dimanche 14 octobre 2012

Le Piton des Neiges, sommet de l'ïle de La Réunion

Massif du Piton des Neiges
Après une première tentative avortée et une deuxième montée sous la pluie il y a un an, nous espérions pour cette troisième randonnée au Piton des Neiges pouvoir profiter de son légendaire point de vue.
Nous avons eu de la chance avec le temps et nous n'avons pas été déçus.
Nous avons testé cette fois-ci un des nombreux gîte du village de Cilaos en pleine fête de la lentille. L'accueil de la dame est agréable et son jardin soigné dégage les parfums de différentes espèces de jasmins. Nous dînons une fois de plus chez Noé dont nous ne cesserons de recommander la bonne cuisine créole.
Départ du bloc
Vendredi, la troupe habituelle grimpe les lacets du rempart. A mesure que l'on monte les mille mètres de dénivelé, Cilaos se rétrécie alors que notre horizon s'élargit. Les nuages restent à l'entrée du cirque et nous admirons ce qui nous avait été refusé quelques mois plus tôt.
Cirque de Cilaos







































Gîte du Piton des Neiges-Vue sur le Volcan
Le gîte est atteint en début d'après-midi sous le soleil. Il donne l'impression de flotter sur une mer de nuages. Seul émerge au loin le piton de la Fournaise. Pour tuer le temps avant l'ouverture du gîte, la Première Compagnie défie Raoul. Ils montent d'un pas alerte et atteignent les 3070m rapidement. C'est beaucoup mieux qu'il y a un an mais pas encore la vue promise. Si le haut de l'île dépassant 2000m est au soleil un couvercle blanc masque le fond des cirques et la côte. Le duo retourne au gîte encore plus vite qu'il est monté au Piton.
La douche est encore une épreuve. Cette fois-ci ce n'est pas la température mais la sécheresse qui pose un problème. On se lave avec une bouteille d'eau et aux lingettes. Le repas est une bonne surprise avec un excellent rougail saucisse. A neuf heures nous sommes au lit.

Lever de soleil
Le Piton des Neiges
Paysage à 2800m
La plupart des randonneurs ont choisi de partir dans la nuit vers 3h30 pour profiter du lever du soleil. Lorsqu'il parait nous nous levons et laissant nos sacs, nous démarrons la marche vers le sommet. Nous ne regrettons pas de partir tard. A mesure que le soleil monte dans le ciel les nuages refluent, les cirques et remparts se découvrent. Mieux encore, la fôret de Bebour-Bélouve, la plaine des Câfres et des Palmistes s'étalent à nos pieds parfaitement dessinées. Si la végétation se raréfie, la roche volcanique est tantôt anthracite, tantôt ocre dans les pentes plus fortes. Les derniers hectomètres sont plus faciles annonçant une arrivée proche. La vue au sommet sur le cirque de Cilaos et la mer est somptueuse. On voit également une toute petite partie du cirque de Mafate et les remparts de celui de Salazie. L'apic est vertigineux et l'on comprend mieux la géographie tourmentée des cirques. Les petits avions de tourisme blancs tournoient à notre hauteur. La pause au sommet est d'une demi-heure car le gîte sert les petits-déjeuners jusqu'à dix heures, il nous faut redescendre. Requinqués, sac sur le dos, cette-fois çi, nous retournons vers le village. Nous prenons notre temps. le temps reste beau et nous accompagne dans la descente qui traverse la réserve forestière.
Nous retrouvons les véhicules et une fois changé, nous décidons que nous avons mérité une douceur avant de reprendre la route vers Saint-Louis. Le Tsilaosa est un bon hôtel de la place qui offre thé de qualité et crêpes dans un cadre anglais. Le Piton des neiges domine la bâtisse créole qui nous accueille. Il est imposant, pourtant il s'est laissée prendre par ceux qui fournissent quelques efforts. Il faudra y revenir.


Vue sur le sud-ouest
Arrivée de Gustave au sommet


Vue sur Cilaos
Vue sur les plaines et le volcan

Le Grand Benare et le col du Taïbit


samedi 6 octobre 2012

Formidable Ln au Camelia Raid

Tout avait commencé il y a un an.
Ln décida de s'inscrire dans un club de course à pied. Elle choisit Deniv' dont la réputation locale n'est plus à faire dans la préparation des adhérents aux raids et en particulier au Grand Raid (comprendre la Diagonales des Fous). Les débuts furent difficiles avec des blessures à répétition. Puis petit à petit, le corps s'est soumis à la volonté, les kilomètres se sont additionnés et la vitesse a augmenté. Il fallait choisir une première compétition. Ln a jeté son dévolu sur le Camelia Raid qui présentait deux avantages : un kilométrage raisonnable pour un raid (19km, 1200+) et une proximité bienvenue.
Dimanche dernier, Ln s'est présentée sur la ligne de départ avec une certaine angoisse. Sur la première partie qui se déroulait sur l'asphalte de la ville, seule la voiture balai la suivait. Avant le sentier de l'ONF, quelques concurrents avaient été tranquillement doublés. Dans la pente, les cuisses affutées de la belle l'ont porté vers le village du Brulé, laissant derrière elle des sportifs présomptueux. Courte pause au ravitaillement et les quatre cents derniers mètres de dénivelés sont franchis. Dans la descente, Ln a lâché les chevaux pour une arrivée devant l'église du village. Plus technique grâce aux efforts durant les séances de Préparation Physique Générale, elle a failli manger les deux concurrentes devant elle; il a manqué quelques hectomètres.
Une fois le code barre scanné sur la ligne, le résultat s'est affiché sur l'écran plat : 10ème féminine et 1ère V1 (comme "Vétéran", et oui Ln est une vieille pour le sport ). C'est avec une grande fierté qu'LN est allée cherché son trophée et faire la bise à l'adjointe au maire sur l'estrade.
Pour une première, c'est un coup de maître et déjà la motivation est grande pour la course suivante. Il faudra allonger un peu de kilométrage...













L'objectif moyen terme est de se présenter sur le Grand Raid, ses 170km et ses 12000m de dénivelés positifs. Ln a deux ans pour se préparer à ce Graal des raiders.

samedi 29 septembre 2012

Reprise au BCD

Gustave entame sa troisième saison de basket. Il a été convoqué pour le premier match de championnat. Il portait le n°7, comme l'an dernier.  C'est du sérieux cette année : affichage électronique du score et deux arbitres sur le terrain ! L'équipe s'est baladée et a vaincu 98-7 les joueurs de Sainte-Marie.
Briefing de la coach

Echauffement

Défense

Dans son rôle favori : meneur


Dur pour les locaux !

Fin de match !

Gustave n'était pas satisfait de sa performance car il n' a pas marqué et en particulier en fin de match alors que ses deux tentatives au lancer franc aurait permis d'atteindre les 100 points. Il ne sera sans doute pas souvent dans les dix qui jouent les match. Dans la catégorie "benjamin", c'est un première année. Beaucoup de ses coéquipiers sont plus grands que lui et plus adroits. Il estime être le onzième ou douzième homme au regard de ses capacités. Il n'est pas découragé pour autant et effectue les entrainements avec un grand plaisir les lundi et vendredi en fin d'après-midi. Il rentre épuisé.


vendredi 21 septembre 2012

Feux des hauts.

Les années se suivent et les feux se ressemblent. En fin de saison sèche lorsque la végétation est jaune, le feu prend vite. Dès que les alizés forcissent, les pyromanes sautent sur l'opportunité et embrasent un bout de l'île.
Il est un lieu propice à ce crime : les pentes de la montagne. Chaque année depuis que nous sommes à La Réunion, les flammes s'élèvent brulant quelques hectares. Cette semaine, en contrebas du Parc du Colorado, la fumée était visible pendant quelques jours et des points oranges scintillaient dans la nuit.
Une forte pluie a eu raison des derniers foyers que les pompiers ne pouvaient atteindre. La saison des pluies est une fois de plus le meilleur allié des hommes du feu.
C'est un crève-cœur d'assister à ce spectacle de sa terrasse qui se déroule à la lisière du Parc National de la Réunion maintenant patrimoine de l'Humanité.




lundi 17 septembre 2012

Si loin nouveaux neveux.

Habiter sur une île tropicale offre bien des avantages que ce blog et celui de notre précédente destination relatent abondamment.
Il est un inconvénient majeur dont nous parlons peu : l'éloignement de la famille.
La semaine dernière un évènement est venu rappeler cette difficulté : l'impossibilité d'être avec nos proches lorsque nous en ressentons le besoin. Ainsi la sœur de la première compagnie, que nous nommerons Tatie Bouboule (surnom plaqué à ce bébé dodu et qui demeure...) et son mari, nommé opportunément Papa Noël (Noël est le véritable nom de famille...) ont la bonne idée d'adopter des enfants. Ils ne font guère les choses à moitié et ont donc décidé que cela serait deux d'un coup ! Une histoire sans doute d'économies d'échelle pour ces deux scientifiques.
Nous passerons sur les péripéties de l'adoption qui rendent parfois cruel ce long parcours. Finalement depuis une semaine, ces deux petits russes, de la même fratrie, sont aux mains de leurs parents adoptifs. C'est une très grande joie que nous partageons. La première compagnie et Ln s'appellent maintenant Tonton Dadais et Tatie Belle. Les enfants ont déjà retenu ces noms avant même leur arrivée sur le territoire français. Depuis mercredi, ils sont dans leur nouvelle maison dans la campagne Montalbanaise, loin des orphelinats de la région d'Iekaterinburg à l'est de l'Oural.
Nous pouvons difficilement extérioriser notre bonheur malgré le téléphone ou Skype. il nous manque la proximité physique même si pour des raisons de pédopsychiatrie, il ne faut pas se précipiter pour aller voir ces enfants afin de les laisser s'adapter à leur nouvel environnement. Nous n'imaginions pas vivre cette adoption comme une vraie naissance. C'est la même émotion et celle-ci est double !
Merci à Tatie Bouboule et à Papa Noël de nous offrir ce moment précieux et bienvenue à Victoria et à Alexandre.
En décembre, peut-être, nous pourrons aller leur rendre visite. Nous sommes impatients !



lundi 10 septembre 2012

Jardin créole.

Dans notre palais Dyonisien, la place pour le jardin est petite. Entre terrasse en bois et surface de parking, il n'y guère d'espace pour les plantes. Nous avions demandé un plan à l'entreprise qui s'est occupé de l'aménagement du jardin et nous avions laissé faire.

Il y a un bonne dizaine de plantes à l'arrière de la maison que nous découvrons à mesure qu'elles prennent de l'ampleur. Ainsi depuis quelques jours, la première fleur est apparue. Du doux nom d'Heliconia Psittacorum, on l'appelle familièrement "bec de perroquet". Les fleuristes locaux l'utilisent fréquemment dans les bouquets tropicaux.


En fait l'aménagement de cet espace est à revoir, des plantes sont à déplacer, d'autres à planter. Nous ne sommes pas surs que le plan ait été respecté et que toutes les plantes soient bien là. Et comme l'entreprise à déposé le bilan, il va falloir faire le boulot soi-même ce qui ne pose pas de problème à la première compagnie qui avait œuvré en son temps dans le jardin de l'autre île. Pour mémoire : ici, , et encore , toujours et enfin pour finir ici.
Pour ce qui concerne notre plante, elle restera à sa place puisque dès la première année elle a fleuri ce qui est bon signe.

mercredi 29 août 2012

Baleines à bosse aux îles

Nous sommes en pleine saison des baleines. C'est un des rares points communs des îles de l'ouest de l'océan indien. De l'est Africain à Maurice, en passant par les Comores, Madagascar et La Réunion et même plus au nord jusqu'aux Seychelles, les cétacés ont migré des eaux froides de l’antarctique où elles se sont engraissées de krill vers les eaux chaudes et calmes près des côtes où les femelles mettent bas et où les mâles rivalisent pour séduire les futures mères.
La bonne nouvelle pour nous est l'installation récente de l'opérateur Sea Blue à La Réunion. Nos afficionados connaissent ce nom. Ils ont suivi nos très nombreuses sorties baleines avec lui relatés sur notre blog Mahorais. Pour mémoire cliquez sur les liens ci dessous :
- "Dernière sortie baleine";
- "Du gros au delà du lagon";
- "Sortie baleines sans baleine":
- "Pêcheur du lagon (4)";
- "Une grosse surprise";

Nous avions apprécié le professionnalisme, le flair et le respect quant à l'approche des animaux. Nous avions eu de la chance avec la rencontre de trois baleines bleues.
A La Réunion, LN a inauguré la première sortie client avec Sea Blue. Le bateau neuf a été spécialement dessiné pour les particularités de navigation autour de l'île Bourbon. Puis LN a organisé pour l'amicale du lycée de Bellepierre une sortie. Une place était disponible pour la première compagnie qui ne s'est pas fait prié...
Comme souvent à Mayotte avec Sea Blue, un écovolontaire de l'association Megaptera était présent afin, d'une part de nous faire profiter de ses connaissances, et d'autre part de réaliser des photoidentifications des baleines.
Les baleines sont très faciles à trouver. Elles sont nombreuses sur l'ouest de l'île. La virée sur l'eau ne dure donc qu'une demi-journée. Effectivement quelques minutes après être sortis du port, nous croisons le sillage d'une baleine non sans avoir vu le souffle d'autres individus au loin. L'instant est magique ! Plus tard les rencontres s'enchaînent. Au final, nous avons vu pas moins de trois couples mères-baleineaux et quatre autres baleines. En particulier, un jeune baleineau (15 jours d'après l'écovolontaire), nous a régalé de plus d'une dizaine de sauts. Le seul bémol de cette matinée vient des jet-skis. Leurs approches, pour ceux qui étaient sur l'eau ce jour là, n'étaient nullement conformes à la charte mise en place pour réguler les rencontres homme-animal. Trop rapides, par l'arrière, trop bruyant, il a fallu que notre skipper intervienne gentiment sur l'un d'entre eux.
Le safari nautique à La Réunion est plus accessible qu'à Mayotte où il faut faire de nombreux miles pour repérer les animaux. En revanche, la diversité des nombreux mammifères marins que l'on rencontre n'a pas d'égal sur l'île aux parfums.

D'autres photos de la matinée pour ceux disposant d'un compte FB.

Les mêmes photos pour ceux disposant d'une adresse de messagerie gmail.