samedi 31 juillet 2010

Notre cousine Madeleine

Venue de métropole pour passer trois semaines de vacances en notre compagnie, Madeleine découvre les richesses de La Réunion. Le programme concocté nous permet également de partir à la rencontre de nouveaux espaces et de vivre de nouveaux plaisirs.


A Grande Anse, lors d'un pique-nique avec une amie, les enfants ont eu un peu froid, mais Madeleine a trouvé la mer à la bonne température. Queqlues jours plus tard, les baleines charmaient tout le monde.


Sans aller trop loin, à La Montagne, le parc du Colorado permet de s'aérer l'esprit et de retomber en enfance avec des aires de jeux pour tous les âges.


Mais un séjour à La Réunion ne serait pas complet sans une randonnée dans les hauts. Madeleine a pu profiter d'un panorama sur le cirque de Cilaos depuis le point de vue de La Fenêtre et gravir un piton.


Le volcan de La Fournaise est également incontournable. Quelle surprise de pouvoir marcher sur la lave encore chaude qui dégage de la vapeur!
Plein d'émotions, de sensations que nous partageons avec un grand bonheur tous ensemble. Il reste encore une semaine. Nous allons essayer de bien en profiter!

jeudi 29 juillet 2010

Pour l'UNESCO


Cette semaine sont choisis parmi certains sites qui ont déposé un dossier ceux qui auront l'honneur d'être inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO.
La Réunion demande que ses pitons, cirques et remparts soient primés cette année. La cathédrale d'Albi a également présenté sa candidature.
Evidemment, nous sommes à fond derrière La Réunion qui a préparé cette inscription depuis 10 ans. Nous sommes les témoins de cette extraordinaire nature qui montre ses tourments. Y randonner est un plaisir immense que nous avons encore partagé en famille. Cette fois ci LN avait choisi les hauts de St Louis et en particulier les Makes (de Makis, ces lémuriens présents à Madagascar et à Mayotte, aujourd'hui disparus parce que probablement mangés!). Du gite nommé le Viel Alambic, fameux pour sa cuisine Créole, nous avons grimpé à La Fenetre où nous attendait le beau temps et un point de vue sur le cirque de Cilaos. Plus tard après une marche d'une petite heure, au sommet de Piton Cabri, le panorama inoui du cirque dans son entièreté se révélait. Seul un Papang (rapace endémique) venait troubler notre regard.
Alors oui, il faut que ce spectacle soit encore mieux reconnu mondialement. La distinction par l'UNESCO le permettrait. Nous croisons les doigts.

samedi 17 juillet 2010

La cinquantième.


Pendant que le enfants progressent en roller, le papa fait de même en plongée. Hier soir, il plongeait pour la 50ème fois.
De nuit et à Mayotte (il refuse pour l'heure de plonger à La Réunion où il pourrait être déçu de la comparaison), cette plongée s'est déroulée avec 6 barbus et un gâteau. Belle plongée avec la rencontre de crevettes nettoyeuses, de "douze doigts", de poissons perroquets, de deux grosses porcelaines dont une recouverte de son manteau, d'une énorme tortue verte male et d'une imbriquée, toutes deux endormies, d'une murène juvenile en pleine eau et d'une autre dans son trou et de rasquasses rouges.
Le gateau de fête, chocolaté, noiseté, roussement sucré, protéiné d'oeufs et de farine, préparé amouresement à La Réunion et délicatement transporté par avion était bien lourd. Comme il fut avalé après la plongée il a apporté plaisir par le goût et reconfort nécessaire tant il fallait se reconstituer après une heure dans l'hivernal froid de l'eau noire.

dimanche 11 juillet 2010

Au grand Skate Park.

Les enfants progressent en Roller. L'école est finie. Alors ils demandent d'aller au GRAND skate park de Saint Denis pour s'essayer aux rampes de belle taille.


Nous les y emmenons volontiers tant ils progressent rapidement. Tous les deux jours, au matin, quand il n'y a personne, vêtus de leur vieux short, ils roulent, sautent, virevoltent et se ramassent. Après une heure, ils sont épuisés et couverts de bleus!

samedi 3 juillet 2010

"Ils ont tout, ils n'en feront rien!"


Cette citation est attribuée à De Gaulle lors de l'indépendance de Madagascar. Plus de 50 ans après, sa vision semble malheureusement pertinente.
Immense territoire diversifié, densité de population faible, un bon système scolaire, des ressources en matières premières importantes. Beaucoup d'atouts semblait-il pour assurer un développement rapide.


A ce jour, le pays reste en queue de peloton en matière de PIB/Habitant. Les dirigeants successifs ont systématiquement voulu s'approprier le pouvoir en vue de leur intérêt personnel. Le système scolaire n'est plus et toute une génération de Malgaches ne savent pas lire et écrire correctement ni le français ni leur propre langue. Le tourisme a du mal à apporter les ressources en devises que pourrait lui offrir un fantastique potentiel (mer, montagne, plaine, climat tropical) du fait de l'instabilité politique. Les matières premières sont peu exploitées par manque ou impossibilité d'investissements importants. 6% seulement des terres arables sont cultivées. Le pouvoir central a du mal à imposer les quelques bonnes décisions du fait de tensions entre les différentes ethnies. Le meilleur de la population a émigré offrant aux pays alentours dont la France à travers Mayotte et La Réunion ses compétences et sa motivation.
Pour la première fois, la première compagnie, lors de son escale à Tananarive est descendu de l'avion. Il suffit juste de constater l'état de l'aéroport international de la capitale pour comprendre. Lambris poussiéreux, trop rares néons en fonctionnement, personnel absent, organisation déficiente...
Que faut-il retenir de la Grande Ile de l'Océan Indien ? Oublions le tourisme sexuel dont la première compagnie est régulièrement le témoin (mais pourquoi donc n'y a t il que des hommes qui descendent de l'avion à Diego Suarez, Majangua et Nosy Bé?), gardons en mémoire ces images prisent d'en haut (façon YHB !) qui nous éloignent d'une réalité bien sombre et nous rappellent que Madagascar est d'une beauté inouïe.

samedi 26 juin 2010

Foot réunionnais : heureuse rencontre mahoraise


Comme souvent le samedi, Raoul participe aux matchs de son équipe. Aujourd'hui, les rencontres se déroulaient à Domenjod.
L'équipe rencontrée au deuxième match était composée de joueurs d'origine mahoraise avec un coach mahorais. Ils ont été dominés très largement et ont pu donner l'illusion au niveau du score (2-2) par un coup franc et surtout un but tiré de la moitié du terrain; la balle en cloche, portée par le vent à surpris le gardien dilettante de Saint-Denis FC. Ces joueurs étaient très heureux d'avoir égalisé au coup de sifflet final et ont fêté bruyamment dans les vestiaires leur exploit devant l'ogre dyonisien. Nous avons retrouvé sur la route les 11 joueurs et leur chauffeur-coach serrés dans un véhicule type espace nous faisant des signes de la main sympathiques. Comme à Mayotte, ces gamins ont beaucoup de joie en eux.
Raoul a réalisé, quant à lui, de belles choses cet après-midi : trois buts sur les six de son équipe, un combat de tous les instants. On l'a vu courir partout sur son aile gauche, presser l'adversaire, combiner et centrer. Les mamans des autres joueurs n'en avaient que pour lui. C'est d'ailleurs un peu le problème de Raoul, le coach et les parents le cite souvent en exemple ce qui agace et rend jaloux d'autres joueurs de son équipe; il n'y a pas que chez les bleus qu'il manque les valeurs.

dimanche 20 juin 2010

Importation de chats.



Déménager est une aventure relative pour les humains. Pour nos chats ce fut la grande aventure. En quittant Mayotte, nous avions décidé de les laisser dans notre maison de Cavani pour ne pas les emmener en métropole et risquer de les perdre compte tenu de nos déplacements nombreux. Ils furent nourris par Marie-Paule pendant deux mois. Nous avions décidé que la Première Compagnie ramènerait les deux chats dès son premier retour à La Réunion. Il fallait les faire visiter chez le vétérinaire afin d'obtenir le certificat de bonne santé. Pépita s'est laissée faire. Fisto toujours peureux, a montré des difficultés pour aller dans la cage. Le samedi du départ, Pépite entre docilement dans la cage et Fisto sentant le mauvais plan s'enfuit dans la rue. Impossible de le faire revenir. L'avion n'attendait pas, il a fallu partir avec un seul chat. Le déception des enfants à Saint Denis fut grande. Partie remise pensions nous. Lors de la rotation suivante en octobre, impossible de mettre la main sur Fisto pour l'emmener chez le véto (les certificats de bonne santé ne sont valables que 5 jours). Nous convenons avec les nouveaux propriétaires qu'ils le nourrissent jusqu'à ce qu'il puisse être attrapé. En novembre, Fisto disparait. Amaigri par ses problèmes de gencives qui l'empêchent de se nourrir proprement, il avait mauvaise mine la dernière fois que la première compagnie l'avait vu. Pendant trois semaines, aucune trace de ce chat. Personne ne le voit et les travaux dans le jardin pour creuser le trou de la piscine l'ont certainement fait fuir. On le croit mort car c'est un chat qui semble incapable de vivre dans la rue où les dangers sont nombreux (voitures, raticide, autres chats mâles...)
Le miracle survient pourtant, il revient dans la maison, famélique, pouvant à peine manger. Il se cache dans les meubles comme un chat qui attend sa dernière heure. La première compagnie négocie avec le vétérinaire pour qu'il garde le chat après la visite de bonne santé (il a été très indulgent) jusqu'au départ car le mettre en cage deux fois d'affilée est impossible pour ce chat qui se méfie de trop.
Le chat est enfin pris, il se laisse piéger sans mal; sa méfiance étant annihilée par sa grande faiblesse. Vite dans la cage, vite chez le véto qui le remet un peu d'aplomb. Le samedi, l'avion d'Air Austral transporte donc Fisto pour une nouvelle vie. La première compagnie est angoissé. Va-t-il supporter le voyage? Le stress ne va-t-il pas l'achever ? L'attente à l'aéroport de Saint Denis est longue. Ce sont d'abord les miaulements qu'on entend, signes encourageants. Le chat est remis avec la remarque suivante : "Il a très peur votre chat !". Ouf, c'est bien lui, vivant ! LN est ravie, les enfants sont heureux.
Depuis Pepita s'est bien adaptée à sa nouvelle vie. Elle passe la moitié de son temps dans les jardins environnants à chasser lézards et oiseaux. Fisto, quant à lui, va beaucoup mieux. Il suit un traitement inédit (merci les vétos de la famille) qui lui permet de manger et il a repris son poids normal de gros chat. Il reste très peureux et ne sort presque pas dehors et s'il le fait il ne s'éloigne guère.
La famille a donc mis quatre mois pour être au complet à Saint-Denis. D'ici un an, lorsque la maison sera construite, il sera temps de leur présenter leur nouveau logis.