Nous ne sommes pas toqués et c'est prudemment que nous avons décidé de faire notre tour du monde. Pour ce faire, nous avons choisi le Vendée Globe Challenge et plus précieusement le bateau de Bertrand de Broc, concurrent de cette fabuleuse course à la voile qui consiste à faire le tour de la terre en solitaire et sans escale.
Son projet est de faire financer son bateau par des souscriptions de Monsieur et Madame tout le monde. En 1996, il avait déjà eu cette idée et était parti pour sa deuxième tentative affronter les redoutables 40èmes rugissants et 50èmes hurlants. Nous avions avec beaucoup d'émotion assisté au départ avec un Simon qui s'ennuyait ferme. Notre nom était inscrit sur la coque du bateau comme donateur et il est aujourd'hui au fond de l'eau...Bertrand de Broc ayant chaviré à 24h de l'arrivée aux Sables d'Olonne. Au cours de sa première tentative, il s'était fait connaître du monde entier en se recousant la langue lui-même sur son bateau et sans anesthésie en suivant les indications du docteur de la course basé à terre. Il avait du abandonner plus tard suite à une avarie.
Pour la troisième fois, il est au départ de la course. Son ambition est de la finir. Parce que nous y étions déjà, parce que nous connaissons sa compagne qui était en classe avec nous, parce que ce marin est un vrai breton bourru, authentique au possible et d'une grande modestie, parce que il est têtu et qu'il remet ça, nous avons du bout du monde souscrit à nouveau. Notre nom est maintenant sur le pont (puisque arrivé dans les derniers !)
Aujourd'hui à la sortie du Pot au noir, il va franchir l'équateur et passer dans notre hémisphère. Dans quelques semaines, il sera à l'aplomb de La Réunion mais bien trop au sud pour que nous puissions le voir, même avec la grande lunette de pirate.
Les pérégrinations de la Famille David dans l'océan Indien ou comment après Mayotte vivre à La Réunion.
samedi 24 novembre 2012
lundi 19 novembre 2012
La Kalla 2012
Pour sa deuxième course en compétition, Ln s'est attaquée ce dimanche à La Kalla. Le parcours entre La Possession et Dos d'Âne perché à mille mètres d'altitude, est nettement plus technique que sur le Camélia Raid où elle avait fini première de sa catégorie. La distance et le dénivelé sont quant à eux identiques. L'affluence, elle, est très différente puisque près de mille coureurs s'y sont inscrits !
Ln est partie vite dans la première montée, rassurée par de bonnes sensations. La descente, où elle a failli s'étaler de tout son long a été nettement moins profitable et nombre de coureurs lui sont passés devant.
Arrivée aux deux-tiers de la course, la première compagnie la croise sur la D1. Les premiers mots sont : "Chui dégoutée, j'ai tout perdu dans la descente !". Pourtant la belle, sans doute requinquée par les retrouvailles maritales et un chemin plus large, a fini fort les cinq derniers kilomètres.
Au final, après moins de trois heures de course, elle termine 61ème femme et 17ème vétérane 1 (entre 40 et 49 ans) soit dans le premier tiers des coureuses. A l'arrivée, la compétitrice qu'elle est devenue marmonna : "Je peux gagner facilement dix minutes dans la descente".
Rendez-vous l'an prochain pour cette belle course, bien organisée, qui s'élève vers les portes du Cirque de Mafate.

Ln est partie vite dans la première montée, rassurée par de bonnes sensations. La descente, où elle a failli s'étaler de tout son long a été nettement moins profitable et nombre de coureurs lui sont passés devant.
Arrivée aux deux-tiers de la course, la première compagnie la croise sur la D1. Les premiers mots sont : "Chui dégoutée, j'ai tout perdu dans la descente !". Pourtant la belle, sans doute requinquée par les retrouvailles maritales et un chemin plus large, a fini fort les cinq derniers kilomètres.
Au final, après moins de trois heures de course, elle termine 61ème femme et 17ème vétérane 1 (entre 40 et 49 ans) soit dans le premier tiers des coureuses. A l'arrivée, la compétitrice qu'elle est devenue marmonna : "Je peux gagner facilement dix minutes dans la descente".
Rendez-vous l'an prochain pour cette belle course, bien organisée, qui s'élève vers les portes du Cirque de Mafate.

lundi 12 novembre 2012
Roses sous les tropiques
Dans notre projet de construction de la
maison, il y avait les aménagements extérieurs. Nous les avions
dissociés du bâti et étions passés avec une entreprise de
Saint-Denis, branchée, jeune et dynamique. Après avoir réduit le
devis initial et pharaonique de moitié, les travaux débutèrent et
ne finirent jamais puisque la dite entreprise à mis la clé sous la
porte. Si l'essentiel était fait, il restait un peu de travail sur
les plantations.
La première compagnie qui se souvient
avec nostalgie de ses roses à Mayotte décida de remplir les bacs de
la terrasse arrière et d'y faire pousser cette fleur. Il choisit ce qu'il y avait
chez un pépiniériste de la place, c'est à dire pas grand chose.
Quelques semaines plus tard, le
résultat est agréable malgré une exposition défavorable et une
chienne qui aime cette terre souple et humide pour y cacher ses os.



jeudi 1 novembre 2012
Skate park de Sainte-Suzanne
Raoul avait une soirée halloween dans la campagne du côté de Sainte-Suzanne. Il souhaitait que le reste de la famille le rejoigne ce matin au Skate park.
L'endroit est plutôt agréable dans les méandres de la rivière à l'ombre de beaux arbres et de bambous. Les éléments pour rider sont connus et appréciés même si leur dégradation est rapide. Un stage de jeunes skaters, venant de Saint-Pierre (plus de cent kilomètres de route !) se déroulait en même temps que Raoul nous montrait ses progrès en roller.
Maintenant qu'il a grandit, forcit, son sens de l'équilibre et du timing donnent de jolis résultats à admirer. Il est le dernier de nos quatre enfants à pratiquer cette activité.
L'endroit est plutôt agréable dans les méandres de la rivière à l'ombre de beaux arbres et de bambous. Les éléments pour rider sont connus et appréciés même si leur dégradation est rapide. Un stage de jeunes skaters, venant de Saint-Pierre (plus de cent kilomètres de route !) se déroulait en même temps que Raoul nous montrait ses progrès en roller.
Maintenant qu'il a grandit, forcit, son sens de l'équilibre et du timing donnent de jolis résultats à admirer. Il est le dernier de nos quatre enfants à pratiquer cette activité.
lundi 29 octobre 2012
Gateaux
Que fait la première compagnie dans sa grande cuisine ?
Il a les ustensiles, la large gazinière et four de compétition. Il peut donc faire plaisir à sa marmaille qui raffole de ses gâteaux. Ln a décidé : "les desserts, c'est pas mon truc !", elle laisse donc son mari s'occuper le week-end pendant qu'elle lit Grataloup, Géohistoire de la Mondialisation.
Il a les ustensiles, la large gazinière et four de compétition. Il peut donc faire plaisir à sa marmaille qui raffole de ses gâteaux. Ln a décidé : "les desserts, c'est pas mon truc !", elle laisse donc son mari s'occuper le week-end pendant qu'elle lit Grataloup, Géohistoire de la Mondialisation.
jeudi 25 octobre 2012
Relais de Saint-Denis
Il y a une quantité très importante d'évènements sportifs à la Réunion. Sans doute trop et nombre d'entre eux ne réunit que quelques dizaines de participants. Il y en a pourtant un qui ne risque pas de perdre sa popularité, c'est le Relais de Saint-Denis. L'idée est simple : une équipe de dix coureurs se relaient sur un modeste parcours dans le centre ville. La mairie souhaite un maximum de participants et chacun repart avec un cadeau. Il y avait presque cent équipe partant et arrivant devant l'hôtel de ville.
Pour cette édition, Ln participait avec l'une des 20 équipes alignées par son lycée qui souhaitait fêter les 20 ans de son existence. Chaque équipe était composée d'élèves, de professeurs, de parents et de personnels administratifs. Elle a emmené son fils Gustave qui a sacrifié pour l'occasion un match de basket (c'est dire s'il voulait courir avec sa maman). Le résultat final n'avait pas d'importance, ce fut une belle fête sportive populaire et pour le Lycée Bellepierre une des vingt actions mises en place cette année et qui a réuni la communauté du Lycée au sens large.
Pour cette édition, Ln participait avec l'une des 20 équipes alignées par son lycée qui souhaitait fêter les 20 ans de son existence. Chaque équipe était composée d'élèves, de professeurs, de parents et de personnels administratifs. Elle a emmené son fils Gustave qui a sacrifié pour l'occasion un match de basket (c'est dire s'il voulait courir avec sa maman). Le résultat final n'avait pas d'importance, ce fut une belle fête sportive populaire et pour le Lycée Bellepierre une des vingt actions mises en place cette année et qui a réuni la communauté du Lycée au sens large.
dimanche 21 octobre 2012
Le Grand Raid de La Réunion 2012
Ce week-end marque la fin des deux semaines de vacances scolaires à La Réunion. Mais c'est avant tout l'épreuve sportive de l'année qui s'est déroulée pendant trois jours.
Il y a vingt ans, quelques amoureux des sentiers de randonnées imaginaient faire traverser l'île en passant par les cimes. A peine plus de cent kilomètres à l'origine, le parcours s'étale sur cent soixante dix kilomètres pour cette édition anniversaire. C'est l'un des raids les plus durs au monde et l'on dit ici en bombant le torse que c'est le raid montagne le plus exigeant sur la planète. Imaginez ! Quatre Marathons d'affilés et surtout douze mille mètres de dénivelés positifs !
Il y a le défi sportif et le reste. Deux mille sept cents coureurs dont la moitié ne verront pas la banderole de fin. Des milliers de bénévoles et de spectateurs qui aident les fous de la diagonale à aller du sud (St Philippe) vers le nord (St Denis) en passant par le volcan et les trois cirques. Le chemin est une splendeur et un calvaire. Si les montées usent, les descentes cassent. Il y a les différences de températures entre la nuit et le jour, l'humidité tropicale, éventuellement la pluie et les passages à plus de deux mille cinq cent mètres avec moins d'oxygène. Il y a enfin les aléas de la course qui surprennent les coureurs : blessure, échauffement, ampoules, crevasses, problèmes gastriques, déshydratation, coup de froid ou de chaud à gérer pendant de très longues heures. Il y a surtout une fatigue générale et seul le mental permet d'y faire face. Pourtant parfois l'esprit se met en sommeil paradoxal pendant que le corps continu d'avancer. Les hallucinations apparaissent. Si les meilleurs mettent plus de vingt-quatre heures, le dernier aura besoin de plus de soixante-cinq heures.
C'est à ce spectacle de dépassement humain dans un cadre grandiose qu'LN et la Première Compagnie ont décidé d'assister. Ils se sont portés volontaires pour l'assistance des coureurs Deniv' à un poste situé à trente cinq kilomètres de l'arrivée. Du matin au soir ce samedi, ils ont vu passé les nouveaux héros. ils se sont occupés tant bien que mal de ces machines usées : boisson, nourriture et réconfort pendant que le doc' et les kinés tentaient de remettre de l'ordre dans les mécaniques meurtries.
Dimanche, ils ont assisté à l'arrivée des derniers coureurs au stade de La Redoute. Parmi eux, il y avait un membre de leur club. La ligne franchie, il a été submergé par l'émotion...Plus tard allongé sur la pelouse, il nous a raconté comment il devait sans cesse se relancer pendant une bonne moitié de la course pour ne pas être hors délai à chaque poste de contrôle. Il a supporté un stress intense et pris des risques physiques pour finir dans les temps. C'est une histoire parmi celles des milles trois cent soixante trois arrivés. Nous avons suivis nos soixante six coureurs engagés pendant trois jours grâce à l'efficacité des puces électroniques, des scanneurs et des relais de télécommunication. Nous avons espéré, été inquiet et relaté au mieux les temps, les classements et les positions des coureurs sur Internet.
Si nous nous sommes approchés au cœur de la course il manque quelque chose, un appel se fait immanquablement entendre pour en être...Depuis quelques mois Ln à cette course en tête. C'est pour cela qu'elle s'est inscrite en club. Alors dans deux ou trois ans, vous pourrez peut-être, fidèles lecteurs, la suivre par écran interposé à moins que vous ne décidiez de venir l'applaudir sur les chemins et, qui sait, être pris vous aussi par ce virus de la course à pied en montagne !
Il y a vingt ans, quelques amoureux des sentiers de randonnées imaginaient faire traverser l'île en passant par les cimes. A peine plus de cent kilomètres à l'origine, le parcours s'étale sur cent soixante dix kilomètres pour cette édition anniversaire. C'est l'un des raids les plus durs au monde et l'on dit ici en bombant le torse que c'est le raid montagne le plus exigeant sur la planète. Imaginez ! Quatre Marathons d'affilés et surtout douze mille mètres de dénivelés positifs !
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| Celui-là finira en près de 46h pour une belle 79ème place. |
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| Coureuse qui sera surprise de son classement 4ème V1 |
C'est à ce spectacle de dépassement humain dans un cadre grandiose qu'LN et la Première Compagnie ont décidé d'assister. Ils se sont portés volontaires pour l'assistance des coureurs Deniv' à un poste situé à trente cinq kilomètres de l'arrivée. Du matin au soir ce samedi, ils ont vu passé les nouveaux héros. ils se sont occupés tant bien que mal de ces machines usées : boisson, nourriture et réconfort pendant que le doc' et les kinés tentaient de remettre de l'ordre dans les mécaniques meurtries.
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| Tente Déniv' à la Rivière des Galets, Ln réconforte. |
Si nous nous sommes approchés au cœur de la course il manque quelque chose, un appel se fait immanquablement entendre pour en être...Depuis quelques mois Ln à cette course en tête. C'est pour cela qu'elle s'est inscrite en club. Alors dans deux ou trois ans, vous pourrez peut-être, fidèles lecteurs, la suivre par écran interposé à moins que vous ne décidiez de venir l'applaudir sur les chemins et, qui sait, être pris vous aussi par ce virus de la course à pied en montagne !
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