Nous y sommes presque. Pour la première fois, des artisans travaillent un samedi pour finir la maison. Le plombier est venu installer les meubles des salles d'eau. Malheureusement il a cassé un carreau en le perçant.
Le carreleur le changera. Il y a plus embêtant. Un des meubles livrés a été endommagé pendant le transport.
Il s'agit du meuble de la salle de bain des enfants. Délai pour en avoir un autre : 2 à 3 mois !
Il y a aussi le peintre, notre Picasso local qui a la même folie sans le génie. Cela donne des couleurs différentes sur chaque face de la maison. A l'intérieur la dernière couche de blanc n'est pas nickel. La réunion de chantier de lundi matin avec le constructeur va être intéressante...
Nous sommes néanmoins heureux d'en voir le bout et nous commençons à penser à la décoration.
Les pérégrinations de la Famille David dans l'océan Indien ou comment après Mayotte vivre à La Réunion.
samedi 26 novembre 2011
jeudi 24 novembre 2011
Ligne d'arrivée en vue !
Dernier virage et arrivée proche pour le constructeur. Le peintre s'est enfin attaqué à la façade. La couleur choisi à l'origine n'existe que sur le nuancier ; la machine n'arrive pas au résultat escompté. Ln a donc accepté de choisir une autre couleur disponible qui ne demandait pas de recalibrage. Elle est presque identique au premier choix. Il reste a convaincre le voisin pour qu'il laisse les peintres aller sur son toit pour peindre notre mur mitoyen.
Nous sommes excités car le résultat final qui apparait nous plait !
Nous sommes excités car le résultat final qui apparait nous plait !
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| Douche à l'italienne de la suite parentale |
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| Même douche coté WC |
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| Chambre de Gustave |
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| Chambre de Raoul |
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| Wc de la SdB des enfants |
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| Escalier menant de l'étage des enfants à la suite parentale |
lundi 21 novembre 2011
Entre les îles.
Entre Mayotte et Madagascar émergent le banc de la Zélée et le Récif du Geyser. Géologiquement c'est un ancien point chaud (comprenez volcans). La plaque terrestre s'est déplacée et le point chaud a créé plus tard Mayotte, Mohéli, Ajouan et plus récemment la Grande Comore dont le volcan est toujours actif. Pour la Zélée et le Geyser, l'érosion a fait son effet et les îles se sont effondrées laissant deux atolls.
Autrefois dangereux endroits pour les navigateurs, ce sont devenus des lieux de pêche et de plongées.
La première compagnie ne pouvait pas ne pas y aller. Profitant d'un travail à Mayotte de trois jours (qui finalement ne s'est pas fait à cause de grèves longues), il a enchainé par un we de trois jours en mer. Organisé par son club préféré (Le Nyamba Club), la route se fait à bord du Manga Bé, petit catamaran de quinze mètres qui accueille huit plongeurs, deux membres d'équipage et leur matériel. Le départ s'est fait jeudi en fin d'après-midi. Le skipper est un personnage de roman et son matelot pourrait être le joueur de banjo du film "Délivrance". Les huit plongeurs forment un belle équipe composée d'un moniteur, d'un médecin, d'un gendarme, d'un marin et de trois civils normalement constitués.
Après une nuit en mer, nous avons à peine le temps d'admirer le soleil montant qu'il faut descendre sous l'eau. Cette première plongée donne le ton, nous trouvons ce que nous sommes venus chercher : du requin. La visibilité est très bonne, on les voit venir, curieux et repartir dédaignant ces grandes proies inconnues et trop bruyantes. Nous croisons un raie aigle, des carangues et un Napoléon. La plongée de l'après-midi est aussi riche en rencontres : raie queue de vache, requins, thons dent de chien. Nous quittons la Zélée pour le récif du Geyser situé quelques miles plus à l'est.

A marée basse, un îlot de sable blanc apparait et quelques rochers affleurent. Le bateau est à l'ancre pour la nuit. L'oreille interne s'est habituée au mouvement de l'eau et le sommeil est réparateur. Au matin, un groupe de dauphins passe devant le bateau. Après le petit déjeuner le vent se lève. Nous plongeons à deux reprises au Geyser où la visibilité est très moyenne et la remontée sur le bateau plus que sportive. Les requins sont toujours là, loin dans le bleu et impossible à photographier proprement.
Le lendemain, nous retournons sous voile à la Zélée. Le temps s'est couvert et la lumière moins bonne sous l'eau. Le requin dormeur, posé dans un gros trou de la paroi sous-marine, n'a que faire de ses considérations esthétiques et nous ignore totalement.
Enfin, nous réussissons, après trois jours de mer, une prise de pêche du bateau, un beau barracuda que nous mangeons pour dîner.
Le retour à Mayotte s'effectue sans encombre. Au petit matin, nous avalons à quai le dernier petit déjeuner et constatons que la ville est active, il semble que la vie économique ait repris son cours après 44 jours de grève générale.
Nous étions loin de ce tumulte ce qui fut bien agréable. Au final les requins des familles suivantes se sont montrés : Dagsit, pointes noires, pointes blanches, dormeur et marteau Halicorne.
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mercredi 16 novembre 2011
Sprint final rue Monthyon !
Les travaux doivent s'achever contractuellement le 1er décembre. Le constructeur fouette les artisans qui mettent les bouchées doubles. Escalier, parquet, carrelage de la salle de bain parentale et bientôt peinture finale. Il reste donc 15 jours de travail. Évidemment EDF fait le mort et le déplacement du poteau n'est pas prêt de se réaliser, il va falloir que le chef de famille se déplace, téléphone et sans doute cette fois ci pique une colère qui va s'entendre jusqu'en métropole quatorze mois après le dépôt du dossier complet. En attendant, nous serons branchés sur le compteur de chantier.
L'escalier plait beaucoup et la salle de bain pourrait être magnifique une fois terminée. Nous sommes dans l'attente.
L'escalier plait beaucoup et la salle de bain pourrait être magnifique une fois terminée. Nous sommes dans l'attente.
vendredi 4 novembre 2011
Ca n'a l'air de rien....
Une phase importante du chantier s'est terminée hier. Une tranchée creusée au droit de l'impasse, un tuyau de 15 cm de diamètre posé, un regard installé, un peu de maçonnerie, une journée de travail et voilà le tout-à-l'égout prêt à être raccordé à notre demeure.
Ça n'a l'air de rien mais il aura fallu beaucoup de temps pour trouver les bons interlocuteurs, obtenir les autorisations adhoc et réunir cinq personnes de différentes entités le même jour pour s'accorder (c'est fou ce que notre caca implique comme monde).
La fin du chantier approche. Il reste la fameuse douche à l'italienne à carreler, le parquet, les escaliers, les gardes-corps à poser, la peinture à terminer. Les aménagements extérieurs sont calés pour le mois de janvier. Nos voulons fêter Noël dans notre maison, cela devrait le faire.
Ça n'a l'air de rien mais il aura fallu beaucoup de temps pour trouver les bons interlocuteurs, obtenir les autorisations adhoc et réunir cinq personnes de différentes entités le même jour pour s'accorder (c'est fou ce que notre caca implique comme monde).
La fin du chantier approche. Il reste la fameuse douche à l'italienne à carreler, le parquet, les escaliers, les gardes-corps à poser, la peinture à terminer. Les aménagements extérieurs sont calés pour le mois de janvier. Nos voulons fêter Noël dans notre maison, cela devrait le faire.
mardi 1 novembre 2011
Des bonbons ou un mauvais sort !
La fête d'Halloween est aussi à La Réunion. Hier soir, les trois petites filles du bâtiment se sont déguisées et sont allées réclamer leurs bonbons aux habitants de la résidence.
Une fête païenne importée du grand méchant impérialiste culturel réuni la z'oreille, la métis sino-créole et la zarab (comprenez indienne de confession musulmane dont les ancêtres sont arrivés avec la fin de l'esclavage alors que les propriétaires terriens avaient besoins de main d'œuvre). Elles sont à l'image des occupants de notre immeuble où: toutes les origines sont présentes et à l'image de La Réunion qui porte décidément bien son nom.
Une fête païenne importée du grand méchant impérialiste culturel réuni la z'oreille, la métis sino-créole et la zarab (comprenez indienne de confession musulmane dont les ancêtres sont arrivés avec la fin de l'esclavage alors que les propriétaires terriens avaient besoins de main d'œuvre). Elles sont à l'image des occupants de notre immeuble où: toutes les origines sont présentes et à l'image de La Réunion qui porte décidément bien son nom.
dimanche 30 octobre 2011
Deux îles, deux catastrophes
Mayotte et La Réunion font parler d'elles dans les J.T. métropolitains. Il y a d'un côté un mouvement social dur contre la vie chère et de l'autre un incendie violent. Dans les deux cas, nul ne sait quand cela va s'arrêter. Dans les deux cas, les conséquences auront un impact durable.
A Mayotte, une manifestation contre la vie chère s'est transformée en mouvement social paralysant toute l'activité économique depuis cinq semaines. Ce n'est pas la première fois que la population exprime son mécontentement contre la vie chère. Les syndicats qui rêvaient de reproduire un scénario à la Gouadeloupéenne depuis des mois ont martelé leur message dans une période favorable : le mois des grands mariages immédiatement suivi du mois du Ramadan puis de la rentrée scolaire a vidé les comptes en banque des foyers. La manifestation a donc rassemblé un jour, puis deux puis plusieurs. A chaque fois, le jeune préfet dont c'est le premier poste, sur l'île depuis un mois, veut rétablir l'ordre républicain et la liberté de circulation. Mal lui en a pris. La rancœur s'est focalisée sur son action et a attisé la violence. Néanmoins, les négociations se poursuivaient. A près quinze jours de blocage total de l'île (magasins fermés, routes barrées, entreprises sans salariés) on imaginait la signature d'un accord. Seule F.O. l'a signé sentant un dérapage du mouvement, manipulé par des leaders syndicalistes radicaux dont l'un se présente aux prochaines législatives ! Depuis cette date et dans les trois semaines qui ont suivi, les barrages se sont multipliés, des magasins ont été pillés et brulés, des automobilistes rackettés, des clients qui cherchaient à acheter, molestés et des travailleurs priés fermement de sortir de leurs bureaux. Les jeunes qui devaient reprendre le chemin des écoles ont poursuivi leur vacances sur les routes remontant ici un barrage (souvent un manguier centenaire abattu le long de la route) que les forces de l'ordre déblayaient là, caillassant sans distinction, police, gendarmerie, pompier et ambulance. Les leaders politiques, incapables de se situer par rapport au mouvement n'ont d'abord pas pris la mesure de ce qui se déroulait (déplacements hors de Mayotte au Danemark, à Madagascar....) puis ont voulu soutenir la contestation avant de se taire face aux excès. Et puis il y a eu un mort dans des circonstance floues. Probablement bientôt érigé au rang de martyr des combattants contre la vie chère, il était plus certainement tranquillement en train de boire une bière à la buvette du coin et s'est retrouvé par hasard au milieu d'une bataille rangée. Les chefs d'entreprise ont mis un actif du privé sur six au chômage technique et se demandent s'ils vont survivre à un mois de chiffre d'affaires nul dans un contexte de crise économique et de retards de paiement des collectivités représentant plusieurs mois et années d'activité.
Une lueur de sortie de conflit parait pour cette semaine. Les magasin sont rouverts pour nourrir la population lassée qui avait faim et un négociateur vient de métropole renforcer le médiateur déjà nommé mais rejeté (les syndicalistes en demandant un médiateur ont cru recevoir un envoyé du gouvernement aux poches pleines). Il y a moins de cent manifestants chaque jour et des jeunes aux barrages sur toute l'île. Chacun à Mayotte retient son souffle pour que le début de semaine soit celui de la fin du conflit mais personne n'irait parier un euro la dessus tant la stratégie syndicale s'élabore au jour le jour et la population est versatile.
A la Réunion, la situation est hors de contrôle depuis une semaine. L'incendie s'est déclaré sur les hauts de l'ouest. Attisé par le vent soutenu, plusieurs foyers d'origine criminelle ont brulé près de 2700ha soit 1% de la suface de l'île. Les flammes ont ravagé une partie du parc national de la Réunion récemment déclaré patrimoine de l'humanité et foyer d'une faune et d'une flore endémique unique. C'est une des richesses de l'île qui part en fumée. Les pompiers luttent d'arrache pied dans des zones difficilement accessibles et très sèches alors que la saison des pluies débute à peine. Épuisés, ils viennent de recevoir le renfort de 172 collègues de métropole. La polémique enfle sur les matériels disponibles en particulier sur le manque de moyens aériens. Les Réunionnais fustigent la décision du préfet de ne pas faire intervenir un bombardier d'eau de la métropole comme l'an dernier. Les réseaux sociaux s'enflamment eux aussi ! La colère est à la hauteur de l'impuissance. Décidément, en période de crise, il n'est pas bon être le représentant du gouvernement. Les pompiers ne sont pas optimistes pour les heures qui viennent...Personne ne peut dire comment va évoluer la situation sur les multiples fronts de flammes. Certains invoquent les esprits et dansent pour que la pluie tombe. D'autres en appellent à un rassemblement pacifique ce lundi pour faire pression et obtenir plus de moyens.
A Mayotte, une manifestation contre la vie chère s'est transformée en mouvement social paralysant toute l'activité économique depuis cinq semaines. Ce n'est pas la première fois que la population exprime son mécontentement contre la vie chère. Les syndicats qui rêvaient de reproduire un scénario à la Gouadeloupéenne depuis des mois ont martelé leur message dans une période favorable : le mois des grands mariages immédiatement suivi du mois du Ramadan puis de la rentrée scolaire a vidé les comptes en banque des foyers. La manifestation a donc rassemblé un jour, puis deux puis plusieurs. A chaque fois, le jeune préfet dont c'est le premier poste, sur l'île depuis un mois, veut rétablir l'ordre républicain et la liberté de circulation. Mal lui en a pris. La rancœur s'est focalisée sur son action et a attisé la violence. Néanmoins, les négociations se poursuivaient. A près quinze jours de blocage total de l'île (magasins fermés, routes barrées, entreprises sans salariés) on imaginait la signature d'un accord. Seule F.O. l'a signé sentant un dérapage du mouvement, manipulé par des leaders syndicalistes radicaux dont l'un se présente aux prochaines législatives ! Depuis cette date et dans les trois semaines qui ont suivi, les barrages se sont multipliés, des magasins ont été pillés et brulés, des automobilistes rackettés, des clients qui cherchaient à acheter, molestés et des travailleurs priés fermement de sortir de leurs bureaux. Les jeunes qui devaient reprendre le chemin des écoles ont poursuivi leur vacances sur les routes remontant ici un barrage (souvent un manguier centenaire abattu le long de la route) que les forces de l'ordre déblayaient là, caillassant sans distinction, police, gendarmerie, pompier et ambulance. Les leaders politiques, incapables de se situer par rapport au mouvement n'ont d'abord pas pris la mesure de ce qui se déroulait (déplacements hors de Mayotte au Danemark, à Madagascar....) puis ont voulu soutenir la contestation avant de se taire face aux excès. Et puis il y a eu un mort dans des circonstance floues. Probablement bientôt érigé au rang de martyr des combattants contre la vie chère, il était plus certainement tranquillement en train de boire une bière à la buvette du coin et s'est retrouvé par hasard au milieu d'une bataille rangée. Les chefs d'entreprise ont mis un actif du privé sur six au chômage technique et se demandent s'ils vont survivre à un mois de chiffre d'affaires nul dans un contexte de crise économique et de retards de paiement des collectivités représentant plusieurs mois et années d'activité.
Une lueur de sortie de conflit parait pour cette semaine. Les magasin sont rouverts pour nourrir la population lassée qui avait faim et un négociateur vient de métropole renforcer le médiateur déjà nommé mais rejeté (les syndicalistes en demandant un médiateur ont cru recevoir un envoyé du gouvernement aux poches pleines). Il y a moins de cent manifestants chaque jour et des jeunes aux barrages sur toute l'île. Chacun à Mayotte retient son souffle pour que le début de semaine soit celui de la fin du conflit mais personne n'irait parier un euro la dessus tant la stratégie syndicale s'élabore au jour le jour et la population est versatile.
A la Réunion, la situation est hors de contrôle depuis une semaine. L'incendie s'est déclaré sur les hauts de l'ouest. Attisé par le vent soutenu, plusieurs foyers d'origine criminelle ont brulé près de 2700ha soit 1% de la suface de l'île. Les flammes ont ravagé une partie du parc national de la Réunion récemment déclaré patrimoine de l'humanité et foyer d'une faune et d'une flore endémique unique. C'est une des richesses de l'île qui part en fumée. Les pompiers luttent d'arrache pied dans des zones difficilement accessibles et très sèches alors que la saison des pluies débute à peine. Épuisés, ils viennent de recevoir le renfort de 172 collègues de métropole. La polémique enfle sur les matériels disponibles en particulier sur le manque de moyens aériens. Les Réunionnais fustigent la décision du préfet de ne pas faire intervenir un bombardier d'eau de la métropole comme l'an dernier. Les réseaux sociaux s'enflamment eux aussi ! La colère est à la hauteur de l'impuissance. Décidément, en période de crise, il n'est pas bon être le représentant du gouvernement. Les pompiers ne sont pas optimistes pour les heures qui viennent...Personne ne peut dire comment va évoluer la situation sur les multiples fronts de flammes. Certains invoquent les esprits et dansent pour que la pluie tombe. D'autres en appellent à un rassemblement pacifique ce lundi pour faire pression et obtenir plus de moyens.
Mayotte, La Réunion, deux îles meurtries de l'océan Indien, deux populations qui ont le sentiment d'être laissées à l'abandon par la métropole dans des situations qui les dépassent. Les relations avec les territoires d'outre-mer sont décidément complexes. Au delà, c'est sans doute la notion même de nation, une et indivisible que la vie chère et les incendies mettent à mal.
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