mercredi 12 juin 2013

Théâtre Gustavien


Gustave est sur tous les fronts en cette fin d'année. Polyactif, il débute son marathon de représentations par le théâtre. Avec son groupe, ils se sont mis en scène devant les parents attentifs dans la salle habituelle. Nous avons bien ri et nous nous sommes félicités de l'épanouissement de notre enfant. Ce petit groupe, composé à majorité de garçons, ce qui est exceptionnel d'après leur professeure, a répété et joué cette année avec beaucoup d'enthousiasme et d'entrain. Le travail d'improvisation est le préféré de notre Gustave et l'on se souvient qu'il aura été le plus précoce de nos enfants dans la parole.



samedi 8 juin 2013

Danse Philippinesque

Philippine avait débuté la danse à Mayotte. Notre arrivée à La Réunion en 2009, le jour de la rentrée scolaire nous avait fait manquer les inscriptions et les deux années suivantes, elle n'avait pas été retenue à l'Ecole de danse municipale. En début de cette année scolaire, elle a bien été inscrite au conservatoire de danse. Mais la délocalisation, pour cause de travaux, de la salle de danse nous a obligé à envisager une autre solution car la logistique devenait trop complexe pour se rendre à ce nouveau lieu de pratique.
Nous avons donc mis Philippine dans une école de danse privée : AKA Danse, dont le principal avantage est la relative proximité de notre lieu d'habitation.
Nous avons assisté en cette fin d'année scolaire au spectacle de danse de l'école. Il se produisait au théâtre de Champ-Fleuri qui faisait salle comble (900 personnes).
Les tableaux se sont enchaînés pendant plus de trois heures réunissant tous les membres de l'école. Quand notre petite fille des îles est apparue...son père en fut tout ému. Bien sur, c'est la plus belle, la plus gracieuse et celle qui danse le mieux.









jeudi 6 juin 2013

Pénurie de produits laitiers !

Parmi les quelques désagréments existant dans les îles, il y a les pénuries cycliques de produits marchands alimentaires ou non.
Beaucoup plus rares qu'à Mayotte, elles se produisent néanmoins sur l'île aux fleurs et nous rappellent l’éloignement de La Réunion des grands flux marchands ainsi que l’étroitesse de son marché qui rendent les acteurs locaux en position de quasi monopole et en même temps vulnérables en cas de conflit.
Ainsi les salariés de la CILAM sont en grève et revendiquent des augmentations salariales. Dans le bras de fer qui les opposent à leur direction, ils bloquent l'accès à leur entreprise empêchant les producteurs laitiers de venir y déposer le fruit de leur labeur. Le médiateur dépêché par le préfet ou les injonctions de la justice n'y font rien : depuis trois semaines, ce leader local de produits à base de lait (sans doute plus de 50% de parts de marché) ne sort rien de son usine.
Ne pouvant obtenir de leurs animaux qu'ils stoppent la production, les éleveurs en sont à jeter quotidiennement des centaines de litres de lait. Ce gaspillage est impopulaire, ils offrent maintenant le lait en face de l'usine en grève aux passant tout heureux. Ils tentent de faire pression sur les négociations en pénétrant sur le site de temps à autre et obtenir de pouvoir vider leur lait dans les cuves vides. Les salariés de la CILAM, ne le supportant pas, suspendent les négociations. Ils trouvent sans doute impromptu de ne pouvoir faire la grève tranquillement et n'admettent pas l'intrusion dans le jeu de troisièmes larrons.


Les chalands ne trouvent plus leurs yaourts préférés dans les rayons. La visite des allées crèmerie des magasins alimentaires fait penser à d'anciennes photos des pays du bloc soviétique...et nous rappellent notre dépendance de consommateur par la frustration à ne pouvoir acheter les produits que nous souhaitons.




mercredi 5 juin 2013

Une raclée !

C'est une grosse déception pour la première finale de Gustave en basket. Son équipe n'a jamais pu rivaliser avec son adversaire du jour. Le Tampon a tout réussi et a mis 100 points. Plus grands, plus adroits et plus collectifs, ils ont étouffé les verts de Saint-Denis dont le meilleur joueur a aussi eu la mauvaise idée de tomber pendant l'échauffement et de se blesser au poignet...
Gustave était très stressé, il a peu joué et n'a pas été décisif. Beaucoup de larmes à la fin du match qu'un déjeuner au Quick a toutefois un peu séchées.

Finale 2013 benjamins Le Tampon-BCD
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vendredi 24 mai 2013

Gustave à douze ans au Laser Game

Les anniversaires se succèdent chez les david : janvier, février, avril, mai, juin, août.Gustave a les honneurs ce mois-ci. Il entre dans sa treizième année.
Réunir ses amis à la maison lui semblait trop bébé. Trop jeune pour une surprise party, il a proposé de les emmener au "Laser Game" de Saint-Denis.
Ce furent donc douze jeunes qui se défoulèrent à se tirer dessus virtuellement. Comme l'exercice est plutôt éreintant, le jeu fut divisé en deux parties au milieu desquelles la troupe fêtât le héro du jour.
Gustave a soufflé ses bougies sur les deux gâteaux (même tarif que pour sa sœur quelques semaines plutôt) et a reçu ses cadeaux le visage rouge et transpirant.
Les parents se croyaient débarrassé de l'organisation à la maison, ils en ont été quitte pour une après midi de brouhaha permanent puisque en ce samedi, il a pas moins de sept anniversaires qui ont été fêté dans ce lieu !
Gustave a été heureux et il faut bien cette énergie pour affronter l'adolescence qui guette...






samedi 18 mai 2013

Sur les sentiers de Salazie.

Tout comme son fils Gustave progresse en basket, Ln s'améliore en course à pied. Elle a fait le choix du raid pour les compétitions, ce qui est une vraie bonne idée pour partir à la découverte des cirques par leurs sentiers. Ln profite du cadre de la course et les autres membres de la famille également puisqu'il faut souvent l'accompagner, la suivre pour l'encourager dans son rude labeur qui consiste à mettre un pied devant l'autre le plus vite possible dans la pente.
La Salazienne qui comme son nom l'indique se déroule dans le cirque de Salazie  a été le dernier théâtre des exploits d'Ln et a réuni pour sa deuxième édition quelques deux cent vingt coureurs au petit matin dans le village rural de Grand Ilet.
Afin qu'Ln soit dans les meilleures conditions, nous avions décidé d'être sur place la veille. Nous avons dormi dans un gîte, à l'accueil chaleureux et fameux pour sa cuisine créole; nous avons dégusté l'incontournable mousse de goyaviers de saison au milieu d'une cinquantaine de clients occupant la grande salle à manger, tous réunis pour la course du lendemain.
Le lever du soleil vient rougir le haut les rampes au pied desquels les valeureux coureurs s'échauffent. Ils ont de la chance, la journée promet d'être belle. Le cirque de Salazie est un des endroits les plus pluvieux de La Réunion et détient le record mondial de pluie tombée en vingt-quatre heures. Tout est vert et courir dans les nuages et sous la pluie est donc fréquent.
Le départ est donné à l'heure et après un courte pente, les participants descendent vers le Piton d'Anchaing.
La première compagnie, Gustave et Philippine laisse l’héroïne du jour sur ces quinze premiers kilomètres, prennent le petit déjeuner tranquillement puis rejoignent la course au milieu d'une forêt de Filaos traversée par une rivière. L'endroit est magnifique. Ils applaudissent les coureurs jusqu'au passage d'Ln qui est pile dans la temps prévu après trois heures et demie de course. Le plus dur commence alors puisqu'il faut grimper jusqu'au Col de Fourche. La famille rebrousse chemin et décide d'aller au Col des Bœufs point culminant de la course que les coureurs empruntent également après un court passage dans le cirque de Mafate. Les points de vue sur les deux cirques sont somptueux, les coureurs éreintés après s'être élevés à plus deux mille mètres y sont sensibles et se posent quelques instants autant pour souffler que pour admirer la géographie tourmentée des lieux sous le soleil qui illumine plateaux, pitons et remparts.
Ln arrive au col sous les vivas de ses enfants, vingt-cinq kilomètres ont été avalés, il en reste dix en descente. Elle est fatiguée, son objectif est maintenant de mettre moins de huit heures pour rejoindre l'arrivée à Grand Ilet.
Nous la croisons souvent dans les lacets de la route qui croise le chemin de randonnée et l'encourageons. Ln arrive avant la remise des récompenses des premiers et en deux fois le temps du premier ce qui satisfait la première compagnie. C'est la plus grande distance jamais courue pour Ln. Elle repart de Salazie avec des œufs locaux et deux kilos de chouchou, récompenses sympathiques offertes aux finisseurs. Elle repart aussi avec quelques convictions sur ses capacités et une confirmation sur les progrès nécessaires à effectuer en descente. Nous repartons tous avec de belles images en tête et le sentiment d'avoir pu à une heure de Saint-Denis nous être totalement dépaysés dans un écrin de verdure cernés par les remparts vertigineux persillés ça et la de cascades blanches longues et fines.

Grand Îlet

Départ 2ème édition de la Salazienne







En attendant maman...

Entre le Col de Fourche et le Col des Bœufs


La massif du Piton des Neiges

Salazie
Mafate

Plus que 10 km !

Le Piton d'Anchaing au milieu du cirque et au fond la mer.

Seuls les mauvais esprits verront un lien entre le panneau et Ln


35 km et 2300+ en moins de 8h.

Un sac de chou-chous à cuisiner !


jeudi 16 mai 2013

En finale !

Gustave en termine avec sa saison de basket. Alors que les senior du BCD, champions cette année, se sont encore fait battre par le champion de Mayotte en finale de zone océan indien, il va essayer avec son équipe de ramener la coupe du champion de basket des benjamins 2013.


Pour arriver en finale, ses camarades et lui ont fini dans les quatre premiers du championnat. Dans un deuxième temps, ils ont participé avec les trois autres meilleures équipes à un tournoi qualificatif nommé "La poule des As". Ils ont fait le boulot et gagné cinq de leur six matches. Les voilà en finale contre la talentueuse équipe du Tampon, l'éternel rival en basket.
Gustave est presque toujours convoqué dans les dix joueurs pour les matches. Il joue peu du fait de sa taille et de son age (il est en première année benjamin). Néanmoins, il est présent aux entraînements et progresse techniquement au milieu de joueurs plus grands que son père pour certains !
Espérons que la finale se déroule bien pour le BCD, voire se déroule tout court car l'an dernier, Gustave a été privé de finale bien que son équipe se fut qualifiée. Elle n'a pas été tout simplement organisée !