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samedi 13 juin 2015

Transrun 2015 : un relais elite pour les Girls

La course à pied est une activité physique individuelle en compétition et quelques fois collectives.
C'est ainsi qu'Ln et trois dalones(1) du club Deniv' ont monté une équipe pour participer au premier relais parcourant l'île du nord au sud.
Après l'inscription et la confection de t-shirts pour l'équipe, il a fallu organiser l'assistance et trois garçons se dévouèrent pour servir ses dames.
L'équipe des Girls a offert de beaux moments sur les chemins techniques de La Réunion. Chaque passage de relais, à Dos d'Ane, Hell-Bourg, Piton Textor était rempli d'émotion. Elles ont couru l'une pour l'autre. Les quatre fantastiques, solidaires, ont franchi la ligne ensemble à Saint-Philippe. A noter que l'équipe des garçons du club a fait de même en plus d'un podium, ce qui dénote un bel esprit de club.
L'assistance a été ravi de participer aux efforts de ces belles de course et ont pu être invités pour fêter les efforts consentis.
Les Girls au départ. Crédit photo : Patrick Lauret


Ajouter une légendeAttente : Ln se restaure à Hell-Bourg
Attente à Hell-bourg

Arrivée de Sarah à Hell-bourg après 50km d'effort !
Passage de relais Sarah-Ln



Départ de Hell-bourg

Arrivée d'LN à Piton Textor
Passage de relais à Sandrine

En attendant Sandrine. 

Arrivée à Saint-Philippe




Les Girls et les assistants de course



 A l'année prochaine pour la Transrun 2016 !



(1). Note pour les lecteurs métropolitains. Du substantif  créole "dalon" pour dire ami, complice. A priori ne se féminise pas. C'est un néologisme créopolitain.

jeudi 15 août 2013

Randonnée à La Réunion : Aurère

Les mois de juillet et août sont propices à la randonnée. C'est l'hiver tropical : les températures sont douces et il pleut beaucoup moins ; les chemins sont secs.
Raoul, son correspondant australien et la première compagnie sont allés dans le cirque de Mafate. Une nuit dans un gîte à Aurère fut réservée.
La route forestière menant à la plaine d'affouche

Curieux ou inquiet ?
Raoul et Jacques
La randonnée débute au kilomètre 11 de la route forestière de la plaine d'Affouche. Bravant l'interdiction de poursuivre, le trio empruntent la route plutôt que le sentier vers le Piton Fougères. Le danger vient des hauteurs d'où peuvent tomber cailloux, rochers ou blocs de pierre. La vue sur la rivière de Saint Denis, encaissée plusieurs centaines de mètres plus bas et au loin le chef lieu et la mer enrichissent un panorama à plusieurs dimensions. Après quelques hectomètres, la paroi s'adoucit et il n'y a plus de crainte à avoir. La piste serpente dans une forêt de sapins.

La plaine d'Affouche
Elle rejoint un sentier menant de l'îlet à Guillaume vers le GR2. Nous arrivons au fond de la ravine qui est un demi cirque d'où jailli sans doute la source de la rivière. Au croisement avec le GR, nous rencontrons nos premiers humains. Ce chemin est une autoroute, emprunté en ce matin de fin de semaine de juillet par des dizaines de raideurs et raideuses en préparation d'une des trois courses qui ont lieu au mois d'octobre (Grand Raid, Trail de Bourbon ou Mascareignes).

Nous sommes sur une corniche; de part et d'autre, le vide. A gauche, le cirque de Mafate et de l'autre Dos d’Âne puis au loin les villes du littoral nord ouest. Nous déjeunons, arrivés à Dos d'âne.

Mafate
Le grand Bénare
Le Port
Dos d’Âne






















L'australien boite bas. Ln est appelée pour venir le chercher à l'église pendant que père et fils poursuivent la randonnée. Il est 15h30. il reste du chemin et il serait raisonnable d'arriver avant la nuit. La descente vers Deux Bras est avalée en moitié moins de temps que ne le mettrait un randonneur au pas sur. Comme son nom le laisse supposer, Deux Bras est le point de rencontre de La Rivière des Galets et de l'un de ses affluents. Quelques habitations silencieuse, aucune âme ne se montre.

La rivière des galets



Nous longeons et franchissons la rivière jusqu'au chemin montant vers Aurère. La pente n'est pas si rude mais la fatigue est là et il faut se presser. La lumière à mesure que nous montons s'estompe. Le haut des cimes se rougeoie.

Le gîte du Piton Cabri
La nuit est là, arrivée à Aurère et la lampe frontale se révèle utile sous les arbres du village. Le gîte nous attend, au pied du piton Cabris d'où il tire son nom. La chambre est propre, l'eau de la douche chaude bien que nous soyons les derniers à la prendre. Le dîner, créole, est classique sauf pour le dessert. Des pétales de tubercule frites et sucrées ; les autres convives locaux ne connaissent pas le nom de ce met. Après quatre ans, nous découvrons encore la cuisine réunionnaise. Nous dormons parfaitement...
Le programme du lendemain est plus digeste. Il s'agit d'aller au Cirque de Salazie par le sentier Scout. Nous traversons Îlet à Malheur, parfaitement entretenu.
L'îlet à Malheur







Avant de retrouver remparts vertigineux et points de vue magnifiques, l'ombre de la forêt rend la marche très agréable. Raoul se gave de goyaviers. Ln vient à notre rencontre pour la fin de notre randonnée.

 


 

L'outil de désenclavement de Mafate...au grand dam des puristes !



Piton Cabri

Mafate : vue vers l'ouest
 Le sentier débouche sur Salazie que l'on embrasse du regard entièrement. En face, de l'autre côté du cirque, la forêt de Bélouve, que nous avons décrite il y a quelques semaines. Nous situons maintenant correctement les points remarquables de l'île, il nous aura fallu quatre ans pour maîtriser la géographie locale.
Salazie du sentier Scout : vue vers le sud


Salazie du sentier Scout : vue vers l'est


lundi 19 novembre 2012

La Kalla 2012

Pour sa deuxième course en compétition, Ln s'est attaquée ce dimanche à La Kalla. Le parcours entre La Possession et Dos d'Âne perché à mille mètres d'altitude, est nettement plus technique que sur le Camélia Raid où elle avait fini première de sa catégorie. La distance et le dénivelé sont quant à eux identiques. L'affluence, elle, est très différente puisque près de mille coureurs s'y sont inscrits !
Ln est partie vite dans la première montée, rassurée par de bonnes sensations. La descente, où elle a failli s'étaler de tout son long a été nettement moins profitable et nombre de coureurs lui sont passés devant.
Arrivée aux deux-tiers de la course, la première compagnie la croise sur la D1. Les premiers mots sont : "Chui dégoutée, j'ai tout perdu dans la descente !". Pourtant la belle, sans doute requinquée par les retrouvailles maritales et un chemin plus large, a fini fort les cinq derniers kilomètres.
Au final, après moins de trois heures de course, elle termine 61ème femme et 17ème vétérane 1 (entre 40 et 49 ans) soit dans le premier tiers des coureuses. A l'arrivée, la compétitrice qu'elle est devenue marmonna : "Je peux gagner facilement dix minutes dans la descente".
Rendez-vous l'an prochain pour cette belle course, bien organisée, qui s'élève vers les portes du Cirque de Mafate.