD.
Le troisième quart-temps se montrait
très indécis. Les Mahorais réussissaient par leur jeu collectif
bien huilé à obtenir 5 points d'avance avant que leur adversaire
serre les rangs en défense pour repasser devant au score (58-57) à
1'37'' de la fin du quart-temps. Les Vautours accéléraient encore
le jeu pour finir par arracher un court avantage (58-60) sur lancer
franc.
L'entame du quatrième quart-temps
était largement à l'avantage de joueurs de la Réunion qui
imposaient leur physique pour infliger un 7-0 à des joueurs mahorais
qui semblaient pendant quelques minutes avoir perdu leur jeu et leur
agressivité (68-64). Le temps mort demandé par Philippe Latarse
redonnait un sens au jeu des Vautours qui dans un final sensationnel
arrachaient l'égalisation (76-76).
Les cinq minutes des prolongations
permettaient aux Vautours de s'envoler vers une victoire méritée
pendant laquelle ils ont fait preuve d'une grande intelligence de jeu
et d'adresse aux trois points (82-88). C'est donc Mayotte qui va
accueillir un club métropolitain en janvier et poursuivre son
aventure en Coupe de France de Basket.
Nous aurions été satisfaits quelque soit le vainqueur. Nous sommes attachés aux deux îles. Néanmoins après les semaines difficiles vécues par la population mahoraise, cette victoire sur le voisin opulent va sans doute donner du baume au cœur en cette fin d'année dans l'île aux parfums. C'est dans doute ce qu'on pensé les élus opportunistes du conseil général de Mayotte présents sur les photos de liesse hier soir. Pourvu qu'ils retiennent que les Vautours ont gagné grâce à de belles qualités : constance, détermination, talent et sens du collectif.
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| Echauffement |
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| BCD de la Réunion |
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| Joie finale |
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| La coupe à Mayotte |
lundi 21 novembre 2011
Entre les îles.
Entre Mayotte et Madagascar émergent le banc de la Zélée et le Récif du Geyser. Géologiquement c'est un ancien point chaud (comprenez volcans). La plaque terrestre s'est déplacée et le point chaud a créé plus tard Mayotte, Mohéli, Ajouan et plus récemment la Grande Comore dont le volcan est toujours actif. Pour la Zélée et le Geyser, l'érosion a fait son effet et les îles se sont effondrées laissant deux atolls.
Autrefois dangereux endroits pour les navigateurs, ce sont devenus des lieux de pêche et de plongées.
La première compagnie ne pouvait pas ne pas y aller. Profitant d'un travail à Mayotte de trois jours (qui finalement ne s'est pas fait à cause de grèves longues), il a enchainé par un we de trois jours en mer. Organisé par son club préféré (Le Nyamba Club), la route se fait à bord du Manga Bé, petit catamaran de quinze mètres qui accueille huit plongeurs, deux membres d'équipage et leur matériel. Le départ s'est fait jeudi en fin d'après-midi. Le skipper est un personnage de roman et son matelot pourrait être le joueur de banjo du film "Délivrance". Les huit plongeurs forment un belle équipe composée d'un moniteur, d'un médecin, d'un gendarme, d'un marin et de trois civils normalement constitués.
Après une nuit en mer, nous avons à peine le temps d'admirer le soleil montant qu'il faut descendre sous l'eau. Cette première plongée donne le ton, nous trouvons ce que nous sommes venus chercher : du requin. La visibilité est très bonne, on les voit venir, curieux et repartir dédaignant ces grandes proies inconnues et trop bruyantes. Nous croisons un raie aigle, des carangues et un Napoléon. La plongée de l'après-midi est aussi riche en rencontres : raie queue de vache, requins, thons dent de chien. Nous quittons la Zélée pour le récif du Geyser situé quelques miles plus à l'est.

A marée basse, un îlot de sable blanc apparait et quelques rochers affleurent. Le bateau est à l'ancre pour la nuit. L'oreille interne s'est habituée au mouvement de l'eau et le sommeil est réparateur. Au matin, un groupe de dauphins passe devant le bateau. Après le petit déjeuner le vent se lève. Nous plongeons à deux reprises au Geyser où la visibilité est très moyenne et la remontée sur le bateau plus que sportive. Les requins sont toujours là, loin dans le bleu et impossible à photographier proprement.
Le lendemain, nous retournons sous voile à la Zélée. Le temps s'est couvert et la lumière moins bonne sous l'eau. Le requin dormeur, posé dans un gros trou de la paroi sous-marine, n'a que faire de ses considérations esthétiques et nous ignore totalement.
Enfin, nous réussissons, après trois jours de mer, une prise de pêche du bateau, un beau barracuda que nous mangeons pour dîner.
Le retour à Mayotte s'effectue sans encombre. Au petit matin, nous avalons à quai le dernier petit déjeuner et constatons que la ville est active, il semble que la vie économique ait repris son cours après 44 jours de grève générale.
Nous étions loin de ce tumulte ce qui fut bien agréable. Au final les requins des familles suivantes se sont montrés : Dagsit, pointes noires, pointes blanches, dormeur et marteau Halicorne.
Libellés :
catamaran,
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raies,
requin dagsit,
requin dormeur,
requin marteau halicorne,
requin nourrice,
requin pointes blanches,
requin pointes noires
dimanche 30 octobre 2011
Deux îles, deux catastrophes
Mayotte et La Réunion font parler d'elles dans les J.T. métropolitains. Il y a d'un côté un mouvement social dur contre la vie chère et de l'autre un incendie violent. Dans les deux cas, nul ne sait quand cela va s'arrêter. Dans les deux cas, les conséquences auront un impact durable.
A Mayotte, une manifestation contre la vie chère s'est transformée en mouvement social paralysant toute l'activité économique depuis cinq semaines. Ce n'est pas la première fois que la population exprime son mécontentement contre la vie chère. Les syndicats qui rêvaient de reproduire un scénario à la Gouadeloupéenne depuis des mois ont martelé leur message dans une période favorable : le mois des grands mariages immédiatement suivi du mois du Ramadan puis de la rentrée scolaire a vidé les comptes en banque des foyers. La manifestation a donc rassemblé un jour, puis deux puis plusieurs. A chaque fois, le jeune préfet dont c'est le premier poste, sur l'île depuis un mois, veut rétablir l'ordre républicain et la liberté de circulation. Mal lui en a pris. La rancœur s'est focalisée sur son action et a attisé la violence. Néanmoins, les négociations se poursuivaient. A près quinze jours de blocage total de l'île (magasins fermés, routes barrées, entreprises sans salariés) on imaginait la signature d'un accord. Seule F.O. l'a signé sentant un dérapage du mouvement, manipulé par des leaders syndicalistes radicaux dont l'un se présente aux prochaines législatives ! Depuis cette date et dans les trois semaines qui ont suivi, les barrages se sont multipliés, des magasins ont été pillés et brulés, des automobilistes rackettés, des clients qui cherchaient à acheter, molestés et des travailleurs priés fermement de sortir de leurs bureaux. Les jeunes qui devaient reprendre le chemin des écoles ont poursuivi leur vacances sur les routes remontant ici un barrage (souvent un manguier centenaire abattu le long de la route) que les forces de l'ordre déblayaient là, caillassant sans distinction, police, gendarmerie, pompier et ambulance. Les leaders politiques, incapables de se situer par rapport au mouvement n'ont d'abord pas pris la mesure de ce qui se déroulait (déplacements hors de Mayotte au Danemark, à Madagascar....) puis ont voulu soutenir la contestation avant de se taire face aux excès. Et puis il y a eu un mort dans des circonstance floues. Probablement bientôt érigé au rang de martyr des combattants contre la vie chère, il était plus certainement tranquillement en train de boire une bière à la buvette du coin et s'est retrouvé par hasard au milieu d'une bataille rangée. Les chefs d'entreprise ont mis un actif du privé sur six au chômage technique et se demandent s'ils vont survivre à un mois de chiffre d'affaires nul dans un contexte de crise économique et de retards de paiement des collectivités représentant plusieurs mois et années d'activité.
Une lueur de sortie de conflit parait pour cette semaine. Les magasin sont rouverts pour nourrir la population lassée qui avait faim et un négociateur vient de métropole renforcer le médiateur déjà nommé mais rejeté (les syndicalistes en demandant un médiateur ont cru recevoir un envoyé du gouvernement aux poches pleines). Il y a moins de cent manifestants chaque jour et des jeunes aux barrages sur toute l'île. Chacun à Mayotte retient son souffle pour que le début de semaine soit celui de la fin du conflit mais personne n'irait parier un euro la dessus tant la stratégie syndicale s'élabore au jour le jour et la population est versatile.
A la Réunion, la situation est hors de contrôle depuis une semaine. L'incendie s'est déclaré sur les hauts de l'ouest. Attisé par le vent soutenu, plusieurs foyers d'origine criminelle ont brulé près de 2700ha soit 1% de la suface de l'île. Les flammes ont ravagé une partie du parc national de la Réunion récemment déclaré patrimoine de l'humanité et foyer d'une faune et d'une flore endémique unique. C'est une des richesses de l'île qui part en fumée. Les pompiers luttent d'arrache pied dans des zones difficilement accessibles et très sèches alors que la saison des pluies débute à peine. Épuisés, ils viennent de recevoir le renfort de 172 collègues de métropole. La polémique enfle sur les matériels disponibles en particulier sur le manque de moyens aériens. Les Réunionnais fustigent la décision du préfet de ne pas faire intervenir un bombardier d'eau de la métropole comme l'an dernier. Les réseaux sociaux s'enflamment eux aussi ! La colère est à la hauteur de l'impuissance. Décidément, en période de crise, il n'est pas bon être le représentant du gouvernement. Les pompiers ne sont pas optimistes pour les heures qui viennent...Personne ne peut dire comment va évoluer la situation sur les multiples fronts de flammes. Certains invoquent les esprits et dansent pour que la pluie tombe. D'autres en appellent à un rassemblement pacifique ce lundi pour faire pression et obtenir plus de moyens.
A Mayotte, une manifestation contre la vie chère s'est transformée en mouvement social paralysant toute l'activité économique depuis cinq semaines. Ce n'est pas la première fois que la population exprime son mécontentement contre la vie chère. Les syndicats qui rêvaient de reproduire un scénario à la Gouadeloupéenne depuis des mois ont martelé leur message dans une période favorable : le mois des grands mariages immédiatement suivi du mois du Ramadan puis de la rentrée scolaire a vidé les comptes en banque des foyers. La manifestation a donc rassemblé un jour, puis deux puis plusieurs. A chaque fois, le jeune préfet dont c'est le premier poste, sur l'île depuis un mois, veut rétablir l'ordre républicain et la liberté de circulation. Mal lui en a pris. La rancœur s'est focalisée sur son action et a attisé la violence. Néanmoins, les négociations se poursuivaient. A près quinze jours de blocage total de l'île (magasins fermés, routes barrées, entreprises sans salariés) on imaginait la signature d'un accord. Seule F.O. l'a signé sentant un dérapage du mouvement, manipulé par des leaders syndicalistes radicaux dont l'un se présente aux prochaines législatives ! Depuis cette date et dans les trois semaines qui ont suivi, les barrages se sont multipliés, des magasins ont été pillés et brulés, des automobilistes rackettés, des clients qui cherchaient à acheter, molestés et des travailleurs priés fermement de sortir de leurs bureaux. Les jeunes qui devaient reprendre le chemin des écoles ont poursuivi leur vacances sur les routes remontant ici un barrage (souvent un manguier centenaire abattu le long de la route) que les forces de l'ordre déblayaient là, caillassant sans distinction, police, gendarmerie, pompier et ambulance. Les leaders politiques, incapables de se situer par rapport au mouvement n'ont d'abord pas pris la mesure de ce qui se déroulait (déplacements hors de Mayotte au Danemark, à Madagascar....) puis ont voulu soutenir la contestation avant de se taire face aux excès. Et puis il y a eu un mort dans des circonstance floues. Probablement bientôt érigé au rang de martyr des combattants contre la vie chère, il était plus certainement tranquillement en train de boire une bière à la buvette du coin et s'est retrouvé par hasard au milieu d'une bataille rangée. Les chefs d'entreprise ont mis un actif du privé sur six au chômage technique et se demandent s'ils vont survivre à un mois de chiffre d'affaires nul dans un contexte de crise économique et de retards de paiement des collectivités représentant plusieurs mois et années d'activité.
Une lueur de sortie de conflit parait pour cette semaine. Les magasin sont rouverts pour nourrir la population lassée qui avait faim et un négociateur vient de métropole renforcer le médiateur déjà nommé mais rejeté (les syndicalistes en demandant un médiateur ont cru recevoir un envoyé du gouvernement aux poches pleines). Il y a moins de cent manifestants chaque jour et des jeunes aux barrages sur toute l'île. Chacun à Mayotte retient son souffle pour que le début de semaine soit celui de la fin du conflit mais personne n'irait parier un euro la dessus tant la stratégie syndicale s'élabore au jour le jour et la population est versatile.
A la Réunion, la situation est hors de contrôle depuis une semaine. L'incendie s'est déclaré sur les hauts de l'ouest. Attisé par le vent soutenu, plusieurs foyers d'origine criminelle ont brulé près de 2700ha soit 1% de la suface de l'île. Les flammes ont ravagé une partie du parc national de la Réunion récemment déclaré patrimoine de l'humanité et foyer d'une faune et d'une flore endémique unique. C'est une des richesses de l'île qui part en fumée. Les pompiers luttent d'arrache pied dans des zones difficilement accessibles et très sèches alors que la saison des pluies débute à peine. Épuisés, ils viennent de recevoir le renfort de 172 collègues de métropole. La polémique enfle sur les matériels disponibles en particulier sur le manque de moyens aériens. Les Réunionnais fustigent la décision du préfet de ne pas faire intervenir un bombardier d'eau de la métropole comme l'an dernier. Les réseaux sociaux s'enflamment eux aussi ! La colère est à la hauteur de l'impuissance. Décidément, en période de crise, il n'est pas bon être le représentant du gouvernement. Les pompiers ne sont pas optimistes pour les heures qui viennent...Personne ne peut dire comment va évoluer la situation sur les multiples fronts de flammes. Certains invoquent les esprits et dansent pour que la pluie tombe. D'autres en appellent à un rassemblement pacifique ce lundi pour faire pression et obtenir plus de moyens.
Mayotte, La Réunion, deux îles meurtries de l'océan Indien, deux populations qui ont le sentiment d'être laissées à l'abandon par la métropole dans des situations qui les dépassent. Les relations avec les territoires d'outre-mer sont décidément complexes. Au delà, c'est sans doute la notion même de nation, une et indivisible que la vie chère et les incendies mettent à mal.
samedi 8 octobre 2011
Que reste-t-il ?
Depuis trois semaines, la première compagnie est à La Réunion. Pour la première fois depuis plus de deux ans, il ne prendra pas l'avion vers Mayotte demain et entamera une quatrième semaine à Saint-Denis, suivies par quelques autres.
Fini les aller-retours, terminé le travail salarié à O.I.D.F., le centre de formation qui l'a embauché voilà près de six ans. Ce deuxième départ suscite des réflexions et sentiments nombreux. Mayotte est d'abord une île, y vivre a été une expérience nouvelle. La nature est proche de la ville ; rapidement la forêt tropicale ou le lagon offrent leurs trésors. Il y eut la découverte de l'âme mahoraise, d'une complexité inouïe pour un occidental blanc. Malgré des heures passées au contact de stagiaires, l'entrée au plus profond des villages et des maisons, l'implication dans le football local, la vie dans un quartier typique, elle demeure mystérieuse.
Il y a bien sûr des rencontres atypiques comme Marcel, peintre de son état et amoureux des Comores. Par son travail et sa générosité, nous avons des souvenirs originaux de nos années mahoraises. Laurent, l'ami d'enfance, patron de presse, marié à une Mahoraise, père d'une Cécile métisse, incarne a lui tout seul la modernité du lieu et son avenir. Sans relâche, il œuvre pour une île meilleure et pour qu'elle retrouve dans un mode développé le paradis qu'elle fut. Marie-Paule, notre femme de ménage incarne toutes les difficultés des cousins comoriens à s'insérer à Mayotte dignement. Depuis notre premier départ, nous nous battons contre les administrations locales (caisse de sécurité sociale, de chômage...) pour qu'elle obtienne ce à quoi elle a droit. D'autres rencontres encore sont dans nos mémoires.
Il reste aussi des impressions, des milliers de photos, quelques tableaux, des niveaux de plongées, une expérience de formateur.
Cette dernière, il convient maintenant de la valoriser pour son propre compte à la Réunion. Le statut d'autoetrepreneur est déposé, quelques contacts sont noués et les premières formations programmées. Mayotte va néanmoins continuer à donner, puisque la première compagnie va y retourner pour le travail en tant qu'indépendant cette fois-ci à la fin octobre et il a réservé des plongées, histoire de ne pas se sevrer trop violemment...
mardi 23 août 2011
Marie-Paule voyage d'île en île.
Nous avions laissé en quittant Mayotte, il y a deux ans, Marie-Paule. Nous avons eu plaisir à l'accueillir quelques instants ce dimanche chez nous à Saint-Denis.
La vie de Marie-Paule n'est pas très gaie. Comorienne en situation régulière à Mayotte, elle ne travaille plus depuis que nous sommes partis. Elle habite dans une case en tole à M'Tsapéré. Son mari fait des petits boulots ici et là au noir et elle perçoit 90€ des allocations familliales pour ses deux enfants. De temps en temps, la première compagnie lui confie son linge à repasser lors de ses passages à Mayotte.
Marie-Paule lutte contre un cancer de la tyroïde depuis trois ans. Déclarée lorsqu'elle travaillait chez nous et donc prise en charge par le sécurité sociale, elle a pu profiter de soins performants. Elle s'est déplacée quatre fois en Ile de France pour des traitements spécifiques. Cette semaine, elle était pour la seconde fois à la Réunion pour profiter de l'IRM de l'hôpital de Saint-Pierre, équipement pour l'heure inexistant à Mayotte. Ce soir elle a tenu à nous annoncer par téléphone que le prochain examen aurait lieu dans deux ans ce qui nous indique qu'elle est en remission.
Nous l'avons trouvé en forme et toujours aussi souriante. Nous lui souhaitons maintenant de retrouver un travail afin de simplement assurer une vie moins difficile à sa famille.
La vie de Marie-Paule n'est pas très gaie. Comorienne en situation régulière à Mayotte, elle ne travaille plus depuis que nous sommes partis. Elle habite dans une case en tole à M'Tsapéré. Son mari fait des petits boulots ici et là au noir et elle perçoit 90€ des allocations familliales pour ses deux enfants. De temps en temps, la première compagnie lui confie son linge à repasser lors de ses passages à Mayotte.
Marie-Paule lutte contre un cancer de la tyroïde depuis trois ans. Déclarée lorsqu'elle travaillait chez nous et donc prise en charge par le sécurité sociale, elle a pu profiter de soins performants. Elle s'est déplacée quatre fois en Ile de France pour des traitements spécifiques. Cette semaine, elle était pour la seconde fois à la Réunion pour profiter de l'IRM de l'hôpital de Saint-Pierre, équipement pour l'heure inexistant à Mayotte. Ce soir elle a tenu à nous annoncer par téléphone que le prochain examen aurait lieu dans deux ans ce qui nous indique qu'elle est en remission.
Nous l'avons trouvé en forme et toujours aussi souriante. Nous lui souhaitons maintenant de retrouver un travail afin de simplement assurer une vie moins difficile à sa famille.
lundi 18 juillet 2011
Au sommet de Mayotte
Les week-ends se suivent et ne se ressemblent pas à Mayotte pour la 1ère compagnie. Pas de plongée cette fois ci, un autre effort physique l'attendait.
Il est un des sommets qui n'avait pas été gravi par la famille David pendant les quatre années de vie dans l'île aux parfums : le mont Benara.
C'est donc plein de motivation que le représentant du club des six voulait gravir le plus haut point de Mayotte le samedi 2 juillet.
Plusieurs chemins peuvent être empruntés pour l'atteindre; départ de Bandrélé, sommet et descente vers Tsararano a été choisi. Une quinzaine de kilomètres et 1200 mètres de denivelés à effectuer tranquillement. L'hiver austral est la période de l'année pour effecteur l'ascension : le chemin est sec, les températures très supportables.
Du village, le chemin traverse les champs de manioc et de bananiers. Ça et là, des Baobab fins et élancés nous apportent de l'ombre en ce début de matinée. Nous croisons une espèce de palmiers rares sur l'île. De petites tailles et touffus, ils étaient jadis utilisés pour réaliser de solides tresses.
Après quelques minutes, le chemin se raidit et les premiers Padza apparaissent.
Plus loin, la terre des pentes est soutenue par de gros sacs noirs empêchant l'érosion et des acacias ont été plantés pour régénérer les sols. Un premier faré, une première halte nous offre une belle vue sur les côtes du sud et sur le mont Choungui.
Nous pénétrons dans une foret qui abritait jadis l'ancien village de Benara avant que l'on invite la population à se rapprocher des côtes et de la piste faisant le tour de l'île pour la désenclaver. Nulle trace d’habitation ancienne sous ces grands arbres. Au croisement du chemin venant d’Hajangoua, il faut prendre à gauche. La pente est raide maintenant, d’autres espèces végétales s’offrent à nos regards en particulier des arbres que l’on ne voit pas plus bas. Nous sommes surpris par la variété des champignons qui poussent sur les troncs morts.


La première compagnie scrute le bord du chemin pour découvrir l'orchidée. Est-ce cette fleur mauve que l'on ne voit qu'à l'approche du sommet ?

Le premier Benara est atteint. Tout le sud de l’ile en contrebas s’étale jusqu’au lagon qui l’enferme. Une pause, quelques gorgées d’eau et de calories permettent aux organismes d’affronter le chemin “aérien” comme l’indique le guide vers le deuxième Bénara. Il faut d’abord descendre, aidé par des chaines quelques fois puis remonter au milieu des blocs de pierres. L’apic est vertigineux vers Poroani. On entend les bruits du village et des zébus.
Le sommet se mérite après un dernier coup de rein. La vue sur la presque totalité de Mayotte est splendide. Un déjeuner à l’ombre s’impose. Il fait bon et un couple de papillons rouges inédits batifole. Bizarrement, nous remarquons un mandarinier de belle taille.
Nous partons vers Tsararano. La descente s’adoucit à mesure que nous avançons. Il n’y a plus de point de vue. Différentes forets se succèdent entrecoupées d’anciens padzas plus ou moins replantés. Nous traversons un ruisseau encore actif en ce début de saison sèche. Plus loin, les aiguilles au sol de deux grands résineux rendent le chemin très souple sur quelques mètres, on ne sera jamais pourquoi ils ont été planté là ...Un deuxième faré nous accueille pour le gouter. La vue décrite par le guide a disparu derrière les acacias qui ont vivement poussé depuis.
Nous retrouvons les champs et quelques zébus à l'approche de Tsararano. Beaucoup de ces espaces dédiés à la culture sont abandonnés ou travaillés par les clandestins. Les gros jacquiers offrent leurs fruits qui ne sont pas cueillis.Les premières maisons apparaissent le long de ce qui est devenu maintenant une piste, elles signent l'extension du village. Tsararano est sans intérêt à l'exception de ses vendeuses de fruits et légumes. Elles pourront bénéficier dans quelques semaines d'un marché couvert si elles ont des papiers en règle et payé la patente, elles qui s'étalent dangereusement dans un virage depuis toujours; il est probable que beaucoup d'entre elles continueront à occuper la route illégalement. Pour les autres, il s'agira de vendre différemment. Cet équipement vient compléter les chantiers en cours d'une commune dynamique : station d'épuration (la deuxième de l'ile !) et le lycée.
Une belle ballade que le Bénara, que l'on peut aussi effectuer au départ de Poroani. A faire en saison sèche. Pendant l'été austral, le chemin devient glissant et les nuages plus fréquents risquent de masquer les différents points de vue splendides qui laissent admirer la côte découpée de Mayotte et son magnifique lagon.
Il est un des sommets qui n'avait pas été gravi par la famille David pendant les quatre années de vie dans l'île aux parfums : le mont Benara.
C'est donc plein de motivation que le représentant du club des six voulait gravir le plus haut point de Mayotte le samedi 2 juillet.
Plusieurs chemins peuvent être empruntés pour l'atteindre; départ de Bandrélé, sommet et descente vers Tsararano a été choisi. Une quinzaine de kilomètres et 1200 mètres de denivelés à effectuer tranquillement. L'hiver austral est la période de l'année pour effecteur l'ascension : le chemin est sec, les températures très supportables.
Du village, le chemin traverse les champs de manioc et de bananiers. Ça et là, des Baobab fins et élancés nous apportent de l'ombre en ce début de matinée. Nous croisons une espèce de palmiers rares sur l'île. De petites tailles et touffus, ils étaient jadis utilisés pour réaliser de solides tresses.
Après quelques minutes, le chemin se raidit et les premiers Padza apparaissent.
Plus loin, la terre des pentes est soutenue par de gros sacs noirs empêchant l'érosion et des acacias ont été plantés pour régénérer les sols. Un premier faré, une première halte nous offre une belle vue sur les côtes du sud et sur le mont Choungui.Nous pénétrons dans une foret qui abritait jadis l'ancien village de Benara avant que l'on invite la population à se rapprocher des côtes et de la piste faisant le tour de l'île pour la désenclaver. Nulle trace d’habitation ancienne sous ces grands arbres. Au croisement du chemin venant d’Hajangoua, il faut prendre à gauche. La pente est raide maintenant, d’autres espèces végétales s’offrent à nos regards en particulier des arbres que l’on ne voit pas plus bas. Nous sommes surpris par la variété des champignons qui poussent sur les troncs morts.


La première compagnie scrute le bord du chemin pour découvrir l'orchidée. Est-ce cette fleur mauve que l'on ne voit qu'à l'approche du sommet ?
Le premier Benara est atteint. Tout le sud de l’ile en contrebas s’étale jusqu’au lagon qui l’enferme. Une pause, quelques gorgées d’eau et de calories permettent aux organismes d’affronter le chemin “aérien” comme l’indique le guide vers le deuxième Bénara. Il faut d’abord descendre, aidé par des chaines quelques fois puis remonter au milieu des blocs de pierres. L’apic est vertigineux vers Poroani. On entend les bruits du village et des zébus.
Le sommet se mérite après un dernier coup de rein. La vue sur la presque totalité de Mayotte est splendide. Un déjeuner à l’ombre s’impose. Il fait bon et un couple de papillons rouges inédits batifole. Bizarrement, nous remarquons un mandarinier de belle taille.
Nous partons vers Tsararano. La descente s’adoucit à mesure que nous avançons. Il n’y a plus de point de vue. Différentes forets se succèdent entrecoupées d’anciens padzas plus ou moins replantés. Nous traversons un ruisseau encore actif en ce début de saison sèche. Plus loin, les aiguilles au sol de deux grands résineux rendent le chemin très souple sur quelques mètres, on ne sera jamais pourquoi ils ont été planté là ...Un deuxième faré nous accueille pour le gouter. La vue décrite par le guide a disparu derrière les acacias qui ont vivement poussé depuis.
Nous retrouvons les champs et quelques zébus à l'approche de Tsararano. Beaucoup de ces espaces dédiés à la culture sont abandonnés ou travaillés par les clandestins. Les gros jacquiers offrent leurs fruits qui ne sont pas cueillis.Les premières maisons apparaissent le long de ce qui est devenu maintenant une piste, elles signent l'extension du village. Tsararano est sans intérêt à l'exception de ses vendeuses de fruits et légumes. Elles pourront bénéficier dans quelques semaines d'un marché couvert si elles ont des papiers en règle et payé la patente, elles qui s'étalent dangereusement dans un virage depuis toujours; il est probable que beaucoup d'entre elles continueront à occuper la route illégalement. Pour les autres, il s'agira de vendre différemment. Cet équipement vient compléter les chantiers en cours d'une commune dynamique : station d'épuration (la deuxième de l'ile !) et le lycée.
Une belle ballade que le Bénara, que l'on peut aussi effectuer au départ de Poroani. A faire en saison sèche. Pendant l'été austral, le chemin devient glissant et les nuages plus fréquents risquent de masquer les différents points de vue splendides qui laissent admirer la côte découpée de Mayotte et son magnifique lagon.
jeudi 9 juin 2011
La première compagnie rempli ses journées de solitude lorsqu'il est à Mayotte par une consommation effrené du lagon de Mayotte. Durant le dernier séjour sur l'île aux parfums, il a alterné plongées, safari nautique et p.m.t. accompagné de son matériel photo.
Le 8 mai, depuis une plage isolée, il faut nager quelques centaines de mètres vers un îlot. Tout autour de lui, s'étalent les beautés coralliennes. Il suffit de palmer et d'admirer.
Le 9 mai au soir, après le labeur, une plongée de nuit, moments privilégiés pour les crustacés.
Le 8 mai, depuis une plage isolée, il faut nager quelques centaines de mètres vers un îlot. Tout autour de lui, s'étalent les beautés coralliennes. Il suffit de palmer et d'admirer.
Le 9 mai au soir, après le labeur, une plongée de nuit, moments privilégiés pour les crustacés.
Le 14 mai. Avec Seau Blue Safari, il part à la rencontre des mammifères marins et tombe sur le spectacle des sternes, frégates et dauphins chassant les mêmes poissons.
Enfin le 22 mai, plongées lointaine au sud de l'île. Une première plongée où la multitudes de poissons rivalise avec la taille des coraux. Puis un bac de dauphins rencontré en naviguant sur le site de la deuxième plongée. Et là comme une apothéose, raies de 4 espèces différentes, thazards, carangues, requins dagsit et requin léopard se sont montrés dans leurs éléments.
Ce lagon est fabuleux. Allez-y avant que le réchauffement climatique et la pollution des habitants Mayotte n'aient raison de lui.
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