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vendredi 5 avril 2013

La route forestière de la plaine d'Affouches

Sans "S" pour la DDE, avec "S" pour l'IGN

















Un des intérêts d'accompagner Ln dans ses longs entraînements vallonnés est de découvrir et de redécouvrir la magie des paysages réunionnais.
Départ matinal accompagnée par Cannelle avant les chaleurs

En ce dimanche de Pâques, il s'agissait non seulement de préparer la prochaine course mais aussi d'éliminer les excès chocolatés. Pour la première compagnie, un entraînement léger et ensuite du temps pour photographier sur le parcours de sa belle qui avait choisi la route forestière de la plaine d'Affouches.
La route est large, carrossable, entretenue et la pente est régulière.




Elle démarre de la RD41 du côté de Saint Bernard. A mesure que l'on monte, elle offre des points de vue spectaculaires sur le nord-ouest et sur la ravine de la rivière Saint-Denis.


Vue sur Le Port, côte ouest
Ravine de la rivière saint-Denis
îlet à Guillaume, un endroit magique et mystérieux
Ravine de la grande Chaloupe
Saint-Denis, au fond à droite.




Au loin, la plaine des chicots


La route croise des sentiers menant vers les hauts de Saint-Denis


En fin de saison des pluies, les herbes des bords sont hautes et les aménagements habituellement entretenus pour les piques-niques de la fin de semaine sont peu accueillants.


Une partie de la route est dans la parc régional. Les oiseaux se font entendre et le rare Papangue plane le long de la piste à la recherche d'une proie imprudente qui se serait laisser aller sur ce terrain découvert..















La route s’arrête officiellement au point kilométrique 10.5 à 1100 mètres d'altitude. On y indique des éboulements qui empêcherait de l’emprunter jusqu'à son terme au milieu de la plaine d'Affouches. Elle garde donc une partie de son mystère ce qui titille la curiosité de la première compagnie qui a bien envie d'y faire rouler son vélo.

2h30 plus tard...un semi marathon avalé !

samedi 30 avril 2011

Dimanche de Pâques, sitôt les chocolats avalés, la famille David, sans le grand Simon comme souvent, se rend dans le parc du Colorado. L'objectif n'est pas de prendre un place de bonne heure pour la grillade communautaire dominicale mais de marcher jusqu'au lieu dit l'îlet à Guillaume, petit plateau coincé entre deux bras de la rivière Saint Denis.
Du Colorado à la Fenêtre, le chemin dans les sous bois longe la rivière Saint-Denis qui a creusé profondément la roche. De temps en temps, une ouverture permet de se faire peur au dessus du vide. Quelques Goyaviers sont visibles ici et là et marquent le début de la saison de ce fruit très prisé des Réunionnais mais dont les arbres sont maintenant considérés comme une peste végétale. Le chemin à l'ombre est légèrement humide avec la saison des pluies qui se prolonge.

A la Fenêtre, un panneau interdit l'accès à la variante du GR2 vers l'îlet à Guillaume avertissant du danger de chute de pierres. Il en faut plus pour effrayer les David qui sont maintenant entraînés depuis la ballade à la cascade du Chaudron.  Le chemin descend en pente douce en suivant une canalisation alimentant Saint-Denis en eau douce. Le paysage est grandiose. Bien que le temps soit couvert, on voit au loin vers l'est la grande ville et la mer. Les hauts de la ravine sont dans les nuages blancs. Parfois on découvre quelques centaines de mètres plus bas la rivière. Des cascades et des bassins se succèdent à mesure de notre avancement ainsi que les ex-voto.

Philippine reconnait les jambrosades et découvre les "fraises des bois" qui sont plutôt de grosses mures rouges, juteuses et sucrées. Nous nous régalons de la douceur et la fraicheur apportée en bouche.
Nous atteignons un pont qui supporte la canalisation et lui fait franchir le Bras Guillaume. La aussi, un panneau rassurant avertit du danger d'effondrement et déconseille le passage à plus de cinq marcheurs en même temps. Nous l'empruntons un par un, elle est parfaitement entretenue, les pouvoirs publics se couvrent à outrance.

De l'autre côté, le chemin s'élargit et se faufile en montée entre de grands arbres. Il nous faut près de 45mn pour monter jusqu'à l'îlet et Gustave montre des signes de fatigue réclamant sa pitance à grands cris pendant que Philippine avale les derniers hectomètres en courant. Le terrain en pente a été travaillé par l'homme. Des terrasses ont été aménagées, plus rien ne pousse aujourd'hui.


Arrivé à l'îlet à Guillaume, nous sommes déçus. Les aménagements sont délabrés, les poubelles pleines, la case en ruine. Nous sommes seuls et il n'y a que les oiseaux pour montrer de la vie dans cet endroit cerné par les ravines. Nous apercevons le traditionnel papangue en chasse. La première compagnie part à la recherche du cimetière qu'il trouve au bout d'une allée plantée de pins. Quelques tombes simples et entretenues sont posées à l'ombre des bambous.


Nous décidons de rester manger une heure, les nuages plus sombres nous pressent. Il existe un autre chemin pour le retour. Analyse de la distance, des courbes de niveaux et du temps qu'il reste avant la nuit, nous reprenons par la même voie qu'à l'aller. La pluie nous accompagne mollement une partie du chemin. Raoul et Gustave sont devant et Philippine délire verbalement pendant une heure. Un goûter à la Fenêtre rapidement avalé et nous avançons vers le Colorado que nous atteignons à la fin du jour. Nous sommes surpris par le monde qui est venu pique-niquer et qui commence à quitter les lieux.

Cette randonnée avait un objectif, la préparation pour les trois jours de marche à Mafate au mois de mai. L'équipe a tenu les six heures de marche et a testé son matériel. Elle est prête pour aller au bout du monde.