vendredi 15 juillet 2016

Randonnée : Cap Noir-Roche Vert Bouteille



La fin de l'année scolaire a sonné.
La maison bleue est pleine. Pour la première fois depuis 2012, nous avons le plaisir de profiter de la présence de nos quatre enfants à La Réunion.
Avec nos cousins, nous sommes allés randonner du côté de Dos d'Ane; une marche facile, la préparation des diverses courses nous oblige à rester raisonnables pour rester frais aux entrainements.
Aisé et néanmoins spectaculaire, le chemin forme un boucle au départ d'un parking et d'une aire de pique-nique aménagée dont nous profiterons après les 3km d'un sentier qui offre une vue magnifique sur Mafate et la côte nord-ouest de l'île.


C'est l'hiver. Une masse d'air venant du pôle sud apporte des températures fraiches à cette altitude lorsque le soleil est masqué. Nous ne nous sommes pas attardés après les sandwichs pour descendre vers la douceur côtière.
Il nous reste de cette belle randonnée, des images magnifiques et un souvenir familial sympathique.

Mafate et son mystère.



Paysage tourmenté du cirque le plus sauvage de La Réunion.

Point de vue côté mer sur la ville du Port.


jeudi 31 décembre 2015

Une surprise culturelle : le musée des instruments et musiques de l'océan indien.



En cette fin d'année 2015, nous avons le bonheur de recevoir les parents de la première compagnie. Ils devaient venir l'an passé. Un abcès tétu de la taille d'une balle de golf dans la matière grise de la grand-mère a reporté ce voyage d'un an.
Les voilà enfin ! Il faut leur faire découvrir La Réunion. Profitant d'une belle semaine, nous sommes allés à Hell-Bourg, leur montrer un village typique et profiter un peu de la fraicheur loin de la touffeur de Saint-Denis. Après avoir visité la traditionnelle maison Folio et le cimetière paysager toujours aussi fleuri, nous avons aperçu le panneau indiquant le musée des instruments et musiques de l'océan indien. Après avoir interrogé le tenancier d'une des boutiques de la rue principale qui nous a confirmé la proximité du lieu, nous nous sommes dirigés vers la maison Morange, ancienne auberge de jeunesse en déliquescence, aujourd'hui rénovée.

La terrasse de la maison Morange
L'entrée du musée par la terrasse.


La belle bâtisse accueille la collection privée de deux passionnés. Elle est présentée selon l'origine des instruments : Inde, Chine, Afrique et Madagascar. Autant de lieux qui ont influencé la musique de La Réunion. L'agencement des instruments est superbe, la lumière met en valeur les matières, il est possible d'écouter près de soixante sons d'instruments et des vidéos sont également disponibles. Les textes sont accessibles. Il n'y manque que leur version anglaise pour les non francophones. En quittant le musée, on apprend par l'employée de service que seul un quart de la collection est présentée. Il est prévu un espace d'exposition temporaire, dont on imagine qu'il servira à faire découvrir les trois-quart restants.
Après la refonte des musées régionaux (Cité du Volcan et Stella Matutina), La Réunion voit son offre muséale s'étoffer de belle manière car cette collection est l'une des trois plus importante de France. Touristes, courez-y vite plutôt que d'aller vous faire croquer par les requins affamés!


Crédit photo : Lauriane Giraud Fonlupt


Crédit photo : Lauriane Giraud Fonlupt

dimanche 1 novembre 2015

Fin de saison baleine

Aujourd’hui marque officiellement la fin de saison des baleines. Elles seraient retournées dans les eaux froides de l'océan antarctique après avoir mis bas et frayé sous les tropiques.
Pour la première fois depuis que nous sommes dans l'océan Indien, nous n'aurons pas vu les cétacés. Elles ont été très rares à La Réunion après des années fastes pour l'observation. De même à Mayotte et dans l'ensemble des Comores ainsi qu'à Madagascar, le Mégaptère semble avoir boudé cet immense espace océanique.
Par le passé, le long du littoral, on pouvait en croiser à quelques encablures du bord ou mieux du pont d'un bateau et passer quelques minutes pour admirer mère et baleineau. Pas un souffle cette année, pas un dos sombre dans les flots marins, pas de saut spectaculaire dans la houle formée.
On se perd en conjectures pour expliquer les observations des associations qui confirment la faible présence des grands mammifères. En dehors d'un événement dramatique qui aurait décimé les populations, le phénomène plausible est El Nino. Trop chaude, l'eau aurait détourné ce voyageur de ses routes habituelles qui aurait préféré d'autres régions de l'océan Indien, en particulier le long de la côte est africaine.
Nous n'avons plus qu'à patienter neuf mois et la prochaine saison pour retrouver cet animal imposant.


dimanche 18 octobre 2015

Plantations

L'occasion était belle de profiter de la fin prochaine de la pépinière Hoarau, située à la Possession. Tous les plants étaient bradés à -40% ou -50% avant fermeture définitive. A la place s'élèvera un complexe d'habitations.
Le choix fut fait la semaine dernière avec Philippine ; elle choisit neuf plantes ou arbustes. De retour à la maison, leurs emplacements furent déterminés, après un tour sur internet pour connaître leurs caractéristiques.
Hier, toujours avec Philippine qu'il faut occuper pendant les vacances scolaires, nous avons été acheter des pots, de la terre de jardin, des billes d'argile et du terreau. Deux heures plus tard, le travail est terminé.


Au fond de l'alignement, un hibiscus endémique de La Réunion ; cette espèce est en voie de disparition et protégée.


dimanche 11 octobre 2015

Gustave le chinois

L'heure des vacances scolaires a sonné pour les élèves de La Réunion. Ln est ravie de pouvoir souffler après sept semaines intenses. Philippine s'imagine déjà passer son temps devant la télévision et à lire. La première compagnie travaille le maximum possible.
Reste Gustave...
Le jeune adolescent s'est envolé aujourd'hui pour Pékin via Maurice et Hong-Kong pour un voyage de 17 jours avec sa classe : les 3ème X. Ils ont une bonne raison d'aller visiter l'empire du milieu. Ils étudient le mandarin depuis trois ans.  Le programme est varié et il passera une semaine dans une famille chinoise.


C'est la deuxième fois que Gustave s'émancipe de ses parents. Il n'avait pas l'air d'angoisser à l'aéroport, très à l'aise au milieu de ses camarades. Pour les parents, c'est une première, aucun des trois garçons n'est au foyer.
Bien qu' à des milliers de kilomètres, la Chine est présente à La Réunion. Les descendants de l'émigration chinoise de la deuxième moitié du XIXème siècle, venue s'engager auprès des propriétaires terriens après l'abolition de l'esclavage, constitue une partie du peuplement réunionnais.  Il est donc naturel de trouver l'enseignement du chinois dès le primaire. Poussé par ses parents, Gustave a choisi la bilangue du collège. Les deux premières années d'apprentissage n'ont pas été faciles. Depuis l'an dernier, il a passé un cap et gagné en confiance. Il a l'avantage de posséder une excellente oreille qui lui permet de reconnaître les intonations de cette langue complexe. La perspective du voyage, annoncé depuis un an, a été un élément de motivation également car il ne souhaitait pas être ridicule dans les conversations. Il a redoublé d'efforts.
Il est un sujet d'inquiétude pour Gustave : malgré quelques entraînements, il est incapable de se servir des baguettes. Manger sera un vrai challenge ! Peut être allons nous le retrouver amaigri....

dimanche 27 septembre 2015

Difficultés de voisinage.

Nous habitons une impasse dans un quartier mixte. Habitat collectif et individuel, immeubles privés et logements sociaux sont implantés cote à cote. Depuis que nous résidons dans la maison, nous ne nous sommes jamais plaints des nuisances que nous relativisons. Il peut y avoir un peu de sono le samedi et de rares fêtes dans l'année. Nous grinçons un peu plus des dents lorsque nous voyons les immondices au coin de la rue s'entasser en attendant le ramassage soit de la Cinor soit de la ville. Vu le montant des impôts locaux payés, le service n'est pas à la hauteur.
Un incident s'est produit qui n'est pas directement lié à nos voisins de l'immeuble à l'arrière de la maison mais à son propriétaire. Celui-ci a fait passer deux gars pour élaguer notre arbre. Ce dernier nous protégeait visuellement des regards extérieurs et protégeait notre regard du linge aux balcons et des antennes satellites multiples. L'arbre avait poussé et remplissait la fonction qui lui était assigné en plus de nous mettre à l'ombre des durs rayons solaires tropicaux. Sans doute agrémentait il la vue pour nos voisins.
Avec le temps, ses branches ont investi la cour d'à coté. Bien que ne gênant personne, le propriétaire, qui a une sale réputation a donc décidé de faire couper les branches indésirables pour dit il éviter que les fumeurs de zamal du quartier ne viennent y trouver le calme. La travail, réalisé par des gros doigts au noir, est une boucherie et mêmes certaines branches qui ployaient de notre coté ont été coupées. Il est de notre responsabilité de veiller à ce que notre arbre ne gêne pas les alentours. Il aurait suffit qu'on nous le demande et nous nous serions conformés à la loi et aurions réalisé une coupe plus fine qui aurait gardé un bel aspect à l'arbre et lui aurait permis de remplir sa fonction de protections en tous genres. A lieu de cela, nous avons été mis devant le fait accompli et nous sommes brutalisés par le geste. Pourquoi ne pas avoir chercher à demander, à s'exprimer pour obtenir en souplesse ? Nous allons donc lui apprendre la politesse et la loi par lettre recommandée.

Nous avons eu peur pour notre arbre qui a eu un stress intense et une partie de ses feuilles sont tombées. Il semble aller mieux et de nouvelles feuilles poussent maintenant. Patientons quelques mois et nous retrouverons la totalité du vert qui envahissait la terrasse.

dimanche 20 septembre 2015

Journée du patrimoine 2015


Pour égayer leur soirée, Ln et Olivier ont décidé de déambuler dans les rues de Saint-Denis à l'occasion du week-end mettant en valeur le patrimoine du chef-lieu.
La majorité des animations se concentrait dans et autour de l'hôtel de ville.
Peu de monde, sans doute, à cause de l'incertitude du temps et de la fraîcheur relative à moins que la population ne se fiche de cet événement. Les musées de la rue de Paris étaient par ailleurs fermés...
Pourtant, il était bien agréable de se balader dans les rues adjacentes au bâtiment municipal, rendues piétonnes pour l'occasion.
Au bout de ce chemin, il est un autre patrimoine que nous avons adoré : culinaire cette fois avec les excellents burgers et frites de Sergio !
Ce dimanche après-midi , nous allons essayer de traîner nos enfants en ville et de les éveiller à la culture.


L’intérêt tient dans le sujet : ce salon de coiffure est une institution.
Il est proche de chez nous.

Quelques belles photos dans un joli écrin.

Art ou humour noir (voir le panneau...)

Artisans d'un lycée professionnel

Découverte de la ferronnerie d'art.

Bal poussière


Patrimoine privé offert aux regards de la rue.

En attendant le "Rossini", fameux burger de Sergio.