Nous vous faisons souvent profiter des avantages de le vie sous les tropiques. Il y a quelques inconvénients que nous avons aussi quelques fois relatés.
Pour 2012, il en apparaît un sérieux que nous n'imaginions pas.
Cela faisait des années que nous n'avions pas participé à une cérémonie de mariage. Deux hypothèses : soit nous sommes peu agréables à fréquenter et donc nous n'avons pas d'amis, soit nous avançons en âge et il est l'heure des naissances parmi nos connaissances ou des divorces mais plus des mariages.
2011 nous avait pourtant alerté. Un cousin qui avait la bonne idée de se marier en juillet fut l'occasion d'aller passer une semaine en métropole pour la première compagnie. Depuis quelques semaines, des bribes d'informations, des rumeurs nous étaient bien parvenues. Nous avons eu des confirmations : toutes ensemble ou presque.
Ce n'est pas moins de cinq mariages auxquels nous sommes conviés pour l'année prochaine ! Il y a pire. Il s'agit de parcourir le monde !
Rashed a la bonne idée de se marier fin mars dans son pays natal : la Tunisie. Comme Rashed est un ami de lycée, que les amis du lycée de la Marsa y seront et que la Tunisie est presque le pays natal de la première compagnie, que la Tunisie démocratique se doit d'être visitée, la motivation est grande pour y aller...
Douglas a la bonne idée de se marier. Il est anglais, la future est australienne. Il leur a paru simple de choisir Los Angeles en Californie pour réunir les deux parties et faire une grande fête. Douglas est un cousin qui a presque le même age que la première compagnie, il est le parrain de Gustave. Il y a aura des tas de cousins que la première compagnie n'a pas vu depuis longtemps. En 1986, la première Compagnie a été en voyage en Californie, la motivation est grande pour y aller...
Alexandre à la bonne idée de fêter son mariage début août quelque part du côté d'Aubagne. Alexandre s'est marié en catimini sans ses potes mais il a promis de faire une grande fête avec tous l'an prochain. Il tient parole. Alexandre est le parrain de Simon. Comme pour Rashed, les amis du lycée y seront, la motivation est grande pour y aller...
Émeline a la bonne idée de se marier le 18 août, jour de la fête d'LN et de la rentrée des classes à La Réunion. Émeline est la nièce d'LN et quasi sa seule famille. Elle et la première compagnie ont gardé Emeline à l'âge de quatre ans. La motivation est grande pour y aller...
Gabriel a la bonne idée de se marier à la Toussaint 2012. Comme la future est d'origine chinoise et qu'ils travaillent tous deux en Chine, il leur a paru simple de célébrer cette union à Honk-Kong. Gabriel est un cousin de la première compagnie. Il est plus jeune. Ils sont unis par la même passion pour le PSG et l'aîné a emmené quelques fois son jeune cousin hurler dans les tribunes du Parc des Princes. L'Asie est une terra incognita pour nous. La motivation est grande pour y aller...
Aller à tous ces mariages nous fait grande envie. Or nous sommes à La Réunion. Nous disons à nos amis, cousins et nièce : bravo pour vos projets, merci de nous avoir invités mais vous auriez pu vous concerter pour célébrer vos unions ! Un mariage par an pendant cinq ans aurait été idéal pour notre organisation et nos finances. Sans parler de tous les kilomètres d'avion qu'il va falloir compenser en termes de carbone dispersé dans l'atmosphère. Et quand est-ce qu'on travaille ? Parcourir le monde, faire la fête ! Voilà une conséquence inattendue de notre installation outre-mer. Nous allons devoir devenir en 2012 de vrais Jet-setteurs....si nous allons à ces mariages. A suivre.
Les pérégrinations de la Famille David dans l'océan Indien ou comment après Mayotte vivre à La Réunion.
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vendredi 28 octobre 2011
lundi 25 juillet 2011
Une semaine en métropole pour la première compagnie
Un cousin qui se marie est un prétexte pour aller en métropole. Six jours de CP posés, un billet d'avion réservé et voilà la première compagnie quittant ses îles pour l'Ile-de-France et Navarre. Les autres membres de la famille ne viennent pas, réception d'une correspondante Australienne oblige qui finalement ne vient pas et coût prohibitif des billets.
Le voyage en avion dure 11 heures de nuit et est toujours une purge même avec Air Austral et son gentil personnel. Son seul intérêt est dans l'écran individuel du 777, ses films et ses jeux dont le tournoi de poker gagné quelques instants avant l'atterrissage. 6h du matin, aux bagages on trouve les voyageurs fatigués en provenance d'Adis Abeba et de Djakarta. L'excellent Marc Paoli accueille bruyamment par un "Welcome my friend" la première compagnie devant une cinquantaine de personnes médusées ! Cet excellent ami sert de taxi et occupe l'heure dans les bouchons à mettre à jour les informations sur les connaissances communes. La première étape du voyage est le petit déjeuner à Paris chez la grand-mère. Toujours vaillante, elle reçoit son petit-fils ainé comme il se doit. L'accompagne, un cousin venu de Honk-Kong pour le mariage lui aussi et qui s'est fiancé lors de son passage dans la Capitale. Il faut se quitter. Le repas du midi est partagé au Café de Paris avec Alexandre, un viel ami de Tunisie.
Le quartier de l'Opéra et ses grands magasins est oppressant et la première compagnie se sent un handicapé de la ville, incapable d'aller au rythme des Parisiens sillonnant les trottoirs et ne pouvant répondre aux innombrables sollicitations marketing. Une courte sieste s'impose chez sa mère avant de revenir du côté de l'Opéra pour boire l'apéritif avec Pedro et Fabrice. Rendez vous avait été pris pour le dîner dans un Pub de la Cour Saint Emilion pour des retrouvailles avec les anciens de Décathlon Nanterre : plus de 25 étaient présents pour se mettre à jour les uns les autres...Il était leur directeur, ils étaient très jeunes, il semble avoir tous bien poussé. Minuit passé, il s'agit de rentrer enfin voir sa maman après deux ans de téléphone et de vidéos saccadées sur Skype. Le lendemain ressemble au premier jour, déjeuner avec les parents. L'après-midi est une tentative moins ratée d'appréhender la grande ville, la carte bleue chauffe doucement à la FNAC des Halles. Le temps est vilain, ce n'est pas une raison pour ne pas aller au Champs de Mars en fin de journée retrouver les Décathlonien ou ex-Décathlonien du 95. Le froid pousse les convives vers l'appartement de la grand-mère tout proche. Les anecdotes sont nombreuses et ravivent des souvenirs professionnels oubliés pour la première compagnie. On rit et on boit beaucoup...
14 juillet, départ pour la grande banlieue de Montauban chez la néorurale de soeur. La route en XC60 est un plaisir et le GPS amène promptement les voyageurs à bon port. La maison est presque terminée, les dépendances sont en cours de rénovation en particulier la stabulation (c'est plus chic qu'"écurie" chez les néoruraux...). 15 juillet : visite rapide de Saint-Antonin Noble Val avec un agréable déjeuner à l'ombre du beffroi, après-midi au salon du chapeau de Caussade, spécialité locale.
Samedi. Départ pour Figeac, la belle du cousin reçoit dans sa ville de naissance. Une fois à l'hôtel, nous retrouvons la famille au centre ville. Par hasard la première compagnie surprend pour une photo volée les futurs époux en ballade avec le photographe, officiel celui là pour des mises en scène très léchées certainement. Changement de tenue, arrivé à l'hôtel de ville renaissance, échange des consentements, courte marche vers l'église, re-échange des consentements devant un curé du Sénégal qui donne beaucoup de vie et place cette union sous le signe de la joie, vin d'honneur au stade, réception à la salle de spectacle de la ville. Les animations se succèdent au fil des plats et les invités indulgents finissent par se trémousser sur la musique d'un D.J. local peu inspiré aux enchainements improbables. A 5h du matin, le D.J. décide qu'il est fatigué et range son matériel pour partir en vacances. Il n'y aura pas de vainqueur, il reste 4 cousins éveillés et plus de musique. Les derniers fêtards se requinquent avec une une soupe à l'oignon bienvenue. La famille de la jeune épousée accueille les invités pour un brunch dominical. Une dernière fois, la première compagnie partage quelques moments avec sa grand-mère, ses oncles, tante, mère, cousins, cousines et issus de germain.Il faut repartir vers Montauban pour une ultime nuit à la campagne.
Le départ est donné tôt le matin pour être à midi à la Défense et déjeuner dans une brasserie typique avec Christophe, un autre ancien de Tunisie. Quelques achats de dernières minutes -il ne faut finalement qu'une semaine pour adopter le comportement normal d'un parisien- et bises aux parents avant de monter dans le 777. La nuit est meilleure qu'à l'aller, le tournoi de poker également gagné aussi avant l'arrivée à Roland Garros.
Pour les expatriés, le retour en métropole est toujours une expérience forte. Entre les sensations de la ville lumière ou de la campagne de France, la découverte des nouveautés, les retrouvailles, les nécessaires achats, les repas offerts par tous, on ne retient qu'une seule chose : ceux qu'on a revus et qui vont nous manquer pendant quelques mois avant le prochain voyage.
Le voyage en avion dure 11 heures de nuit et est toujours une purge même avec Air Austral et son gentil personnel. Son seul intérêt est dans l'écran individuel du 777, ses films et ses jeux dont le tournoi de poker gagné quelques instants avant l'atterrissage. 6h du matin, aux bagages on trouve les voyageurs fatigués en provenance d'Adis Abeba et de Djakarta. L'excellent Marc Paoli accueille bruyamment par un "Welcome my friend" la première compagnie devant une cinquantaine de personnes médusées ! Cet excellent ami sert de taxi et occupe l'heure dans les bouchons à mettre à jour les informations sur les connaissances communes. La première étape du voyage est le petit déjeuner à Paris chez la grand-mère. Toujours vaillante, elle reçoit son petit-fils ainé comme il se doit. L'accompagne, un cousin venu de Honk-Kong pour le mariage lui aussi et qui s'est fiancé lors de son passage dans la Capitale. Il faut se quitter. Le repas du midi est partagé au Café de Paris avec Alexandre, un viel ami de Tunisie.
Le quartier de l'Opéra et ses grands magasins est oppressant et la première compagnie se sent un handicapé de la ville, incapable d'aller au rythme des Parisiens sillonnant les trottoirs et ne pouvant répondre aux innombrables sollicitations marketing. Une courte sieste s'impose chez sa mère avant de revenir du côté de l'Opéra pour boire l'apéritif avec Pedro et Fabrice. Rendez vous avait été pris pour le dîner dans un Pub de la Cour Saint Emilion pour des retrouvailles avec les anciens de Décathlon Nanterre : plus de 25 étaient présents pour se mettre à jour les uns les autres...Il était leur directeur, ils étaient très jeunes, il semble avoir tous bien poussé. Minuit passé, il s'agit de rentrer enfin voir sa maman après deux ans de téléphone et de vidéos saccadées sur Skype. Le lendemain ressemble au premier jour, déjeuner avec les parents. L'après-midi est une tentative moins ratée d'appréhender la grande ville, la carte bleue chauffe doucement à la FNAC des Halles. Le temps est vilain, ce n'est pas une raison pour ne pas aller au Champs de Mars en fin de journée retrouver les Décathlonien ou ex-Décathlonien du 95. Le froid pousse les convives vers l'appartement de la grand-mère tout proche. Les anecdotes sont nombreuses et ravivent des souvenirs professionnels oubliés pour la première compagnie. On rit et on boit beaucoup...
14 juillet, départ pour la grande banlieue de Montauban chez la néorurale de soeur. La route en XC60 est un plaisir et le GPS amène promptement les voyageurs à bon port. La maison est presque terminée, les dépendances sont en cours de rénovation en particulier la stabulation (c'est plus chic qu'"écurie" chez les néoruraux...). 15 juillet : visite rapide de Saint-Antonin Noble Val avec un agréable déjeuner à l'ombre du beffroi, après-midi au salon du chapeau de Caussade, spécialité locale.
Samedi. Départ pour Figeac, la belle du cousin reçoit dans sa ville de naissance. Une fois à l'hôtel, nous retrouvons la famille au centre ville. Par hasard la première compagnie surprend pour une photo volée les futurs époux en ballade avec le photographe, officiel celui là pour des mises en scène très léchées certainement. Changement de tenue, arrivé à l'hôtel de ville renaissance, échange des consentements, courte marche vers l'église, re-échange des consentements devant un curé du Sénégal qui donne beaucoup de vie et place cette union sous le signe de la joie, vin d'honneur au stade, réception à la salle de spectacle de la ville. Les animations se succèdent au fil des plats et les invités indulgents finissent par se trémousser sur la musique d'un D.J. local peu inspiré aux enchainements improbables. A 5h du matin, le D.J. décide qu'il est fatigué et range son matériel pour partir en vacances. Il n'y aura pas de vainqueur, il reste 4 cousins éveillés et plus de musique. Les derniers fêtards se requinquent avec une une soupe à l'oignon bienvenue. La famille de la jeune épousée accueille les invités pour un brunch dominical. Une dernière fois, la première compagnie partage quelques moments avec sa grand-mère, ses oncles, tante, mère, cousins, cousines et issus de germain.Il faut repartir vers Montauban pour une ultime nuit à la campagne.
Le départ est donné tôt le matin pour être à midi à la Défense et déjeuner dans une brasserie typique avec Christophe, un autre ancien de Tunisie. Quelques achats de dernières minutes -il ne faut finalement qu'une semaine pour adopter le comportement normal d'un parisien- et bises aux parents avant de monter dans le 777. La nuit est meilleure qu'à l'aller, le tournoi de poker également gagné aussi avant l'arrivée à Roland Garros.
Pour les expatriés, le retour en métropole est toujours une expérience forte. Entre les sensations de la ville lumière ou de la campagne de France, la découverte des nouveautés, les retrouvailles, les nécessaires achats, les repas offerts par tous, on ne retient qu'une seule chose : ceux qu'on a revus et qui vont nous manquer pendant quelques mois avant le prochain voyage.
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