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mardi 24 décembre 2013

Voyage impromptu en métropole (1)

Ainsi donc Ln, Olivier, Philippine et Gustave sont en métropole pour les fêtes. Cela n'était pas prévu. Les vacances scolaires devaient être consacrées à la plongée, aux gavage en letchi cueillis du matin, à la plage et au repos en ces jours très chauds et humides.
Mais comme tatie Bouboule (entendez la sœur d'Olivier) est née il y a 40 ans un 21 décembre, il a bien fallu se bouger pour aller lui faire une surprise.


Surprise, elle le fut ! Elle est arrivée les yeux bandés au restaurant et devait trouver qui était dans la salle. Par ordre d'éloignement, chacun à son tour lui souhaitait un heureux anniversaire. Nous sommes passés en dernier et c'est très émue qu'elle a découvert notre présence, incrédule. Le repas fut à la hauteur de l'évènement. Une grande partie de la famille et de ses amis était présente.
C'est dans la campagne du Tarn et Garonne que nous sommes maintenant pour quelques jours chez Tatie Bouboule.

 

L'autre motivation pour ce voyage dans le froid était de revoir Simon que nous avions laissé l'an dernier après avoir fêté ses dix-huit ans. Nous avons, à l'occasion de courses à Toulouse, vu son cadre de vie (la cité universitaire, son arrêt de bus qui l'emmène à la fac, le centre ville,...).
Bien sur Ln et Olivier n'ont pas perdu l'occasion d'aller courir dans les sous-bois afin de rester affutés malgré les excès de bouche !




dimanche 24 novembre 2013

Dans un mois Noël à La Réunion

Noel sous les tropiques reste un événement étrange. Nous nous sommes habitués à tout, rien ne nous manque de la métropole sauf fêter Noël en famille dans l'hiver. Nous avions eu cette joie l'an passé. Alors une fois encore, il nous faudra beaucoup de juteuses mangues, de litchis sucrés et de magnifiques flamboyants en fleurs pour estomper quelque peu la douce nostalgie des rencontres familiales au pied du sapin.
Aujourd'hui, nous avons décoré le faux épicéa en plastique alors que nous nous contentions habituellement d'un Baobab en raphia rouge et vert. Il ne neigera pas, les magasins opterons pour des vitrines festives minimalistes (difficile de mettre des flocons blancs sur les carreaux alors qu'il fait 30°C !) et le père Noel des grandes surface vers lequel les enfants se précipiteront sera moite et transpirant sous son costume.
Amis et famille de métropole nous comptons sur vous préparer comme il se doit les fêtes de fin d'année. Nous penserons à vous en sirotant un rhum arrangé les pieds dans le sable chaud le 24 décembre.
Bises tropicales !



mercredi 30 janvier 2013

Lumière d'hiver

Visiter la métropole en hiver était une première pour nous. Nous avons retrouvé les journées courtes, le froid, l'absence de soleil pendant plusieurs jours et même la neige.
Nous avons aussi admiré la douceur de la lumière hivernale. Nous avions oublié que cela pouvait exister. Dans les îles tropicales, la lumière est vive et les ombres contrastées. Les rayons tombent presque droit avec force. On passe rapidement du jour à la nuit. Il n'y a guère de nuances.
Pendant quelques semaines, nous avons vu le soleil peiner à monter dans le ciel et sa course arrondie est restée basse au dessus de l'horizon. Par certains moments le lumière était magnifique et nous avons eu un plaisir d'enfants à la redécouvrir.




vendredi 21 décembre 2012

Des ultramarins montent à la capitale.

Que faisons nous depuis une six jours que nous sommes en métropole? Les touristes ! Nous nous sentons comme tel. Nous sommes partis depuis près de huit ans et nos réflexes parisiens se sont largement émoussés. Dans le métro, nous marchons moins vite que le flux et nous ne connaissons plus les sorties que nous devons repérer sur les plans. Nous nous faisons remarquer par nos accoutrements d'hiver dépareillés alors que la population est vêtue d'un sobre classique noir ou gris. Nous posons des questions d'ignorants à nos interlocuteurs qui doivent se demander d'ou nous venons pour demander cela. Nous ne sommes plus parisiens mais bien des étrangers en visite. Nous lisons les réclames sans être blasés. Nous visitons, déjeunons en ville, errons dans les magasins et rentrons fatigués de nos marches citadines. Le musée d'Orsay, L'Aquarium du Trocadero, le musée de la Poste, la patinoire du Grand Palais (deux fois), le cinéma au Grand Rex avec sa féerie des eaux ont été nos cibles de la semaine pour notre plaisir.







Dès demain une autre partie de notre voyage va débuter que nous vous conterons dans les jours à  venir...

jeudi 9 août 2012

Loin de l'île.

Un évènement majeur secoue la famille David. Depuis 17 ans et demi le couple élève ses enfants. Alors que la première compagnie et Gustave rentre à La Réunion après leur périple américain et métropolitain, Simon ne retourne pas avec les siens. Il reste d'abord quelques jours en région parisienne pour renouer avec ses copains puis il va à Montauban pour attendre chez sa tante la rentrée universitaire qui aura lieu à Toulouse. Il habitera dans une cité U en ville.
Simon a tout fait pour quitter La Réunion et par la même occasion ses parents et la fratrie. Il s'est motivé pour obtenir son diplôme et choisir une formation qui n'existait pas à La Réunion. Pour être sur d'être loin des siens, il a aussi choisi Toulouse plutôt que Paris où réside ses grands-parents. Il a besoin d'air sans doute.
La mère est inquiète et le père fait semblant de croire qu'il va se débrouiller. Confronté aux difficultés inhérentes à l'isolement, il va prendre de la maturité...nous l'espérons !
Voici donc la dernière photo de la fratrie.
La séparation sera de moyenne durée puisque nous nous retrouvons en décembre pour Noel en métropole et pour fêter quelques jours plus tard la majorité de Simon. Il sera adulte ce jour là...sur ses papiers.  

lundi 29 août 2011

La première compagnie s '« habitue » au voyage en métropole.


Une formation qu'il souhaitait suivre depuis longtemps et saluer ses parents sont un bon prétexte pour prendre l'avion. Encore faut-il connaître son horaire. La surprise fut de taille de découvrir que le vol Air Austral effectuait l'aller vers la métropole de jour !

Nous avons déjà fait l'éloge de cette compagnie qui profitant de sa situation privilégiée offre des tarifs élevés et des prestations en rapport. Voyager en classe confort ne déroge pas à la règle. A l'aise et choyé par le personnel qui prend le temps de bavarder, l'esprit est déconnecté du monde, léger, se fait sensible et bucolique.

Saint-Denis est rapidement laissé. Pendant les trois premières heures, seuls les nuages permettent d'imaginer que l'avion fonce vers l'Afrique au dessus du bleu. L'équateur est franchi. Marins, nous aurions bu nous rappelant que les hommes aime mesurer ce qui les entoure. La cote nord-est du continent noir se montre.

Nous sommes entre le Kenya et la Somalie non loin du berceau de l'humanité, trop haut pour voir le drame qui se joue actuellement à nos pieds. Le malheur des hommes disparaît dans la splendide beauté des déserts. 

Port-Soudan nous délivre un message : l'homme est présent, il bâtit, commerce et voyage. Cette ville est la porte d'entrée de marchandises de ce pays très pauvre qui reste connecté au monde malgré lui et l'aide humanitaire passe par son port.

Nous louons Khadafi, l'avion évite la Libye et nous offre le spectacle magique du Nil nourricier, l'homme a appris à se servir de ce qu'il trouvait. En plus du fleuve, les canaux sont parfaitement visibles qui élargissent la bande verte et l'on pense aux travaux colossaux réalisés pour maîtriser l'eau. Nous manquons Abou Simbel et ses temples. 

Plus au nord, la côte égyptienne est colonisée par les hôtels et nous devinons à l'horizon l'immense delta dans lequel s'épanouit le fleuve. Les éoliennes crétoises nous laissent à penser que ces européens là ont quelques soucis avec leur mode de développement. Partout, des dizaines bateaux relient les îles du sud de la Grèce. Athènes est au loin. 
A trente-deux mille pieds, on comprend pourquoi les hommes ont choisi ce site pour s'installer. Tournée vers la mer , elle est idéalement placée entre les hauteurs. Où le génie grec s'est-il perdu, lui qui a inventé la civilisation européenne ? Lassés de briller, les grecs se sont endormis au soleil et payent aujourd'hui si peu d'impôts qu'ils ne doivent d'être sauvé de la banqueroute que par une vision stratégique étrange des années soixante-dix d'un autre génie, Giscardien celui là, qui permet à la solidarité Européenne de jouer à fond aujourd'hui.  
L'avion n'a cure de ses considérations, il nous emmène vers quelques montagnes dont on ne peut dire si elles sont encore hellènes, albanaises ou déjà serbo-croates. La géographie politique est tourmentée dans ces endroits et les cours du collège si loin. D'un coup d'aile expert, le pilote nous porte au dessus de l'Adriatique rapidement traversée. On peut presque embrasser l'Italie dans sa largeur. 
Florence occupe la vallée et la cité historique se devine. De là, Léonard a quitté les ingrats florentins pour partager son génie (encore un, décidément l'Europe est grande de beaux esprits à moins que cela ne soit notre euro-centrisme historique). Les belliqueux Milanais et Français l'ont accueilli. Comment ces hommes prompts à la guerre ont-ils su protéger l'artiste et lui donner les moyens de créer ? Les rois Français et princes Italiens porteurs de mort avaient-ils une âme sensible? Des questions sans réponse. Simon, le néo-philosophe de terminale pourra peut-être aider son père...

Le soleil, plus rapide dans sa course que l'avion, décline maintenant. Il faut lever les yeux sur d'étranges formes ouatés. Les Alpes font la frontière entre la Suisse, l'Italie et la France. Portant les vallées sont larges, on le voit, et les hommes les ont pénétrées et les habitent (les souvenirs de l'école sont plus précis maintenant).

Le spectacle est grandiose sur le massif du Mont Blanc. Nous ne savons pas que des milliers de coureurs un peu fous sont en train d'en faire le tour. Un alexandrin Hugolien peu digeste s'immisce dans la pensée contemplative: « L'immaculée blancheur des neiges éternelles »...Le ciel est maintenant couvert sur la Bourgogne bien que l'on devine Dijon dans l'ombre. La région parisienne s'annonce avec ses maisons individuelles puis ses barres grignotant les champs.

Le soleil est couchant, la lumière rasante fait luire la piste humide. L'avion se pose, les pensées s'effacent. Attente du bus, attente des bagages et accueil triomphal de Marc pour la deuxième fois en quelques semaines.

La première compagnie est dans le train vers Vesoul car c'est le but de son voyage. Se développer il faut, à travers une formation qui pourrait servir...nous y reviendrons car des changement sont à venir.